Veille scientifique

COVID-19 et alimentation : une augmentation de la popularité des protéines végétales

L’engouement pour les protéines végétales et alternatives est une tendance qui semble être accélérée par la COVID-19. Cette tendance continue de bondir chez les consommateurs et au sein de l’industrie alimentaire à travers le monde.  Selon la responsable de la recherche et de l’engagement chez Farm Animal Investment Risk and Return (FAIRR), Sonia Alexandrenne : « C’est un marché qui croît en moyenne 14 fois plus vite que la consommation alimentaire de façon générale ».

En effet, alors que les protéines végétales représentent aujourd’hui 1 % de l’industrie de la viande, FAIRR prédit qu’elles en représenteront 40 % en 2040. Ainsi, il y a un changement et une grande prise de conscience auprès des producteurs pour une diversification vers des protéines alternatives.

Les consommateurs jouent aussi pour beaucoup dans le changement qu’on note au sein de l’industrie depuis quelques années, en se tournant encore plus rapidement que prévu vers les protéines alternatives et végétales. Trois enjeux pris en compte par les consommateurs expliquent la hausse de popularité des protéines alternatives : le bien-être des animaux, l’environnement et la santé.

L’inquiétude du public quant au lien entre la production de viande et la crise de la COVID-19 ou de la peste porcine africaine contribue à l’accélération de la demande à l’heure actuelle.

Cependant, Sonia Alexandrenne assure que « malgré l’engouement pour les produits alternatifs, il ne faut pas s’attendre à voir la viande disparaître des tablettes ». Mais pour cela, il y a certains aspects de l’élevage intensif qui doivent changer, le rendre plus compatible avec une transition climatique et avec des pratiques plus positives sur l’environnement.

 

Source : https://www.tvanouvelles.ca/2020/11/11/alimentation-la-covid-19-augmente-la-popularite-des-proteines-vegetales

Le Directeur général de la FAO appelle à opérer un changement transformationnel dans notre manière de gérer les forêts et les systèmes alimentaires qui en dépendent

Selon ce qu’a énoncé M.Qu Donguy, le directeur général de la FAO durant la vingt-cinquième session du Comité des Forêts, il serait nécessaire d’opérer un changement dans notre manière de gérer les forêts et leur biodiversité, de produire et de consommer des aliments, si nous voulons  «reconstruire en mieux» après la pandémie du COVID-19 et réaliser les Objectifs de développement durable (ODD). Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de la FAO a souligné que la pandémie avait montré que les forêts pouvaient servir de filet de sécurité. La secrétaire générale adjointe de l’Organisation des Nations-Unies et directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Mme Inger Andersen, précise qu’un rétablissement respectueux de l’environnement après la pandémie passerait par la promotion de forêts saines et restaurées, à l’issue de la transition préconisée par la Convention sur la diversité biologique. La priorité étant de préserver les écosystèmes intacts, de restaurer les écosystèmes dégradés. Toutefois, pour que cette transition s’opère, nous devons transformer nos systèmes alimentaires, qui sont la principale cause de la déforestation et de l’appauvrissement de la biodiversité. Le Commissaire européen, quant à lui, a déclaré : « Les forêts et les arbres contribuent aux quatre piliers de la sécurité alimentaire que sont la disponibilité, l’accès, l’utilisation et la stabilité »

M. Qu a également déclaré qu’en grande partie à cause de l’expansion agricole, la déforestation continue à un rythme alarmant. Pour éviter l’aggravation, il faudrait trouver des moyens d’accroitre la production agricole et d’améliorer la sécurité alimentaire sans réduire la superficie forestière. « L’arrêt de la déforestation et le renforcement du reboisement doivent être un élément fondamental de la transformation durable des systèmes alimentaires », a souligné le Directeur général de la FAO. Pour exploiter pleinement le potentiel des forêts et de la diversité alimentaire, des mesures devront être prises et les investissements dans des modèles de forêts durables devront être encouragés. Ces actions seront cruciales dans la réalisation des objectifs mondiaux en termes de sécurité alimentaire, d’adaptation au changement climatique et de conservation de la biodiversité.

