Veille scientifique

Le marché du bio stagne, décryptage.

L’agriculture biologique a une connotation positive chez les consommateurs : respect de l’animal et de l’environnement, rémunération plus juste des agriculteurs et une valeur nutritionnelle potentiellement meilleure. Cependant, certains signaux récents pointent vers un déclin du marché qui n’était pas observé récemment. Les chiffres de 2021 montrent que parmi les 60 000 exploitations qui sont certifiées bio en France, un peu plus de 2000 ont été arrêtées. Cependant, la conversion d’acteurs vers ces méthodes biologiques est importante avec 7500 nouveaux entrants. En décomposant ces abandons du bio selon les secteurs, on retrouve une perte plus importante chez le porc, l’apiculture ou les œufs.

Les raisons associées à ces arrêts de production du bio sont multiples et variées. Selon une étude d’Interbio Occitanie, cela serait causé à 27% par le départ en retraite, ainsi qu’à 16% par la conversion au conventionnel. La majorité des départs ne sont pas mis sur le compte d’une raison concrète, ce qui montre la complexité de la situation. Des raisons techniques et économiques sont mises en cause, du fait d’un manque de moyens pour mettre à bien leurs productions.

Les raisons économiques sont applicables aussi bien au producteur qu’au consommateur. Les ventes ont ainsi baissé de près de 20% pour la farine en 2021 par rapport à l’année précédente, 12% pour le beurre et plus de 5% pour le lait et les œufs. Les parts de marché globales stagnent aussi. Ceci joue donc sur la rémunération des exploitants qui peuvent avoir du mal à joindre les deux bouts. Du point de vue du client, les produits certifiés « bio » sont plus chers que leurs contreparties conventionnelles de 50 %. Des impulsions provenant des grands groupes font donc appel à une baisse des stocks bio et à leur écoulement du fait d’une surproduction comme chez Lactalis. Un tiers de la production de lait bio a donc été déclassé au prix du conventionnel. Ce revirement de situation sera-t-il durable dans le temps ou le biologique reprendra-t-il des couleurs au cours des prochaines années ?

Sources : https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/agriculture-biologique/pourquoi-certains-exploitants-quittent-l-agriculture-bio-afc1987c-7e99-11ec-8e54-503fe5ea52b0

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/agriculture-biologique/la-consommation-des-produits-bios-recule-tout-le-monde-est-decu-6996f2e8-8295-11ec-9ba3-2e77758d00f9

Le marché du bio stagne, décryptage

L’agriculture biologique a une connotation positive chez les consommateurs : respect de l’animal et de l’environnement, rémunération plus juste des agriculteurs et une valeur nutritionnelle potentiellement meilleure. Cependant, certains signaux récents pointent vers un déclin du marché qui n’était pas observé récemment. Les chiffres de 2021 montrent que parmi les 60 000 exploitations qui sont certifiées bio en France, un peu plus de 2000 ont été arrêtées. Cependant, la conversion d’acteurs vers ces méthodes biologiques est importante avec 7500 nouveaux entrants. En décomposant ces abandons du bio selon les secteurs, on retrouve une perte plus importante chez le porc, l’apiculture ou les œufs.

Les raisons associées à ces arrêts de production du bio sont multiples et variées. Selon une étude d’Interbio Occitanie, cela serait causé à 27% par le départ en retraite, ainsi qu’à 16% par la conversion au conventionnel. La majorité des départs ne sont pas mis sur le compte d’une raison concrète, ce qui montre la complexité de la situation. Des raisons techniques et économiques sont mises en cause, du fait d’un manque de moyens pour mettre à bien leurs productions.

Les raisons économiques sont applicables aussi bien au producteur qu’au consommateur. Les ventes ont ainsi baissé de près de 20% pour la farine en 2021 par rapport à l’année précédente, 12% pour le beurre et plus de 5% pour le lait et les œufs. Les parts de marché globales stagnent aussi. Ceci joue donc sur la rémunération des exploitants qui peuvent avoir du mal à joindre les deux bouts. Du point de vue du client, les produits certifiés « bio » sont plus chers que leurs contreparties conventionnelles de 50 %. Des impulsions provenant des grands groupes font donc appel à une baisse des stocks bio et à leur écoulement du fait d’une surproduction comme chez Lactalis. Un tiers de la production de lait bio a donc été déclassé au prix du conventionnel. Ce revirement de situation sera-t-il durable dans le temps ou le biologique reprendra-t-il des couleurs au cours des prochaines années ?

