Mot-clé : Agriculture biologique

Association bénéfique des régimes méditerranéens et biologiques

La consommation de protéines animales ne cesse aujourd’hui de croitre, en lien avec l’augmentation de la population mondiale et à une évolution des habitudes alimentaires dans les pays en développement. Pour envisager l’avenir de nos systèmes alimentaires, il convient d’élaborer de nouveaux modes de consommation, plus appropriés et durables. Dans ce sens, le régime méditerranéen représente un modèle alimentaire prometteur, considéré comme respectueux de l’environnement et de la santé. Combiner le régime méditerranéen à une agriculture biologique pourrait représenter un avantage supplémentaire pour la durabilité de nos systèmes alimentaires.

C’est l’hypothèse qu’un groupe de chercheurs français a souhaité évaluer. Pour ce faire, 22866 volontaires issus de l’étude Nutrinet ont été répartis en quatre groupes de populations, en fonction de leur consommation d’aliments biologiques et de leur adhésion au régime méditerranéen. La durabilité de ces régimes a été évaluée grâce à différents indicateurs multidisciplinaires, intégrant la nutrition, la santé, l’environnement, les aspects économiques, ou encore le contexte socioculturel.

Au terme de l’analyse, le groupe Bio-Med (régime BIOlogique et MEDiterranéen) présente de meilleurs indicateurs de durabilités. La plus grande consommation de protéines végétales a également été observée chez les participants de ce groupe. De plus, l’adhésion aux recommandations nutritionnelles est plus élevée chez les personnes adeptes des régimes méditerranéens, dont le suivi est aussi bénéfique pour la santé que l’environnement. D’autre part, l’étude montre que la consommation d’aliments issus de la filière biologique est corrélée à une plus grande adhésion aux régimes méditerranéens. Il est noté que les consommateurs de produits biologiques obéissent plus facilement à une démarche d’achat durable. Ils sont ainsi plus sensibles aux produits locaux et de saison, ainsi qu’aux modes de productions respectueux de l’environnement et de la santé. De même, les modes de vie qu’ils suivent sont globalement plus sains. Ils sont aussi plus enclins à modifier leur mode de consommation. En revanche, les résultats révèlent que le coût moyen de leur régime reste supérieur.

Il ressort donc de cette étude que l’adoption d’un régime méditerranéen combiné à des produits issus de l’agriculture biologique représente une solution intéressante, tant pour l’environnement que pour les bénéfices individuels sur la santé.

Source :

  • Seconda L, Baudry J, Allès B, et al. Assessment of the Sustainability of the Mediterranean Diet Combined with Organic Food Consumption: An Individual Behaviour Approach. Nutrients, volume 9, numéro 1, pages 61 (2017). Doi: 10.3390/nu9010061. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28085096

Quels défis pour l’agriculture et l’alimentation de demain ?

Brève Quels défis pour l'agriculture et l'alimentation de demainAlors qu’un « monde libéré de la faim et de la malnutrition » est l’une des préoccupations majeures de la FAO, celle-ci vient de publier un rapport alarmant sur l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture. En effet, d’ici 2050 c’est près de 50 milliards de personnes qui peupleront la Terre, augmentant largement la demande mondiale en produits agricoles. Selon les prévisions, la demande devrait augmenter de 50%, alors que les ressources et la biodiversité s’amoindrissent considérablement de jour en jour. Toutefois, la transition alimentaire mondiale continue d’accroître la demande en produits d’origine animale, en fruits et légumes ou produits transformés, tout en entrainant davantage de déforestation, de pénuries d’eau, d’appauvrissement des sols et d’émissions de gaz à effet de serre.

Pour devenir durable, les systèmes alimentaires actuels doivent donc évoluer. Sans cela, c’est plus de 600 millions de personnes qui souffriront de malnutrition en 2030, alors que les objectifs de développement durable ont fixés comme l’éradication de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire chronique. Augmenter les rendements et la productivité agricole est donc devenu crucial. Réduire les pertes et limiter le gaspillage alimentaire est l’un des défis principaux du monde moderne. De profonds changements devront intervenir sur l’ensemble du système agricole et sur la gestion des ressources pour éviter de voir apparaitre des crises alimentaires, sources de conflits violents dans les pays à faibles revenus.

