Manger sain : oui, mais à quel coût ?

Il est parfois compliqué de manger correctement du fait d’un manque de temps, de moyens et d’envie. La montée des prix des produits alimentaires a été forte ces dernières années : 2% en 2 ans. Les fruits et légumes ont eux augmentés de près de 10 % sur cette même période. Ces produits sont parmi les plus sains sur le marché. La différence de prix entre un panier « premier prix » et un panier « produits bio varié » est très conséquente : de 450 euros à 1150 euros par mois soit un différentiel de 700 euros. Le contenu de haute qualité valant près de la totalité d’un SMIC ce qui exclut un grand nombre de français à consommer des produits sains pour la santé juste sur le critère économique. Ce phénomène va donc pousser les consommateurs à se procurer des aliments moins sains et équilibrés, ce qui aboutit à la situation actuelle : près d’un Français sur 5 est en situation d’obésité, et 4 millions seraient affectés par des maladies cardiovasculaires.

Pour combattre ces difficultés, nous devons agir pour permettre aux personnes en difficulté d’accéder à une meilleure alimentation. L’association Familles Rurales propose notamment plusieurs solutions : l’instauration d’un programme global promouvant une alimentation améliorée, un combat contre le gaspillage et une diminution des emballages plastiques ainsi que la mise en place d’un chèque permettant d’acquérir les fruits et légumes qui manquent à certaines catégories de personnes précaires. L’association est aussi très inquiète à propos de l’augmentation croissante des autres produits de nécessité élevée comme les pâtes ou boissons, ajoutée à l’explosion des prix des carburants.

Des réponses ont donc été proposées par les institutions responsables. La Commission Européenne a entériné la notion de « ferme à la fourchette » aboutissant à une transition à terme vers un système alimentaire plus durable. Ceci contient notamment la diminution de l’utilisation de pesticides, l’amélioration du bien-être animal et une expansion en surface des terres agricoles cultivées de 25 % avant la fin de la décennie. Si l’intention est belle et bien présente, il faut que ces actions soient mises en place sous peu afin d’alléger les fardeaux des personnes défavorisées.

Source : https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/manger-sain-devient-plus-cher-en-france/