Ainsi, si nous ne parvenons pas à concrétiser les objectifs de développement durable, en particulier à gérer les forêts de manière durable, à endiguer l’appauvrissement de la biodiversité et à inverser la tendance dans ce domaine, l’insécurité alimentaire persistera et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne sera pas réalisé.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1311709/icode/

60% des Français mangent des repas végétariens

Une étude menée en juillet 2020 par le marque végétale beendi avec OpinionWay a révélé que 60% des Français consomment des repas végétariens.

Selon l’étude, même si les repas végétariens sont souvent considérés comme « bobo » par 65 % des Français, l’habitude est ancrée dans le quotidien de nombreux consommateurs. En effet, 60% des Français déclarent consommer des repas végétariens, dont 7% tous les jours, 16% plusieurs fois par semaine et 17% plusieurs fois par mois. Près de la moitié des Français (46%) pense que cette tendance va s’installer durablement dans leur quotidien.

Les raisons de l’adoption de ces nouvelles habitudes ont souvent un rapport avec le goût, la transparence et la qualité des produits, dans une optique de manger plus sainement et équilibré (52%).

Cependant, malgré les chiffres et le réel intérêt des sondés à changer leurs habitudes alimentaires, des freins subsistent à ce changement alimentaire. Certains (74%) sont réticents à partager en famille ou entre amis un repas végétarien, certains (67%) trouvent difficile d’adapter une recette traditionnelle en recette végétarienne, 51% regrettent son coût plus élevé …

Ainsi, les Français sont prêts à changer leurs habitudes alimentaires pour se tourner vers plus de végétal. Mais manger végétarien comporte plusieurs contraintes selon les sondés de l’étude :  difficulté de manger végétarien en dehors du cadre habituel (pas le même régime alimentaire pour tout le monde), moins de variété… C’est pour cela que les marques s’adaptent aux exigences des consommateurs pour leur offrir des plats répondant à leurs critères, permettant de faciliter leur consommation de repas végétariens.

 

Source : https://www.cbnews.fr/etudes/image-food-60-francais-mangent-vegetarien-55339

Un nouveau modèle d’agroforesterie, une forêt-jardin, un modèle durable et rentable ?

Une expérimentation d’agroforesterie “mini forêt-jardins” a été conduite dans la ferme du Bec Hellouin. Ce concept d’agroforesterie s’inspire du système naturel des forêts et notamment de leurs lisières pour associer arbres et culture. Elle se compose de plusieurs strates de végétaux comestibles qui, cultivés en plusieurs étages, permettent d’atteindre des niveaux de production très élevés par m² de surface cultivée.  

Pour le propriétaireCharles Hervé-Gruyer: “on produit beaucoup avec peu de travail. La mini forêt-jardin s’est révélée, contre toute attente, productive et rentable dès la première année”. 

Les maraichers de la ferme du Bec Hellouin appliquent depuis 4 ans ces principes d’agroforesterie sur leur exploitation en Normandie. Ils étudient ce modèle afin de déterminer la viabilité économique de ce modèle agroforestier qu’ils souhaitent généraliser. En effet, les modèles de mini forêt-jardins apportent une flexibilité formidable qui laisse la possibilité d’avoir une autre activité en parallèle. Car la charge moyenne de travail est de 96 heures par an. 

De plus, ce mode de culture demande moins d’interventions humaines requiert peu d’intrants. Ce mode de culture est aussi très rentable car elle permet la culture de champignons, petits fruits, plantes sauvages … qui se vendent bien. Cette activité reviendrait à récolter une production équivalente à 39,90 euros pour une heure passée dans la mini forêt-jardin. Cependant, les produits cultivés sont peu connus ou chers, posant quelques questions relatives à nos habitudes alimentaires et il faut des années avant que l’écosystème devienne commercialement productif. 

Charles Hervé-Gruyer appelle donc à effectuer un mouvement de transition d’une agriculture de plaine et de milieux ouverts vers une agriculture qui repose davantage sur les arbres. 