En tout, c’est une quinzaine de tendances et une dizaine de défis qui ont été identifiés à l’échelle mondiale. Des solutions devront être trouvées afin d’instaurer une agriculture durable et de garantir la sécurité alimentaire pour tous. Plusieurs points d’amélioration sont à considérer : Promouvoir l’innovation, lutter contre les inégalités et le changement climatique, renforcer les collaborations internationales, les modes de production ou de consommation, ou même développer des activités rémunératrices en zone rurale. À quelques jours de la semaine européenne du développement durable, atteindre l’objectif « Faim Zéro » fixé par la FAO est plus que jamais d’actualité !

Sources :

Pour en savoir plus sur la semaine du développement durable (30 mai – 5 juin), rendez-vous ici.

Nouvelles recommandations du Conseil national de l’alimentation pour le développement de l’agriculture biologique

Le Conseil national de l’alimentation (CNA) a rendu public un avis sur l’agriculture biologique, adopté le 26 mars 2015. Il se conclut sur une série de recommandations, qui s’adressent à la fois aux pouvoirs publics et aux différents acteurs des filières biologiques.

Afin de favoriser le développement de la production et de la consommation de produits de l’agriculture biologique, le CNA propose 6 recommandations en accord avec le Grenelle de l’environnement et le programme ambition Bio 2017 :

  1. Un pacte d’engagement des acteurs économiques en faveur de l’agriculture biologique qui pourrait se concrétiser par des contrats de filières.
  2. Un développement harmonieux du marché et de la production, en phase avec les nouvelles attentes citoyennes et sociétales et en assurant la pérennité des exploitations pratiquant l’agriculture biologique.
  3. Une communication ambitieuse pour éviter les confusions sur l’agriculture biologique et pour obtenir un message commun
  4. Renforcer deux clefs de la confiance : la réglementation et la certification en optimisant les conditions de contrôle et de suivi du système de certification.
  5. Caractériser et évaluer les services environnementaux, sociétaux, et de santé rendus par le mode de production biologique en approfondissant les recherches sur le sujet.
  6. Investir en recherche et développement afin de favoriser l’innovation et de fournir des outils et des méthodes de production adaptés

La mise en place conjointe de ces recommandations pourrait ainsi contribuer au développement de l’agriculture biologique à l’horizon 2017, et notamment à :

  • Répondre à la demande croissante et aux objectifs d’inclure 20 % de produits dans la restauration collective publique
  • Doubler la part de la production biologique en France d’ici décembre 2017
  • Développer conjointement la production, la transformation, la commercialisation et la consommation

Suite aux différentes crises connues par les filières alimentaires, le CNA définit l’agriculture biologique comme un véritable moteur pour la confiance et la réassurance du consommateur face à l’alimentation.

Le rapport complet est à télécharger ici: Le bio en France: situation actuelle et perspectives de développement

Le guide « Agriculture Biologique et Développement Local » vient de paraître

La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, en collaboration avec l’Office National des Eaux et des Milieux Aquatiques et l’Association des Maires de France, a récemment publié un guide méthodologique afin d’aider élus locaux et agents de collectivité à conjuguer réalité socio-économique et environnement.

Ce guide s’articule autour de 32 fiches portant notamment sur la place de l’agriculture biologique dans la planification territoriale et sur la mise en place d’actions concrètes au niveau du territoire.
Toutes ces fiches sont accessibles gratuitement sur le portail www.devlocalbio.org.

Une méta-analyse souligne des différences nutritionnelles entre aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle

L’engouement marqué pour les aliments bio repose notamment sur le fait qu’ils sont perçus comme meilleurs nutritionnellement par les consommateurs. Une méta-analyse, publiée très récemment dans le British Journal of Nutrition, a examiné 343 publications afin d’évaluer l’existence ou non de différences nutritionnelles entre les aliments issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture conventionnelle.
La publication montre ainsi des concentrations en antioxydants sensiblement plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture biologique. Les flavanols et les anthocyanes, par exemple, affichent respectivement des taux supérieurs de 50% et 51%.
En parallèle, les résultats établissent une présence de résidus phytosanitaires 4 fois plus importante pour les cultures conventionnelles, qui contiennent également davantage de cadmium.
Ces données devront être précisées en considérant notamment l’impact du type de culture, des espèces considérées et des conditions agronomiques et climatiques sur les différences nutritionnelles constatées entre agriculture biologique et conventionnelle.

