Veille scientifique

Influence de l’effet d’encadrement et d’ancrage sur l’intention d’achat de produits biologiques

La croissance rapide du développement industriel et l’amélioration du niveau de vie augmente la sensibilisation des consommateurs à la sécurité alimentaire et leur désir de consommer des aliments sains et respectueux de l’environnement. L’intention d’achat du consommateur est encadrée par différentes réactions de celui-ci face à des messages. Il est donc important de fournir un encadrement approprié des messages et un ancrage des prix pour améliorer la consommation des aliments biologiques. 

Le « cadrage de message » est une stratégie utilisée en communication pour influencer le comportement et le jugement du consommateur, face à des « appels » présentés comme les avantages ou les conséquences découlant de l’achat d’un produit. Les messages encadrés négativement soulignent les conséquences indésirables du refus d’acheter un produit ou un service, tandis que les messages encadrés positivement soulignent le profit ou les avantages souhaitables de l’achat d’un produit ou service. Par exemple, une étude a montré que en présentant une publicité pour du bœuf haché à deux groupes : l’un était présenté comme «75% maigre » et l’autre comme «25% de matières grasses ». Les participants ont réagi plus favorablement au bœuf décrit comme maigre à 75%. Les résultats montrent qu’un message encadré négativement et un prix d’ancrage bas améliorent la persuasion des publicités par rapport aux réponses des consommateurs les intentions d’achat.  

Les attitudes des consommateurs et leurs intentions d’achat sont donc influencées par leur connaissance des produits, leurs messages publicitaires et leurs prix. Par conséquent, travailler sur les effets de cadrage et d’ancrage d’un produit permet de comprendre l’attitude et l’intention d’achat des consommateurs face à des aliments biologiques. Ainsi, pour augmenter la part de marché des produits biologiques, développer des marchés potentiels pour les aliments biologiques et développer la consommation d’aliments biologiques, il faut prendre en compte les attitudes et les intentions d’achat des consommateurs. 

  

Sources: 

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2020.02022/full

Levin, I. P., and Gaeth, G. J. (1988). How consumers are affected by the framing of attribute information before and after consuming the product. J. ConsumRes. 15, 374–378. doi: 10.1086/209174 

Restaurer les terres et sols agricoles en passant par un modèle d’agriculture durable

L’agriculture a souvent été présentée comme une pratique menaçant la biodiversité, mais la conservation des sols et paysages riches en biodiversité par l’agriculture peut permettre sa protection, tout en aidant à la fois la nature et la société. 

C’est vrai, l’agriculture actuelle peut poser des problèmes. En effet, le secteur agricole augmente sa productivité pour assurer la sécurité alimentaire, mais le coût est élevé pour la nature. La surutilisation des intrants peut nuire à la viabilité à long terme de l’agriculture en endommageant les sols et réduisant la biodiversité. Les agriculteurs et les défenseurs de l’environnement devraient travailler ensemble pour conserver la biodiversité des sols, en mettant en place des méthodes agricoles pour améliorer la santé et la productivité des terres agricoles. 

Il est possible de faire évoluer l’agriculture vers une agriculture durable en donnant la priorité à la biodiversité, des sols et des paysages, en adoptant des approches agroécologiques pour la gestion des paysages agricoles, en établissant des cibles et des indicateurs à des niveaux nationaux et mondiaux pour une agriculture durable. Ou encore en récompensant les agriculteurs pour les services écosystémiques fournis par l’agriculture durable, et en construisant un consensus sur la gérance de l’environnement, en améliorant le dialogue entre les secteurs agricoles. 

De plus, faire évoluer l’agriculture vers une agriculture durable et de conservation permettrait de réduire la vulnérabilité des agriculteurs face aux impacts du changement climatique, devrait ainsi réduire la superficie de forêts convertis en terres agricoles et permettrait de réduire les contacts entre les humains et la faune, et ainsi, permettrait d’éviter la propagation d’agents pathogènes entre espèces, réduisant les risques d’épidémies zoonotiques. 

