Mot-clé : Recherche scientifique

Projets financés en 2016

L’Institut Olga Triballat finance la recherche
et les actions de terrain

Chaque année, l’Institut Olga Triballat lance 2 appels à projets distincts, le premier est dédié à des projets de recherche et le second à des actions de terrain.
En 2016, 9 lauréats ont été retenus et bénéficieront donc d’une subvention pour leur permettre de concrétiser leur projet.

En 2016 :

> Quatre projets de recherche soutenus

  • Le projet VALAIT LIPTAKO GOURMA piloté par le Laboratoire Central de l’élevage.

Valorisation du lait local dans la zone du Liptako Gourma, au Niger.

labocelObjectif : Caractérisation de la filière laitière et évaluation de la qualité sanitaire. Proposition de méthodes améliorées afin de garantir une salubrité et une innocuité appropriée, compatibles avec les exigences normatives. Revalorisation du lait local pour assurer les revenus et les apports protéo-calciques des populations.
Durée : 36 mois

  • Le projet DONSTRESS coordonné par une équipe INRA de Toulouse.

Exposition orale au déoxynivalénol et fonction barrière de l’intestin fragilisée : quel impact en sécurité sanitaire des aliments issus de la filière végétale ?

ObjectifLogo_INRA : Évaluation de la toxicité chronique du déoxynivalénol sur un système digestif « sensibilisé ». Il s’agit, à l’aide d’un modèle de stress psychologique chronique, d’appréhender la barrière intestinale sous l’angle microbiote/mucus/épithélium, et ce d’autant plus lors de perturbations environnementales.
Durée : 24 mois

  • Le projet BiBES piloté par une équipe INRA de Sophia Antipolis.

Bioinsecticides Btk, Environnement et Santé.

INRA22Objectif : Impact de l’ingestion chronique d’un bioinsecticide à base de bactéries Btk sur la physiologie intestinale et le métabolisme systémique. Conséquences sur l’homéostasie cellulaire intestinale d’individus génétiquement prédisposés à développer des pathologies intestinales. Élaboration de mesures de protection sanitaire et environnementale.
Durée : 24 mois

  • Le projet NaNoVegies porté par une équipe INRA de Pierre-Bénite.

Utilisation des nanovésicules extracellulaires d’origine végétale en nutrition : preuve de concept sur un modèle animal d’obésité induite par l’alimentation.

INRA22Objectif : Évaluation d’éventuels effets bénéfiques des nanovésicules extracellulaires d’origine végétale de jus de fruit sur la santé, dans un modèle de souris DIO (Diet-induced-obesity). Il s’agit d’estimer les conséquences de cette ingestion sur le stress oxydant, l’inflammation et l’insulino-résistance associés à l’obésité.
Durée : 12 mois

> Cinq actions de terrain financées

  • Deux programmes, portés par l’association Artpiculture d’Artagnan.

Le territoire Grand Sud Ouest en mouvement.

Objectif : Accompagner le jeune et grand public vers une alimentation durable, pour l’Homme et son environnement.
– Sensibilisation des enfants à l’environnement et l’laimentation par divers ateliers.
– Installation de potager dans les écoles, animations autour du jardin et de l’alimentation.
Durée : 12 mois

  • Un projet de l’association Al’Terre Breizh.

Compteur gourmand, compteur gagnant !

Objectif : Création d’un calculateur d’empreinte écologique alimentaire afin de réduire l’impact écologique de notre assiette. Participation à différents événements variés en vue d’inciter au changement : limiter le gaspillage et augmenter la consommation de protéines végétales.
Durée : 9 mois

  • Le concours U’Cook Innovation porté par l’université Catholique de l’Ouest – Bretagne Nord.

Concours d’étudiants en innovation agroalimentaire et colloque professionnel.

Objectif : 1ère édition d’un concours d’innovation agroalimentaire et d’un colloque professionnel, ayant pour thématique « Vers un nouveau rapport protéines animales / protéines végétales ».
Durée : 1 an et demi

  • Un projet imaginé par l’association A Pro Bio.

« Parler du Bio à l’école, c’est possible »

Objectif : Promouvoir l’agriculture biologique à travers différentes interventions ludiques et pédagogiques auprès de collégiens et lycéens. La santé, l’agriculture, l’élevage, l’alimentation, la biodiversité, ou le respect de l’environnement sont des thèmes abordés.
Durée : Année scolaire

  • Des ateliers alimentation et diabète proposés par l’association Enfance Adolescence et Diabète.

Ateliers alimentation et diabète : des ateliers culinaires sensoriels et gustatifs pour une pédagogie responsable de l’alimentation de chacun.