Source : M. Barański, D. Średnicka-Tober, N. Volakakis, C. Seal, R. Sanderson, G. B. Stewart, C. Benbrook, B. Biavati, E. Markellou, C. Giotis, J. Gromadzka-Ostrowska, E. Rembiałkowska, K. Skwarło-Sońta, R. Tahvonen, D. Janovská, U. Niggli, P. Nicot and C. Leifert (2014). Higher antioxidant and lower cadmium concentrations and lower incidence of pesticide residues in organically grown crops: a systematic literature review and meta-analyses. British Journal of Nutrition, 112, pp 794-811.

L’étude NutriNet-Santé lance un volet dédié aux aliments issus de l’agriculture biologique

Cette étude de cohorte prospective baptisée BioNutriNet s’inscrit dans la continuité de l’étude NutriNet-Santé menée par Serge Hercberg et son équipe.
L’objectif ? Evaluer l’impact nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique de la consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique. La relation entre la consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique et la survenue de maladies chroniques sera également examinée.
L’étude a débuté en février 2014, pour une durée de 5 ans. Les chercheurs espèrent recruter au moins 100 000 participants pour ce volet, dont 50 000 consommateurs réguliers ou occasionnels d’aliments biologiques. Les premiers résultats devraient être révélés avant l’été 2014.

Source : www.etude-nutrinet-sante.fr

Une alimentation plus équilibrée chez les consommateurs de produits bio

L’étude Nutrinet-Santé a dévoilé récemment le profil alimentaire des consommateurs réguliers de produits issus de l’agriculture biologique*.

Ces consommateurs privilégient davantage les aliments d’origine végétale (fruits, légumes, légumes secs, céréales complètes). Ils consomment également moins de boissons sucrées ou alcoolisées et sont moins friands de fastfoods.

Si leurs apports caloriques moyens journaliers sont identiques à ceux des non consommateurs, leurs apports en nutriments sont différents : + 10 à 20% pour les vitamines et minéraux, + 20% pour les oméga 3 et + 27% pour les fibres.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse

* À partir des données fournies par 7 606 nutrinautes adultes.

Quand l’AFSSA évalue les aspects nutritionnels et sanitaires de l’agriculture biologique

Publié en 2003, le rapport de l’AFSSA* indique que les aliments issus de l’agriculture biologique ne présentent, de manière générale, que peu de différences nutritionnelles avec les aliments issus de l’agriculture conventionnelle. Cependant, sur le plan sanitaire, l’agriculture biologique aide à prendre soin de sa santé en éliminant les risques associés aux produits phytosanitaires et contribue à limiter la pollution environnementale.

Le rapport de l’AFSSA est téléchargeable via le lien suivant : www.anses.fr/Documents/NUT-Ra-AgriBio.pdf.

*L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, re-baptisée ANSES en 2010.

Missions

Les missions de l’Institut Olga Triballat

L’Institut Olga Triballat souhaite participer à la construction d’une alimentation propice à une santé durable pour l’Homme et sa planète. Cette ambition se traduit par 3 missions :

mission01

Renforcer les connaissances
dans les domaines du végétal, de l’agriculture biologique et des aliments d’origine laitière, en soutenant financièrement des programmes de recherche ;

mission03
Diffuser les connaissances
, pour faire évoluer les comportements, faciliter l’adoption des bons réflexes alimentaires par les consommateurs et nourrir la réflexion à mener avec les professionnels de santé pour une santé durable via l’alimentation ;

mission02

Agir sur le terrain
, en finançant des projets afin de faire évoluer les pratiques vers une alimentation équilibrée et responsable, de façon réaliste et concrète.