 

 

Source : https://www.goodplanet.info/2020/09/30/peut-on-vivre-dune-foret-jardin-le-nouveau-reve-de-charles-herve-gruyer/

 

Réduire les pertes et le gaspillage alimentaire devient une urgence pour garantir la sécurité alimentaire

Pour réduire les pertes et gaspillages alimentaires et ainsi éviter une dégradation encore plus forte de la sécurité alimentaire et des ressources naturelles, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations Unis pour l’environnement (PNUE) et leurs partenaires ont demandé à redoubler d’efforts, lors de la première journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture le 29 septembre 2020.

Chaque année, environ 14 % des aliments produits dans le monde sont perdus avant même leur mise sur le marché. À ces pertes s’ajoute celle du gaspillage alimentaire. Ces deux pertes confondues représentent 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. De plus, face à la croissance de la demande alimentaire, de nombreux pays augmentent leur production agricole sans tenter de limiter les pertes et gaspillages de nourriture, ce qui ne fait qu’accroître la pression sur l’environnement et sur des ressources naturelles de plus en plus rares.

Les pertes de nourriture se produisent depuis les exploitations agricoles jusqu’avant les ventes au détail, alors que le gaspillage alimentaire se produit plutôt chez les détaillants, les services de restauration et les ménages. Une grande partie des produits alimentaires est perdue lors du transport. La FAO propose donc des solutions comme un conditionnement en vrac amélioré et durable, par exemple dans des caisses en plastique pour les fruits, réduisant jusqu’à 87% les pertes. De plus, l’utilisation de caisses permet de limiter l’emballage individuel et ainsi la réduction des pertes s’accompagne d’avantages environnementaux.

La FAO et le PNUE appellent donc à intensifier nos efforts pour réduire les pertes et le gaspillage alimentaire, en misant sur l’innovation, les technologies et l’éducation pour faire évoluer les comportements. Toutes ces questions seront abordées et approfondies lors du Sommet sur les systèmes alimentaires en 2021.

Réduire les pertes et gaspillages signifie plus de nourriture pour tous, moins d’émissions de gaz à effet de serre, moins de pression sur l’environnement ainsi qu’une productivité et une croissance économique accrues.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1310454/icode/

Implanter l’intelligence artificielle dans le secteur agricole pour améliorer la sécurité alimentaire

La FAO, Microsoft et IBM s’engagent en faveur de la mise en place de l’intelligence artificielle (IA), qui permettrait la promotion de moyens durables pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. L’objectif de cet engagement est de renforcer l’Appel de Rome pour une éthique de l’intelligence artificielle.

Le but est de pouvoir s’appuyer sur l’IA pour réaliser des objectifs de sécurité alimentaire : nourrir une population mondiale qui atteindra près de 10 milliards de personnes en 2050, tout en préservant les ressources naturelles et en suivant les recommandations et objectifs face au changement climatique. Selon le directeur général de la FAO, Monsieur Qu Dongyu : “Pour transformer nos systèmes alimentaires, nous devons trouver des solutions novatrices qui permettent de garantir à tous la sécurité alimentaire et une bonne nutrition.” Il est donc important d’exploiter les technologies numériques pour rendre les systèmes alimentaires plus efficients, plus durables et plus inclusifs.

Dans le secteur agricole, l’intelligence artificielle peut contribuer à limiter l’insécurité alimentaire en optimisant ou réalisant certaines activités humaines comme le semis ou la récolte. Permettant alors d’améliorer la productivité et les conditions de travail. Les nouvelles technologies vouées à l’agriculture progressent de plus en plus et se développent selon trois grands axes : la robotique agricole, le suivi des sols et des cultures et les analyses prédictives.

Ainsi, les partenaires de l’Appel de Rome ont exhorté les pays et le secteur public à exploiter l’intelligence artificielle afin de prêter un appui aux petits agriculteurs et de faire progresser le développement rural, d’éliminer la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire.

Source:  http://www.fao.org/news/story/fr/item/1309653/icode/

La stratégie nationale sur les protéines végétales : Que permettra-t-elle d’accomplir ?

