L’Institut Olga Triballat finance la recherche et les actions de terrain

Chaque année, l’Institut Olga Triballat lance 2 appels à projets distincts, le premier est dédié à des projets de recherche et le second à des actions de terrain.
En 2021, 8 lauréats ont été retenus et bénéficieront donc d’une subvention pour leur permettre de concrétiser leur projet.

> Quatre projets de recherche soutenus :

  • Le projet « ROMY », porté par l’Université des Antilles, Pôle Guadeloupe dans l’UFR Sciences, Laboratoire de biologie et physiologie végétales, en Guadeloupe :

Ce projet vise à étudier le rôle des réseaux mycorhiziens dans le transfert de l’azote fixé par Pterocarpus officinalis au légume-racine Colocasia esculenta (taro) dans un contexte de transition agroécologique en Guadeloupe. Il a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes de transfert d’azote du système avec Pterocarpus officinalis qui fonctionne en microcosme avec Colocasia esculenta (taro) puis, par la suite, de mieux comprendre le rôle des champignons mycorhiziens. A terme, l’objectif est de faire des recommandations au Conservatoire du littoral pour reconstituer le couvert forestier et sensibiliser les agriculteurs sur la nécessiter de préserver l’agroforêt Pterocarpus/taro pour obtenir des cormes sans intrants chimiques.

  • Le projet « ECRIN », porté par l’INRAE – Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation de Dijon :

La précarité alimentaire et la durabilité de l’alimentation sont des sujets majeurs de la société actuelle : ce projet a pour objectif d’évaluer l’impact des actions d’accompagnement telles que des coupons, dégustations etc… sur le ressenti, les représentations et l’autonomie du bénéficiaire. Il s’organisera sous forme d’entretiens semi-directifs auprès des bénéficiaires avant/après les différentes actions. Au final, il permettra ainsi d’identifier les leviers d’action et les éléments communicationnels à privilégier afin d’accompagner au mieux les bénéficiaires dans la réappropriation d’une alimentation plus sereine, plus saine et plus durable, et ainsi proposer une recommandation d’action aux pouvoirs publics tenant compte du pouvoir d’agir.

  • Le projet « VEGALIP », porté par  Laboratoire CarMeN – INSERM U1060/ INRA U1397/ Université Lyon1, à Pierre-Bénite :

Ce projet vise à étudier un nouveau concept de lipides végétaux prébiotiques : les intérêts nutritionnels et physiologiques des galactolipides en santé humaine. Dans un premier temps, le projet effectuera une caractérisation des galactolipides, pour mieux comprendre leur rôle et leurs mécanismes d’action sur la santé intestinale. Les tests seront effectués sur des cultures cellulaires et microbiotes humains in vitro. Parallèlement, l’étude se poursuivra en vie réelle sur un panel d’une centaine d’individus aux habitudes alimentaires différentes pour quantifier les apports en galactolipides et établir le lien entre alimentation et composition microbiote afin de donner lieu à un questionnement sur leur utilisation en tant que prébiotiques.

  • Le projet « ImpactBt », porté par l’Institut Sophia Agrobiotech (Université Côte d’Azur, CNRS, INRAE) de Sophia Antipolis :

Ce projet de recherche vise à évaluer si l’ingestion alimentaire chronique de bioinsecticides à base de Bacillus thuringiensis, utilisé en agriculture biologique, favorise les maladies de l’intestin. Il s’articulera donc sur une étude de l’impact des bioinsecticides à base de Bacillus thuringiensis afin d’évaluer sa nocivité au niveau des maladies de l’intestin. Deux modèles de drosophiles (saines et fragiles, puisqu’une intoxication par la bactérie pourrait engendrer des aggravations de la santé de ces individus fragiles) seront testées afin d’entamer un questionnement sur la santé de l’Homme.

 

> Quatre actions de terrain soutenues :

  • Le projet « Un Plus Bio », porté par l’association Un Plus Bio, de Nîmes :

Ce projet a pour ambition d’accompagner et mettre en lumière les projets alimentaires audacieux dans les cantines et sur le territoire. Il s’organise en deux volets : dans un premier temps, l’organisation d’un concours national pour mettre en lumière des initiatives alimentaires pour une meilleure santé globale ; puis dans un second temps, la mise en place d’outils de partage et d’animation, pour répondre au besoin d’outils pratiques, de recettes et de retours d’expérience afin de favoriser l’introduction des protéines végétales en restauration collective.

  • Le projet « Jardin conservatoire et pédagogique Vavilov », porté par l’Association De Préfiguration De La Fondation De La Chartreuse
    De Neuville, de Neuville-sous-Montreuil :

Ce projet vise à mener des actions dans l’objectif de développer un jardin conservatoire pédagogique dans un ancien monastère pour sensibiliser le public à la souveraineté alimentaire, la biodiversité et l’alimentation durable grâce à un panel d’activités et d’expérimentations (culturelles, éducatives, de formation). Des actions de terrain y seront menées ou sont en cours de développement pour promouvoir des manières de cultiver et de s’alimenter respectueuses des personnes et de leur environnement. Le projet a déjà permis de constituer un collectif et d’un réseau de jardins de référence dont le premier ouvert au public se situe à la Chartreuse de Neuville.

  • Le projet « Voyages de Soupe et Histoires de Pain », porté par l’Association l’École et son Quartier, de Lille :

Ce projet vise à organiser et animer des ateliers de création de potagers dans les écoles primaires et maternelles afin de donner l’occasion aux enfants de rentrer au contact des systèmes naturels et des les sensibiliser au lien entre la terre et leur nourriture. Ces ateliers permettront de favoriser la prise de conscience chez les enfants du lien inaliénable entre notre terre, notre nourriture et notre santé, ainsi que permettre aux enfants de suivre de façon concrète le cycle de vie des plantes, de la graine à la transformation en aliment (soupe, pain), d’apprendre en faisant, et de faire le lien entre manger des produits de saison et l’impact écologique du transport (soupe de potiron en automne et pas de fraises en hiver, etc…)

  • Le projet « Tiers lieux itinérants « Bocal et Brouette » », porté par l’entreprise solidaire Optim’ism, de Riantec :

Ce projet a pour objectif d’organiser et de mener des ateliers autour de la cuisine et du jardinage en faisant participer et en impliquant des personnes bénéficiant d’aides alimentaires afin de renforcer l’autonomie des personnes sur leur alimentation. Parmi les actions menées, la mise en place de 2 tiers lieux itinérants sera effectuée pour transmettre un savoir et savoir faire afin que les participants repartent avec ce qu’elles ont créé durant l’atelier. Ces lieux et ateliers visent aussi à développer le lien social des personnes concernées, à les reconnecter avec la nature et leur environnement tout en acquérant des connaissance vis-à-vis de la création et la gestion d’un potager.