L’Institut Olga Triballat soutient un projet au résultat prometteur pour la prévention de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif à l’heure actuelle. Cette maladie est liée à la formation de plaques séniles dans le cerveau, à cause de l’agrégation et l’accumulation du peptide β-amyloïde (Aβ). Ces plaques séniles entraînent une augmentation du stress oxydant et de la neuro-inflammation ce qui conduit à la mort des neurones. En 2018, l’IOT a soutenu un projet  de recherche portant sur les polyphénols végétaux, connus pour leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Dans ce projet, les chercheurs du Laboratoire MMDN de l’Inserm à Montpellier* évaluaient l’hypothèse d’un effet inhibiteur de certains polyphénols végétaux sur l’agrégation des peptides impliqués dans la formation des plaques séniles. Les résultats ont mis en avant le potentiel thérapeutique du resvératrol, de ses dérivés et de ses oligomères présents dans les sarments de vigne (qui constituent une source économique, puisque ce sont des « déchets » de la filière viticole). En effet, les chercheurs ont montré que ces polyphénols ont des propriétés anti-agrégantes sur les agrégats préformés du peptide Aβ. Par ailleurs, des tests ont été menés pour évaluer les propriétés antioxydantes et neuroprotectrices d’un phénolipide obtenu par synthèse chimique à partir d’une molécule de resvératrol et d’un acide gras oméga 3, le but étant de trouver une combinaison chimique qui augmente la biodisponibilité du resvératrol et donc son potentiel thérapeutique. Les résultats ont montré avec cette combinaison une augmentation de la propriété antioxydante sur un modèle cellulaire. D’autres études sont à mener afin notamment de tester in vitro et in vivo la capacité antioxydante et anti-inflammatoire du resvératrol et du phénolipide. Ce projet a permis d’obtenir des résultats prometteurs qui permettent d’envisager dans un futur proche la mise en place d’une approche préventive de la maladie d’Alzheimer grâce à l’utilisation de composés naturels tel que le resvératrol dans notre alimentation.

Source : rapport du porteur de projet

* Laurent Givalois et Catherine Desrumeaux, Laboratoire Mécanismes Moléculaires dans les Démences Neurodégénératives (MMDN), U1198 Inserm, Université de Montpellier.