Le plan « protéines végétales » énoncé par le président de la République est l’une des mesures phare du volet agricole du plan de relance et participerait à la reconquête de notre souveraineté alimentaire. En effet, le premier objectif du plan « protéines végétales » est de rendre la France plus indépendante envers l’importation de protéines végétales pour l’alimentation humaine et animale. Actuellement, la France importe ¼ des protéines végétales pour l’élevage et la moitié des matières riches en protéines pour l’alimentation humaine.

Ce plan a pour but d’aller vers une transition des systèmes agricoles actuels vers des systèmes agricoles diversifiés en cultures riches en protéines et autonomes en protéines fourragères. Ce plan compte également faire de la France un leader de la protéine végétale pour l’alimentation humaine, en investissant dans les exploitations agricoles, en soutenant des projets alimentaires territoriaux, en faisant la promotion des produits transformés à base de légumineuses, la formation des cuisiniers …

Ainsi le plan aura comme impact de réduire la dépendance aux importations de protéines végétales de la France, d’augmenter les surfaces de culture de légumineuses (les doubler d’ici 2030 et atteindre 8% de la surface agricole utile) et faire de la France un leader de la protéine végétale pour la consommation humaine pour accompagner les nouvelles recommandations nutritionnelles.

Source : https://agriculture.gouv.fr/strategie-nationale-sur-les-proteines-vegetales-0

Influence de l’effet d’encadrement et d’ancrage sur l’intention d’achat de produits biologiques

La croissance rapide du développement industriel et l’amélioration du niveau de vie augmente la sensibilisation des consommateurs à la sécurité alimentaire et leur désir de consommer des aliments sains et respectueux de l’environnement. L’intention d’achat du consommateur est encadrée par différentes réactions de celui-ci face à des messages. Il est donc important de fournir un encadrement approprié des messages et un ancrage des prix pour améliorer la consommation des aliments biologiques. 

Le « cadrage de message » est une stratégie utilisée en communication pour influencer le comportement et le jugement du consommateur, face à des « appels » présentés comme les avantages ou les conséquences découlant de l’achat d’un produit. Les messages encadrés négativement soulignent les conséquences indésirables du refus d’acheter un produit ou un service, tandis que les messages encadrés positivement soulignent le profit ou les avantages souhaitables de l’achat d’un produit ou service. Par exemple, une étude a montré que en présentant une publicité pour du bœuf haché à deux groupes : l’un était présenté comme «75% maigre » et l’autre comme «25% de matières grasses ». Les participants ont réagi plus favorablement au bœuf décrit comme maigre à 75%. Les résultats montrent qu’un message encadré négativement et un prix d’ancrage bas améliorent la persuasion des publicités par rapport aux réponses des consommateurs les intentions d’achat.  

Les attitudes des consommateurs et leurs intentions d’achat sont donc influencées par leur connaissance des produits, leurs messages publicitaires et leurs prix. Par conséquent, travailler sur les effets de cadrage et d’ancrage d’un produit permet de comprendre l’attitude et l’intention d’achat des consommateurs face à des aliments biologiques. Ainsi, pour augmenter la part de marché des produits biologiques, développer des marchés potentiels pour les aliments biologiques et développer la consommation d’aliments biologiques, il faut prendre en compte les attitudes et les intentions d’achat des consommateurs. 

  

Sources: 

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2020.02022/full

Levin, I. P., and Gaeth, G. J. (1988). How consumers are affected by the framing of attribute information before and after consuming the product. J. ConsumRes. 15, 374–378. doi: 10.1086/209174 

Restaurer les terres et sols agricoles en passant par un modèle d’agriculture durable

L’agriculture a souvent été présentée comme une pratique menaçant la biodiversité, mais la conservation des sols et paysages riches en biodiversité par l’agriculture peut permettre sa protection, tout en aidant à la fois la nature et la société. 

C’est vrai, l’agriculture actuelle peut poser des problèmes. En effet, le secteur agricole augmente sa productivité pour assurer la sécurité alimentaire, mais le coût est élevé pour la nature. La surutilisation des intrants peut nuire à la viabilité à long terme de l’agriculture en endommageant les sols et réduisant la biodiversité. Les agriculteurs et les défenseurs de l’environnement devraient travailler ensemble pour conserver la biodiversité des sols, en mettant en place des méthodes agricoles pour améliorer la santé et la productivité des terres agricoles. 

