Que mangerons-nous en 2050 ?

Des travaux réalisés par des experts de l’Inserm et dinstituts partenaires ont permis de donner quelques réponses à la question centrale « Que mangerons-nous en 2050? ». Lalimentation est un facteur déterminant pour la santé des populations et pour la santé de la planète. Le réchauffement climatique planétaire et la croissance démographique font de lalimentation un enjeu majeur du XXIe siècle. Pour préserver la santé des populations tout en préservant au maximum la planète, il ny a quune seule solution: le changement des modes de production et des habitudes alimentaires. Notre alimentation devra rester diversifiée car la variété alimentaire est indispensable pour la santé. En revanche, nos assiettes devront être plus végétalisées, avec notamment plus de fibres, pour réduire les risques de maladies. Elles devront contenir plus de fruits et de légumes saisonniers, locaux, plus respectueux de lenvironnement, produits par exemple par un mode de production certifié biologique. Par ailleurs, dans loptique dune alimentation saine, certains produits alimentaires devront être limités, comme les produits gras, sucrés, salés et les aliments ultra transformés. La viande devra se faire plus rare dans nos assiettes, pour la préservation de la planète et pour la santé. Lévolution actuelle tend vers le régime flexitarien (base avec protéines végétales, et consommation occasionnelle de viande). Diminuer sa consommation de produits d’origine animale permettra de réduire la concurrence entre la production des aliments destinés aux humains et ceux destinés aux animaux délevage, et de ce fait permettra daugmenter la surface agricole produisant des aliments destinéà lalimentation humaine. Le gaspillage alimentaire devra également être réduit. Enfin, les « novel foods » (nouveaux aliments) feront partie des changements alimentaires, car elles sont des alternatives de qualité dun point de vue nutritionnel et dont la production libère moins de gaz à effet de serre.Certains insectes et certaines micro-algues sont déjà consommés dans certains pays. La viande in vitro, qui est produite par des cellules souches prélevées sur des animaux délevage et qui sont cultivées en laboratoire pour former un amas de cellule, pourrait également devenir une alternative. Lensemble de ces évolutions seront nécessaires pour aller vers une alimentation suffisante pour tous, plus saine, plus équilibrée et moins polluante.  

 Source : https://fr.calameo.com/read/005154450e360a49aa8bd  (pages 29 à 39)