Source : https://knowledge.unccd.int/publications/hot-press-common-ground-restoring-land-health-sustainable-agriculture 

Que prévoit le plan de relance pour le secteur agroalimentaire et l’environnement ?

Le plan baptisé « France relance », doté de 100 milliards d’euros, est financé à 40% par l’Union européenne. Le Plan de relance se place autour de 3 volets : l’écologie, l’économie circulaire et circuits courts, et la transition écologique. Le volet dédié à la transition écologique représente 30 milliards d’euros et vise plusieurs secteurs dont celui de l’agriculture. Ce plan a pour but d’accompagner la transition écologique vers une économie plus verte et durable et de permettre aux entreprises des conditions favorables pour se développer. Selon Barbara Pompili, le plan de relance est un pas de géant pour la transition écologique et va permettre de basculer dans l’économie de demain, sans carbone, et économe en ressources. 

Le volet écologie est basé sur une décarbonation de l’industrie, une transition écologique et une rénovation énergétique des entreprises. Pour l’économie circulaire et les circuits courts, le focus est sur l’investissement dans le réemploi et le recyclage. Le but est de permettre une réduction de l’utilisation du plastique et de favoriser l’usage de plastique recyclé. Enfin, pour le volet de la transition agricole, le but est d’accélérer la transition vers une alimentation saine, sûre, locale et durable.  

L’exécutif accorde 1,2 milliard d’euros pour le secteur agricole avec : 400 millions pour accélérer la transition agroécologique, 250 millions pour la modernisation de la filière animale, la sécurité alimentaire et le bien-être animal, 100 millions pour mettre en œuvre une stratégie nationale sur les protéines végétales, 250 millions pour la modernisation des équipements agricoles et 200 millions pour aider la forêt à s’adapter aux changements climatiques. De plus, 250 millions vont être versés pour la biodiversité dans les territoires dont 135 millions pour la restauration écologique, 60 millions pour les aires protégées, 40 millions pour la protection du littoral, 15 millions pour le renforcement des barrages et 50 millions pour le renforcement parasismique des bâtiments aux Antilles. Avec également 300 millions consacrés aux réseaux d’eau et à la modernisation des stations d’épurations. Pour le volet de l’économie circulaire, 226 millions sont accordés pour accompagner la réduction de l’utilisation du plastique et son recyclage et 274 millions pour moderniser les centres de tri et de recyclage des déchets.  

Ainsi, les dépenses prévues dans le plan de relance sont une bonne nouvelle pour le climat. Mais pour les associations, ce plan pose quelques problèmes car les investissements sont bridés par une limitation à deux ans d’aides pour la transition, une suite de financement incompatibles avec la transition et une absence de conditionnalité écologique des aides. 

Sources : https://www.agro-media.fr/actualite/agroalimentaire-ce-que-prevoit-le-plan-de-relance-pour-les-industries-et-filieres-43854.html  

https://www.actu-environnement.com/ae/news/plan-relance-environnement-transition-ecologique-contenu-36030.php4 

La Commission élève son niveau d’ambition climatique et propose une réduction de 55% des émissions d’ici à 2030

Une promesse a été faite aux Européens : faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique d’ici 2050. Ainsi, la Commission a élevé son niveau d’ambition climatique et propose une réduction de 55% des émissions d’ici à 2030 en tant qu’étape vers la neutralité climatique en 2050. Cet objectif repose sur une analyse d’impact complète des incidences sociales, économiques et environnementales et des actions devront être menées dans tous les secteurs. 

Pour mettre en œuvre cet objectif, les propositions de lois devront être présentées d’ici juin 2021. Il faudra réviser et étendre le règlement sur la répartition et les échanges d’émissions, adapter le règlement sur l’utilisation des sols, renforcer les politiques d’efficacité énergétique et les normes en matière d’émissions de CO2 pour les véhicules routiers. 

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, veut également investir dans une économie circulaire efficace dans l’utilisation des ressources, en promouvant des technologies propres et en créant des emplois verts. La réalisation de cet objectif va contribuer à orienter la relance économique de l’Europe et stimulera les investissements dans une économie efficace des ressources et encourageant les technologies vertes. 