Objectif : Promouvoir une alimentation saine, variée et responsable comme utile pour tous au travers de l’alimentation du jeune avec un diabète. Proposition d’ateliers culinaires sensoriels et gustatifs à thèmes.
Durée : 9 mois

 

Projets financés en 2015

L’Institut Olga Triballat finance la recherche
et les actions de terrain

Chaque année, l’Institut Olga Triballat lance 2 appels à projets distincts, le premier est dédié à des projets de recherche et le second à des actions de terrain.
En 2015, 7 lauréats ont été retenus et bénéficieront donc d’une subvention pour leur permettre de concrétiser leur projet.

En 2015 :

> Trois projets de recherche soutenus

  • Le projet BETADIG, coordonné par une équipe INRA d’Avignon.

ObjectifLogo_INRA : suivre le métabolisme du β-carotène dans la lumière du tube digestif au cours de la digestion.
Durée : 8 mois

  • Le projet SogurtSanté, piloté par une équipe INRA de Jouy-en-Josas.

ObjectifLogo_INRA : concevoir de nouveaux aliments végétaux fermentés à haut potentiel « santé ».
Durée : 24 mois

  • Le projet AFCC, géré par une équipe du Centre Européen des Produits de l’Enfance.

Objectif : donner les clés  d’une alimentation plus saine, raisonnée et autonome aux collégiens dans le but d’un changement de l’attitude des sujets à moyen et long terme.
Durée : 24 mois

> Trois actions de terrain financées

  • Deux projets à destination des collégiens (association Aux goûts du jour) et lycéens (Lycée Taillandier, Fougères).

Objectif : sensibiliser les collégiens et lycéens à l’impact de l’alimentation sur notre environnement et notre santé.
Durée : 17 mois

  • Un projet à l’initiative de l’association Eveil’O’Goût.

Double objectif :
– sensibiliser les enfants, les animateurs et le personnel de la restauration scolaire à une alimentation durable par l’éducation au goût.
– favoriser la cohésion des équipes d’animation et de restauration grâce à la conception collaborative de « menus à thème ».
Durée : 12 mois

  • Un projet CIVAM3 monté par la fédération départementale des CIVAM du Gard.

Objectif : créer et diffuser une exposition sur le thème « l’agriculture biologique pour protéger l’environnement et pour une alimentation de qualité » à destination du jeune public.
Durée : 12 mois

 

 

Les Arts de faire culinaires font leur entrée au collège

Dans le cadre de son programme de soutien aux projets de recherche, l’Institut Olga Triballat a participé financièrement au développement du Projet Pilote Alimentation Collège, au collège Marguerite de Valois à Angoulême.

L’objectif de ce programme ? Evaluer les bénéfices d’une éducation alimentaire des collégiens par une initiation aux arts de faire culinaires.

En s’appuyant sur une ré-appropriation et une manipulation concrète des aliments par les collégiens, ce projet les incite à changer d’attitude pour une alimentation plus saine, raisonnée et autonome. A travers des ateliers encadrés par une animatrice culinaire, les adolescents deviennent acteurs de leur alimentation, avec la possibilité de construire et d’analyser leurs propres choix alimentaires.

Ce projet a fait l’objet d’un reportage, réalisé par le réseau Canopé, à visionner ici si vous souhaitez en savoir plus.

EuroDISH : un projet de recherche financé par l’UE

Mené à l’échelle européenne, le projet EuroDISH a été conduit de septembre 2012 à août 2015. Il a permis de cartographier et de caractériser les infrastructures de recherche (IR) spécialisées dans 4 domaines de recherche (DISH) :

  • Determinants (Déterminants) : étude de ce qui caractérise les choix alimentaires et le mode de vie des consommateurs
  • Intake (Consommation) : analyse des consommations d’aliments et de boissons
  • Status (Statut nutritionnel) : étude des teneurs en éléments nutritifs et fonctions dans le corps
  • Health (Santé) : étude du fonctionnement du corps dans son ensemble

Ce projet a permis de souligner l’importance de développer une infrastructure de recherche globale, à l’échelle européenne. Cette IR, appelée DISH-RI, aura pour rôle de mettre en relation les IR déjà existantes et ainsi faciliter les liens et échange entre la recherche sur la production alimentaire et la recherche sur la santé. Cette IR permettra de relever des défis sociétaux plus larges et plurifactoriels avec des composantes liées à la santé, au bien-être et au changement climatique.
L’Europe a pour volonté de rendre cette infrastructure complètement opérationnelle d’ici 10 ans.

Source : Pour en savoir plus, cliquez ici.

La Commission européenne établit les priorités de recherche dans le domaine de l’alimentation

La Commission européenne a récemment publié un rapport listant les axes de recherche prioritaires dans le domaine de l’alimentation, et s’inscrivant dans le cadre du programme européen de recherche et d’innovation Horizon 2020.
Cette proposition s’appuie sur les défis et les opportunités rencontrés à travers l’élaboration de 4 scénarios prévisionnels. Chaque scénario est fondé sur les conditions extrêmes pouvant être rencontrées pour 2 facteurs décisifs : le prix des matières agricoles (élevé ou bas) et les valeurs sociétales (esprit communautaire ou société individualiste).