Il est possible de faire évoluer l’agriculture vers une agriculture durable en donnant la priorité à la biodiversité, des sols et des paysages, en adoptant des approches agroécologiques pour la gestion des paysages agricoles, en établissant des cibles et des indicateurs à des niveaux nationaux et mondiaux pour une agriculture durable. Ou encore en récompensant les agriculteurs pour les services écosystémiques fournis par l’agriculture durable, et en construisant un consensus sur la gérance de l’environnement, en améliorant le dialogue entre les secteurs agricoles. 

De plus, faire évoluer l’agriculture vers une agriculture durable et de conservation permettrait de réduire la vulnérabilité des agriculteurs face aux impacts du changement climatique, devrait ainsi réduire la superficie de forêts convertis en terres agricoles et permettrait de réduire les contacts entre les humains et la faune, et ainsi, permettrait d’éviter la propagation d’agents pathogènes entre espèces, réduisant les risques d’épidémies zoonotiques. 

Source : https://knowledge.unccd.int/publications/hot-press-common-ground-restoring-land-health-sustainable-agriculture 

Que prévoit le plan de relance pour le secteur agroalimentaire et l’environnement ?

Le plan baptisé « France relance », doté de 100 milliards d’euros, est financé à 40% par l’Union européenne. Le Plan de relance se place autour de 3 volets : l’écologie, l’économie circulaire et circuits courts, et la transition écologique. Le volet dédié à la transition écologique représente 30 milliards d’euros et vise plusieurs secteurs dont celui de l’agriculture. Ce plan a pour but d’accompagner la transition écologique vers une économie plus verte et durable et de permettre aux entreprises des conditions favorables pour se développer. Selon Barbara Pompili, le plan de relance est un pas de géant pour la transition écologique et va permettre de basculer dans l’économie de demain, sans carbone, et économe en ressources. 

Le volet écologie est basé sur une décarbonation de l’industrie, une transition écologique et une rénovation énergétique des entreprises. Pour l’économie circulaire et les circuits courts, le focus est sur l’investissement dans le réemploi et le recyclage. Le but est de permettre une réduction de l’utilisation du plastique et de favoriser l’usage de plastique recyclé. Enfin, pour le volet de la transition agricole, le but est d’accélérer la transition vers une alimentation saine, sûre, locale et durable.  

L’exécutif accorde 1,2 milliard d’euros pour le secteur agricole avec : 400 millions pour accélérer la transition agroécologique, 250 millions pour la modernisation de la filière animale, la sécurité alimentaire et le bien-être animal, 100 millions pour mettre en œuvre une stratégie nationale sur les protéines végétales, 250 millions pour la modernisation des équipements agricoles et 200 millions pour aider la forêt à s’adapter aux changements climatiques. De plus, 250 millions vont être versés pour la biodiversité dans les territoires dont 135 millions pour la restauration écologique, 60 millions pour les aires protégées, 40 millions pour la protection du littoral, 15 millions pour le renforcement des barrages et 50 millions pour le renforcement parasismique des bâtiments aux Antilles. Avec également 300 millions consacrés aux réseaux d’eau et à la modernisation des stations d’épurations. Pour le volet de l’économie circulaire, 226 millions sont accordés pour accompagner la réduction de l’utilisation du plastique et son recyclage et 274 millions pour moderniser les centres de tri et de recyclage des déchets.  

Ainsi, les dépenses prévues dans le plan de relance sont une bonne nouvelle pour le climat. Mais pour les associations, ce plan pose quelques problèmes car les investissements sont bridés par une limitation à deux ans d’aides pour la transition, une suite de financement incompatibles avec la transition et une absence de conditionnalité écologique des aides. 

Sources : https://www.agro-media.fr/actualite/agroalimentaire-ce-que-prevoit-le-plan-de-relance-pour-les-industries-et-filieres-43854.html  

https://www.actu-environnement.com/ae/news/plan-relance-environnement-transition-ecologique-contenu-36030.php4