La Commission a également adopté une évaluation des plans nationaux des Etats membres en matière d’énergie et de climat pour la période 2020-2031. Car l’évaluation de la Commission montre que l’UE peut dépasser son objectif actuel de réduction des émissions d’au moins 40% d’ici 2030. Ainsi, pour atteindre le nouvel objectif de 55%, l’UE va devoir accroitre son efficacité énergétique et sa part d’énergie renouvelable. 

Source : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_1599 

 

Lancement d’un Conseil d’experts de haut niveau “ One Health ” : une étape essentielle dans la prévention des épidémies mondiales

Durant le Forum de la Paix de Paris 2020, a été annoncée la création d’un Conseil d’experts de haut niveau «  One Health  » (santé globale). Ce Conseil va constituer un élan dans la prévention et la gestion des futures épidémies mondiales.Dans cet article, Thierry Lefrançois, expert des approches intégrées et des réseaux de santé au CIRAD, apporte quelques précisions sur les missions de ce Conseil.  

L’enjeu de ce Conseilest de permettre de mieux détecter, prévenir etcontrôler les futures épidémies à toutes les échelles. Pour cela, tous les experts attachés aux domaines de la santé et de l’environnement devront travailler ensemble pour anticiperet agir avec rapidité et efficacité.  

Le Conseil devra alors fournir des recommandations prenant en compte les contraintes et les caractéristiques des différents secteurs de la santé. Par la suite, les états et institutions, en s’appuyant sur les recommandations du Conseil, devront mettre en place des procédures pour limiter les émergences.Le Conseil d’experts devra également soutenir, mais aussi aider à orienter les politiques de santé nationales, régionales et internationales, en rassemblant l’ensemble des acteurs impliqués dans la compréhension et la gestion des émergences en santé comme : l’OMS, l’OIE, la FAO, le PNUE ainsi que les États, afin que la démarche soit véritablement opérationnelle.  

Plusieurs réseaux régionaux, créés par le Cirad en appliquant le concept “ One  Health ”, ont déjà fait leurs preuves pour aider à limiter l’entrée de maladies animales sur des territoires ou les contrôler. C’est le cas des actions menées par deux réseaux coordonnés par le Cirad depuis deux départements d’outre-mer français : le réseau CaribVET et le réseau One Health Océan Indien. Deux autres dispositifs de recherche et de formation en partenariats contribuent aux approches intégrées de la santé à un niveau régional : les dPGrease en Asie du Sud Est et le dP RP-PCP en Afrique Australe. En France, la plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA) regroupe les acteurs publics et privés au service de la surveillance épidémiologique du territoire national.   

Ces exemples illustrent bien le potentiel d’amélioration de la gestion des émergences par la mise en œuvre du concept  » One Health «  et d’approches à toutes les échelles et prenant en compte tous les acteurs concernés. Le Conseil d’experts de haut niveau  » One  Health «  place ses ambitions au niveau international, tout en conservant et renforçant les structures régionales et nationales. Les recommandations qu’il fournira devront être complétées par des actions de recherche et de développement dans l’ensemble des zones géographiques confrontées aux émergences.  

 Source : https://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2020/questions-a/thierry-lefrancois-conseil-d-experts-de-haut-niveau-une-seule-sante-one-health#:~:text=La%20cr%C3%A9ation%20d’un%20Conseil,gestion%20des%20futures%20%C3%A9pid%C3%A9mies%20mondiales

OMS:  Organisation mondiale de la santé 

OIE:  Organisation mondiale pour la santé animale 

FAO: Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et la santé 

PNUE: Programme des Nations unies pour l’environnement  

Manger moins de viande rouge est recommandé pour notre santé : mais par quoi les remplacer ?

Les nouvelles recommandations nutritionnelles recommandent de diminuer notre consommation de viande rouge. Mais le débat n’est pas fini, car les études d’où découlent ces recommandations ne prennent pas toujours en compte les facteurs confondants et ignorent les particularités des aliments que l’on peut consommer pour remplacer la viande rouge. 

