Certaines variations génétiques seraient impliquées dans la préférence de nourriture grasse ou sucrée

Le surpoids et l’obésité sont des sujets primordiaux en santé humaine puisqu’ils concernent près de 2 milliards d’individus dans le monde dont environ 8,6 millions de Français qui sont en situation d’obésité. Et ces chiffres ne vont qu’en augmentant depuis de nombreuses années.

Les causes de l’obésité étant multiples, il n’existe aujourd’hui que très peu, voire aucune, solution pour remédier à ce problème de santé publique. De plus, peu de recherches ont été menées chez l’Homme pour identifier les signatures moléculaires qui expliqueraient la variabilité du comportement alimentaire selon les individus.

C’est pourquoi une nouvelle étude américaine menée par les chercheurs du Massachusetts General Hospital (MGH) et la Boston University School of Public Health (BUSPH) offre un nouvel espoir, en affirmant avoir identifié 26 régions génétiques ayant une potentielle influence sur la consommation alimentaire des individus.

Ces chercheurs ont d’abord commencé à identifier les régions du cerveau étant impliquées par les divers signaux qui impactent le comportement alimentaire et régulent l’équilibre énergétique du corps humain. Ils en ont conclu qu’une variation génétique pourrait développer un surpoids ou l’obésité par l’envoi de signaux correspondant à une faim extrême.

Une analyse génétique de 282 271 individus et l’examen de leur comportement alimentaire ont été effectués et 26 régions génétiques, enrichies en gènes exprimés dans le cerveau, ont été identifiées comme étant associées à une préférence accrue pour les aliments contenant plus de graisses, protéines ou glucides. Ensuite, des analyses informatiques ont mis en évidence des sous-types spécifiques de neurones spécialisés qui expliqueraient que certains individus préfèrent certains aliments ou des repas riche en protéines, graisses, glucides.

En plus de fournir de nouvelles pistes pour la prévention et le traitement de l’obésité et autres maladies métaboliques, ces résultats permettront aussi de mieux comprendre les différences individuelles de comportement alimentaire.