Sources : https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/agriculture-biologique/pourquoi-certains-exploitants-quittent-l-agriculture-bio-afc1987c-7e99-11ec-8e54-503fe5ea52b0

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/agriculture-biologique/la-consommation-des-produits-bios-recule-tout-le-monde-est-decu-6996f2e8-8295-11ec-9ba3-2e77758d00f9

Manger sain : oui, mais à quel coût ?

Il est parfois compliqué de manger correctement du fait d’un manque de temps, de moyens et d’envie. La montée des prix des produits alimentaires a été forte ces dernières années : 2% en 2 ans. Les fruits et légumes ont eux augmentés de près de 10 % sur cette même période. Ces produits sont parmi les plus sains sur le marché. La différence de prix entre un panier « premier prix » et un panier « produits bio varié » est très conséquente : de 450 euros à 1150 euros par mois soit un différentiel de 700 euros. Le contenu de haute qualité valant près de la totalité d’un SMIC ce qui exclut un grand nombre de français à consommer des produits sains pour la santé juste sur le critère économique. Ce phénomène va donc pousser les consommateurs à se procurer des aliments moins sains et équilibrés, ce qui aboutit à la situation actuelle : près d’un Français sur 5 est en situation d’obésité, et 4 millions seraient affectés par des maladies cardiovasculaires.

Pour combattre ces difficultés, nous devons agir pour permettre aux personnes en difficulté d’accéder à une meilleure alimentation. L’association Familles Rurales propose notamment plusieurs solutions : l’instauration d’un programme global promouvant une alimentation améliorée, un combat contre le gaspillage et une diminution des emballages plastiques ainsi que la mise en place d’un chèque permettant d’acquérir les fruits et légumes qui manquent à certaines catégories de personnes précaires. L’association est aussi très inquiète à propos de l’augmentation croissante des autres produits de nécessité élevée comme les pâtes ou boissons, ajoutée à l’explosion des prix des carburants.

Des réponses ont donc été proposées par les institutions responsables. La Commission Européenne a entériné la notion de « ferme à la fourchette » aboutissant à une transition à terme vers un système alimentaire plus durable. Ceci contient notamment la diminution de l’utilisation de pesticides, l’amélioration du bien-être animal et une expansion en surface des terres agricoles cultivées de 25 % avant la fin de la décennie. Si l’intention est belle et bien présente, il faut que ces actions soient mises en place sous peu afin d’alléger les fardeaux des personnes défavorisées.

Source : https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/manger-sain-devient-plus-cher-en-france/

En mars, un conseil a discuté de la mise en place de nouvelles mesures concernant l’étiquetage et les allégations de produits alimentaires.

La commission Européenne va mettre en place une nouvelle initiative appelée « Allégations Vertes ». Le constat qui a amené au développement de cette action est que 42 % des allégations étudiées par les autorités nationales des consommateurs et la Commission sont fallacieuses ou exagérées.

Peu d’informations ont été divulguées à ce jour, mais certains outils seront très probablement mis à l’honneur. Le PEF ou l’empreinte environnementale des produits s’attache à étudier leur analyse du cycle de vie. Parmi les critères qui impacte ce cycle le changement climatique, l’utilisation en eau et la perte de ressources ont été pris en compte.

La France possède un pouvoir fort dans le domaine. En effet, en 2021, le gouvernement a instauré des lignes directives dans les domaines du textile et de l’alimentation au sein de la loi contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Le Planet Score a aussi émergé sous l’influx de l’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique).

Ce que l’on peut attendre de cette réunion est la mise en place d’un cadre de travail pour les allégations basés sur le PEF. Un autre cadre de travail sur les systèmes d’alimentation durables sera développé en 2023. Ceci permettra une harmonisation souhaitable dans le domaine législatif des allégations en alimentation.