Dix axes de recherche ont ainsi été retenus :

• Améliorer l’état des connaissances relatives à l’adoption de comportements alimentaires plus sains ;
• Développer l’approche scientifique sur laquelle appuyer la conception de politiques alimentaires et nutritionnelles ;
• Fournir un cadre pour créer, suivre et évaluer ces politiques ;
• Approfondir la compréhension de la nutrition humaine ;
• Anticiper les risques émergents en termes de sécurité alimentaire ;
• Créer et gérer les données nécessaires à la conception de régimes alimentaires individualisés ;
• Analyser la faisabilité et l’impact de régimes sains et individualisés ;
• Comprendre le rôle social de l’alimentation ;
• Produire des aliments sûrs, sains et accessibles grâce à un système alimentaire durable ;
• Soutenir les technologies de production et de développement pour répondre aux besoins sociétaux.

Un programme de recherche ambitieux qui s’inscrit sur le long terme : des premiers résultats pourraient être obtenus d’ici 2030. Cela illustre également l’importance d’approfondir les connaissances existantes sur les aliments, les régimes alimentaires et la santé, pour la construction de politiques efficaces et accessibles.

Le rapport complet est téléchargeable en cliquant ici : Commission Européenne, Research Priorities for Foods and Diets.

Source : Bock A.K., Maragkoudakis P., Wollgast J., Caldeira S., Czimbalmos A., Rzychon M., Atzel B., Ulberth F. Joint Research Centre Foresight Study. Tomorrow’s Healthy Society. Research Priorities for Foods and Diets. Final report. European Commission, 2014, 66pp.

L’Agence nationale pour la recherche dévoile son plan d’actions 2015

Le plan d’actions 2015 de l’Agence nationale pour la recherche (ANR) s’articule autour de 4 composantes, chacune dotée d’un budget propre.
9 défis ont été repris par l’ANR au sein de la composante « Grands défis sociétaux », des enjeux par ailleurs identifiés dans l’agenda stratégique « France-Europe 2020″ :

  • Gestion sobre des ressources et adaptation au changement climatique
  • Energie propre, sûre et efficace
  • Stimuler le renouveau industriel
  • Vie, santé et bien-être
  • Sécurité alimentaire et défi démographique
  • Mobilité et systèmes urbains durables
  • Société de l’information et de la communication
  • Sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives
  • Liberté et sécurité de l’Europe, de ses citoyens et de ses résidents

L’essentiel de ce plan d’actions fait l’objet d’un appel à projets générique. Celui-ci est ouvert jusqu’au 16 octobre à 13h. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’ANR, rubrique Financer votre projet.

Une méta-analyse souligne des différences nutritionnelles entre aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle

L’engouement marqué pour les aliments bio repose notamment sur le fait qu’ils sont perçus comme meilleurs nutritionnellement par les consommateurs. Une méta-analyse, publiée très récemment dans le British Journal of Nutrition, a examiné 343 publications afin d’évaluer l’existence ou non de différences nutritionnelles entre les aliments issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture conventionnelle.
La publication montre ainsi des concentrations en antioxydants sensiblement plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture biologique. Les flavanols et les anthocyanes, par exemple, affichent respectivement des taux supérieurs de 50% et 51%.
En parallèle, les résultats établissent une présence de résidus phytosanitaires 4 fois plus importante pour les cultures conventionnelles, qui contiennent également davantage de cadmium.
Ces données devront être précisées en considérant notamment l’impact du type de culture, des espèces considérées et des conditions agronomiques et climatiques sur les différences nutritionnelles constatées entre agriculture biologique et conventionnelle.

Source : M. Barański, D. Średnicka-Tober, N. Volakakis, C. Seal, R. Sanderson, G. B. Stewart, C. Benbrook, B. Biavati, E. Markellou, C. Giotis, J. Gromadzka-Ostrowska, E. Rembiałkowska, K. Skwarło-Sońta, R. Tahvonen, D. Janovská, U. Niggli, P. Nicot and C. Leifert (2014). Higher antioxidant and lower cadmium concentrations and lower incidence of pesticide residues in organically grown crops: a systematic literature review and meta-analyses. British Journal of Nutrition, 112, pp 794-811.

L’étude NutriNet-Santé lance un volet dédié aux aliments issus de l’agriculture biologique

Cette étude de cohorte prospective baptisée BioNutriNet s’inscrit dans la continuité de l’étude NutriNet-Santé menée par Serge Hercberg et son équipe.
L’objectif ? Evaluer l’impact nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique de la consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique. La relation entre la consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique et la survenue de maladies chroniques sera également examinée.
L’étude a débuté en février 2014, pour une durée de 5 ans. Les chercheurs espèrent recruter au moins 100 000 participants pour ce volet, dont 50 000 consommateurs réguliers ou occasionnels d’aliments biologiques. Les premiers résultats devraient être révélés avant l’été 2014.

Source : www.etude-nutrinet-sante.fr