L’Institut Olga Triballat finance la recherche et les actions de terrain

Chaque année, l’Institut Olga Triballat lance 2 appels à projets distincts, le premier est dédié à des projets de recherche et le second à des actions de terrain.
En 2019, 10 lauréats ont été retenus et bénéficieront donc d’une subvention pour leur permettre de concrétiser leur projet.

 

> Quatre projets de recherche soutenus :

  • Le projet « Unicef-OMS », porté par le laboratoire de Nutrition et Pharmacologie de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, en Côte d’Ivoire :

Ce projet vise à évaluer l’impact du régime alimentaire de la mère allaitante sur la composition du microbiote intestinal chez les nourrissons, au cours de leurs 200 premiers jours de vie. L’étude sera menée dans 3 communes d’Abidjan, comprendra des questionnaires pour évaluer la typologie du régime alimentaire de la mère allaitante, la détermination de l’état nutritionnel du jeune enfant et l’étude de son microbiote intestinal au cours des 200 premiers jours de vie. La base de données constituée servira à établir des recommandations pour la mise en place d’un régime alimentaire approprié.

  • Le projet « AMASEPT », porté par l’équipe EES du Laboratoire d’Ecologie et Biologie des Interactions – UMR CNRS 7267, de l’Université de Poitiers :

Ce projet vise acquérir de nouvelles connaissances en agro-écologie, en complétant une première étude d’évaluation de l’impact de deux pratiques agroécologiques (association de la culture de tomates avec des poireaux ou des haricots, présence de buttes), et en cherchant à comprendre comment trois facteurs (association poireaux-tomates, champignons mycorhiziens, vers de terre) interagissent dans la lutte contre le nématode M. incognita et favorisent la croissance des tomates.

  • Le projet « VALIMAB », porté par l’Unité de Recherche Hortsys (Fonctionnement Agroécologique et performances des systèmes de culture horticole) du CIRAD à Dakar, Sénégal :

Ce projet évaluera l’intérêt d’utiliser les micro-oorganismes autochtones bénéfiques (MAB) comme alternative aux pesticides et engrais minéraux. Le but du projet est de vérifier si cette pratique agro-écologique est efficace pour l’amélioration de la productivité agricole, de la conservation post-récolte, la bioprotection des cultures maraîchères locales et de la qualité des sols.

  • Le projet « BIOCOST », porté par l’UMR MOISA (Marchés Organisations Institutions Stratégies d’Acteurs) de l’INRA de Montpellier :

L’objectif de ce projet est d’évaluer, l’impact de l’introduction d’aliments biologiques sur le budget minimal nécessaire pour se procurer un panier alimentaire nutritionnellement adéquat. Le projet BIOCOST vise également à évaluer les modifications, en termes de choix alimentaires, par rapport à la composition du panier moyen observé en France pour respecter les préconisations du PNNS 4, notamment en termes de ratio animal/végétal. Ce projet apportera des éléments de réponse qui pourront orienter les politiques nutritionnelles.

 

> Six actions de terrain soutenues :

  • Le projet « Mallette pédagogique », porté par l’association Les Cols Verts, de Rennes :

Ce projet vise à déployer l’utilisation d’une mallette pédagogique constituée d’outils et de jeux pour sensibiliser les enfants rennais à la transition alimentaire, et à l’agriculture urbaine. L’objectif est de sensibiliser les plus jeunes à la consommation, au respect de l’environnement, à l’alimentation durable et à la biodiversité.

  • Le projet « Séminaire des Chefs à Rennes », porté par l’association Groupe SOS Seniors (Silver Fourchette), de Metz :

Ce projet vise à apporter de l’expertise à l’ensemble des professionnels d’EHPAD et initier des démarches collectives autour de l’alimentation des seniors, pour en faire de véritables projets d’établissement. Le projet a ainsi pour objectifs de valoriser le métier du chef de cuisine en EHPAD, de créer du lien entre les équipes (intra et inter-établissements), de créer une communauté de chefs engagés et de faire évoluer les pratiques culinaires en faveur du bien manger pour bien vieillir (maîtrise des cuissons, techniques culinaires adaptées aux seniors, valorisation des circuits courts, lutte contre le gaspillage alimentaire, présentation de l’assiette).

  • Le projet « Mois de l’installation en agriculture durable », porté par la FRCIVAM (Fédération Régionale des Centres d’Initiatives pour la Valorisation de l’Agriculture et du Milieu rural) Bretagne, de Cesson-Sévigné, pour le collectif Inpact Bretagne :

Ce projet vise à accompagner les paysans en agriculture durable, sensibiliser aux enjeux du renouvellement des générations en agriculture et proposer une diversité de solutions et d’idées qui peuvent être mises en œuvre sur les territoires comme à l’échelle des exploitations, pour favoriser l’installation de paysans, permettre de conserver des campagnes vivantes et favoriser une alimentation locale. L’action consistera en l’organisation d’une trentaine d’évènements sur différents thèmes : s’installer en lait, s’installer en collectif, l’implication citoyenne dans l’installation agricole et le maintien des terres agricoles, s’installer en circuits-courts et ou diversification par l’accueil, reprendre une ferme en place, s’installer progressivement, s’installer sur des petits systèmes, accès de nouveaux publics à l’installation agricole, gestion foncière sur les territoires.

  • Le projet « Essaimons la nature, une alimentation équilibrée et responsable », porté par l’association Artpiculture, d’Artagnan :

Ce projet vise à former près de 400 professionnels de l’éducation par an, pour intégrer des potagers pédagogiques au sein des établissements scolaires et périscolaires, et développer une pédagogie autour de l’enfant. Les programmes d’animations concernent les enfants (« jardin au naturel », « abeille et fourchette ») et les animateurs (« du potager à l’assiette », « posture de l’animateur », « pour une alimentation plus végétale », « accompagner une alimentation durable et délicieuse », « faire grandir le lien à la nature »). L’ambition de ce projet est de sensibiliser près de 7 500 personnes par an via un déploiement des animations sur les 2 régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, et de créer un réseau de partenaires pour faire le lien entre biodiversité, alimentation et pédagogie.

  • Le projet « Jardin extraordinaire, de la fourche à la fourchette », porté par l’association Rebond33, de Loupiac :

Ce projet permettra d’aménager un jardin au sein de l’école de Loupiac, pour à terme couvrir la moitié des besoins de la cantine de Loupiac avec des légumes et aromates bio, d’ici juin 2020. Concernant les élèves, ce projet a deux objectifs : contribuer par l’apport en légumes biologiques et de saison à l’amélioration de l’alimentation des élèves de l’école de Loupiac, et sensibiliser les élèves de l’école de Loupiac au bien-produire et au bien-manger.

  • Le projet « Leguplus », porté par le Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse, à Ecully :

Ce projet de recherche-action vise à favoriser l’émergence de régimes alimentaires plus durables par l’introduction de légumineuses dans les plats et menus des établissements de restauration commerciale. Il comporte trois phases :
– L’étude des motivations et barrières chez les professionnels de la restauration,
– Le développement de recettes à base de légumineuses,
– L’expérimentation sur 360 personnes (qui passe par la diminution de la taille de portion de viande et l’augmentation de la taille de la portion de légumineuse).