Une étude prospective de cohorte a été réalisée par des chercheurs américains. Une analyse régulière du régime alimentaire et du style de vie de 43 000 participants a été effectuée. L’objectif de cette étude était de vérifier l’association entre la consommation de viande rouge et le risque de pathologie vasculaire. Et aussi d’estimer l’effet de la substitution de la viande rouge par des alternatives protéiques sur le risque de coronaropathie.

Les données confirment que la consommation de viande rouge, est associée à une augmentation de 12 % du risque de coronaropathie par ration supplémentaire quotidienne de viandePar contre, la substitution par des protéines végétales de qualité, des céréales complètes et des produits laitiers, s’accompagne d’une réduction du risque, particulièrement chez les personnes de plus de 65 ans.

Les auteurs remarquent que ces résultats apparaissent sur le long cours, avec des consommations régulières. Ils sont sans doute en lien avec les graisses saturées et le cholestérol contenus en quantité dans la viande rouge et avec l’augmentation des taux du LDL-cholestérol associé à sa consommation. Alors qu’en consommant d’autres sources de protéines tel que les légumes, fruits à coques et le soja, il y aurait un effet bénéfique sur le LDL-cholestérol.

Ces données confirment que le  remplacement de la viande rouge par des aliments végétaux de haute qualité tels que les légumineuses, les noix ou le soja pourrait réduire le risque de maladie coronarienne. Le remplacement de la viande rouge par des grains entiers, des produits laitiers et des œufs pourrait également réduire ce risque. 

Sources: Al-Shaar L et coll. : Red meat intake and risk of coronary heart disease among US men: prospective cohort study. BMJ 2020;371:m4141. doi.org/10.1136/bmj.m4141 

La clé pour un régime plus sain et durable : consommer plus d’aliments mieux transformés ?

Selon les nutritionnistes, de nos jours, il y a de plus en plus de possibilité pour les industries alimentaires de s’attaquer aux problèmes de santé publique et environnementaux grâce à une transformation intelligente des aliments.  

Certains consommateurs se tiennent à l’écart des produits transformés pensant qu’il s’agit systématiquement de produits « non naturels », mais les aliments transformés ne sont pas nécessairement mauvais pour la santé. Les consommateurs se dirigent plus vers des produits « clean labelled »* mais cette aversion irrationnelle pour les aliments « non-naturels » peut mener le consommateur à faire des choix moins sains pour leur santé ou l’environnement. Selon le professeur Julian MacClement de l’université du Massachussetts, « ce n’est pas parce que beaucoup d’aliments transformés disponibles de nos jours sont malsains quand ils sont trop souvent consommés, que tous les aliments transformés sont indésirables et malsains. Il est possible de produire des aliments transformés plus sains si on applique des procédés scientifiques et technologiques adéquates » Ainsi, pour pallier à la présence de produits « non-naturel » dans les aliments transformés, les industries procèdent à des reformulations intelligentes tendant à substituer ou supprimer un ingrédient non-naturel, tout cela dans l’objectif de rendre le produit plus accepté par le consommateur, plus sain et soucieux de l’environnement. 

*produits qui contiennent peu ou pas d’ingrédients « non-naturels » ou d’additifs 

Sources : 

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/nbu.12455 

https://www.foodnavigator.com/Article/2020/09/09/The-key-to-healthy-and-sustainable-diets-more-processed-foods 

Un risque de diabète moindre chez les grands consommateurs de produits bio

Une nouvelle étude menée sur la cohorte Nutrinet-Santé a mis en évidence un risque de diabète de type 2 plus faible de 35% chez les consommateurs réguliers de produits issus de l’agriculture biologique.  

Publication après publication, les bénéfices sanitaires liés à la consommation de produits issus de l’agriculture bio sont de plus en plus suggérés.  Une équipe franco-américaine estime dans son étude portant sur la cohorte Nutrinet-Santé, publiée le 9 novembre 2020, qules plus gros consommateurs d’aliments labélisés “AB” ont un risque de diabète de type 2 réduit de plus d’un tiers (35%) par rapport aux consommateurs occasionnels. Ceci est une première pour une étude prospective. 

 L’hypothèse la plus plausible jugée par les auteurs sont que les produits bio ne contiennent pas de résidus de pesticides de synthèse, comparés à l’alimentation conventionnelle. D’autres études publiées dans la revue Nutrients montrent des résultats allant dans le même sens : risque de diabète plus faible de 20% chez les consommateurs de produits BIO). La relation observée sur les participants de la cohorte NutriNet est plus forte, chaque augmentation de % de produits bio dans l’alimentation totale consommée est associée à une diminution de 3 % du risque de diabète. L’association est plus significative pour les femmes, avec un risque de diabète plus faible de 65% chez les plus grandes consommatrices de produits bio. Cette relation dépendante du sexe pourrait être un effet de perturbateurs endocriniens résiduels de certains pesticides qui persistent dans les végétaux conventionnels, pour lesquels les effets différenciés en fonction du sexe sont bien documentés. 

 

Source: https://ijbnpa.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12966-020-01038-y 

Consommer durable : Quelles sont les attentes des consommateurs ?

De plus en plus, les consommateurs accordent de l’importance à la façon dont est produite leur nourriture et apportent plus de soutien aux entreprises respectueuses de l’environnement. 

Des alternatives à la viande d’origine végétale aux initiatives de gestion des déchets et aux nouvelles technologies d’emballage, les industries et filières agroalimentaires doivent toutes investir dans de nouveaux procédés ou produits innovants, attirant les consommateurs vers le « consommer durable ». 

Selon les études, les millenials et la génération Z tend à placer le fait de consommer durable plus haut que les générations précédentes. Leur attention est particulièrement tournée vers le commerce équitable, l’alimentation biologique, respectueuse de l’environnement, locale et labellisée. 

Mais pour continuer à attirer de nouveaux consommateurs durables, les industries doivent rester focalisées sur 3 priorités : le goût, les bénéfices sur la santé, et la minimisation de l’impact environnemental. Car dorénavant, l’attente pour les produits à base de végétaux n’est plus seulement, une alternative, mais une alternative sans sacrifice. 

Cette attente existe quel que soit le lieu d’approvisionnement : maintenant que les produits végétaux sont sur le marché, les consommateurs s’attendent à avoir plusieurs options disponibles dans tous les types de lieux d’approvisionnement, y compris dans des grandes chaines de restaurant.  

Source : https://www.smartbrief.com/original/2020/09/understanding-what-today%E2%80%99s-eco-conscious-food-consumers-want  

Une purée de tomates avec 100% du fruit : des bienfaits pour la santé et une limitation des pertes alimentaires

L’industrie agroalimentaire essaie de plus en plus de développer des produits qui apportent des bénéfices à la fois sur la santé et sur l’environnement. Cette étude présente la production d’une nouvelle sorte de purée de tomate qui utilise le fruit en entier avec les graines et la peau, permettant ainsi d’éviter toute perte alimentaire ou gaspillage de matière. Les propriétés physico-chimiques de cette nouvelle purée sont également étudiées pour être comparés aux propriétés des purées traditionnelles.

Il s’avère que la purée faite avec le fruit entier contient plus de composés phénoliques et de composés organiques volatiles. Ce produit peut être un produit intéressant pour l’industrie agroalimentaire car on y trouve une source de composés bioactifs ayant des propriétés bénéfiques pour la santé et une stabilité du produit, durant le stockage, meilleure que les purées traditionnelles. Grace à la présence de la peau de la tomate, le contenu en lycopène (famille des caroténoïdes) est plus élevé et stable dans le temps de conservation de la purée complète. En effet, les antioxydants présents dans tout le fruit (y compris la peau et les pépins) diminuent l’oxydation du lycopène. De plus, la purée complète contient plus de polyphénols et d’aldéhydes, grâce à la présence des pépins. La qualité organoleptique de la purée complète est également exacerbée par la présence accrue d’hexanals, qui génèrent des notes herbacées plaisantes.

Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32885436/