Source : https://www.fooddrinkeurope.eu/europe-targets-greenwashing-and-eco-labelling-for-food/

Un nouveau modèle montre l’efficacité de l’agriculture végétale sur son impact environnemental

Quel serait l’effet d’un changement de mode de consommation protéique sur l’environnement ? Est-ce que cette modification globale serait applicable en peu de temps ? Ces questions ont poussé des chercheurs de l’Université de Stanford en Californie à mettre en place un modèle permettant d’évaluer l’impact d’un tel changement sur les émissions des gaz à effet de serre. Pour cela, les auteurs dont fait partie Patrick Brown, PDG d’Impossible Foods et professeur de Biochimie dans cette même université ont utilisé des données existantes sur la production de bétail et la régénération de la biomasse dans les terres agricoles en projetant les changements associés sur les émissions durant le reste du 21ème siècle. ont été proposés et analysés : un remplacement pur et direct de l’agriculture animale par le végétal, une transition plus graduelle au bout de 15 ans et deux cas alternatifs où les produits carnés sont eux aussi remplacés à différentes échelles de temps. Dans la possibilité où les régimes sont remplacés au bout de 15 ans, une baisse de 70 % d’émission de CO2 serait observé jusqu’en 2100. Ceci correspondrait en parallèle à plus de la moitié de la part de réduction nécessaire des émissions pour arriver à une hausse de 2°C avant la fin du siècle. Cela serait équivalent à une pause de 30 ans d’émissions de gaz à effet de serre.

Dans l’hypothèse que le remplacement est opéré en 15 ans, neuf dixièmes des réductions d’émission seraient possibles en remplaçant les ruminants. Encore faudrait-il que ces changements soient applicables dans le futur proche. Les auteurs sont confiants que cette adaptation soit possible. Ils invoquent en effet les changements rapides qui se sont opérés dans notre société contemporaine. Ils prennent comme exemple les téléphones portables qui se sont implantés dans une période très restreinte, tout comme l’électricité et le photovoltaïque. Ce changement serait donc possible s’il aboutissait à une meilleure nourriture, de meilleure qualité. Pour conclure, il faudrait aussi s’assurer que ce changement soit entériné par les organismes de décision politiques et accepté par les industriels ce qui peut être complexe.

Source : www.sciencedaily.com/releases/2022/02/220201143917.htm

Les appellations de qualité et d’origine sont-ils compatibles au Nutri-Score ?

Les différentes informations présentes sur les emballages alimentaires peuvent être difficiles à décrypter pour des consommateurs voire même être contradictoires entre elles. Cette dernière situation est notamment possible quand des signes de qualité et d’origine (SIQO) sont apposées à côté de sigles attestant de la qualité nutritionnelle du produit comme le Nutri-Score ou de son impact écologique comme le Planet Score ou Eco Score. Dans des produits issus de l’agriculture animale comme des produits laitiers, les labels AOP ou IGP côtoient les sigles Nutri-Score impactés négativement par leur teneur en matière grasse importante. Ceci aboutit à des notations D ou E pour les fromages quasiment systématiquement en dépit de leurs bienfaits communiqués maintes fois. Le même s’applique aux produits « bio » qui sembleraient causer un impact écologique plus fort que des aliments conventionnels. Pour résoudre ces possibles quiproquos, une question de Mme Férat demandant la position du gouvernement, a fait l’objet d’une étude au Sénat. Le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a ainsi assuré qu’un comité scientifique comprenant 7 pays a été mis en place pour « évaluer la pertinence scientifique des propositions d’évolution du mode de calcul du Nutri-score. ». Une campagne de communication a aussi été transmise durant l’été 2021 par Santé Publique France pour plus de transparence. Malgré ces actions, aucun texte ou décision n’a encore été instauré en ce sens. Cette affaire montrant la limite de la cohabitation des appellations dans le paradigme actuel reste donc à suivre.

Sources : https://www.agridees.com/articles/les-siqo-seront-ils-hors-scores/

http://www.senat.fr/questions/base/2021/qSEQ211025093.html

Mieux manger en accord avec l’environnement, cette étude montre que c’est possible

Les régimes alimentaires ont un impact fort sur la santé mais aussi sur l’environnement qui nous entoure. Il est souvent compliqué de faire un pas en avant vers des changements de comportement. Ainsi, cet article scientifique paru dans Environmental Research Letters en novembre 2021 a cherché à analyser la faisabilité des changements de régimes plus sains pour la planète en proposant une plus grande consommation de graines et de céréales dans de nombreux pays. Ces catégories d’aliments présentent des avantages nutritionnels importants car ils représentent près de la moitié de la surface cultivée et des apports en calories, protéines, zinc et cuivre dans le monde. La classe d’aliments dont les auteurs ont mis en évidence sont les céréales résistantes à la sécheresse comme le sorgho ou le maïs. Elles permettent, entre autres, d’utiliser moins d’eau et de contenir une teneur en nutriments qui varie faiblement selon les conditions du climat (comme une élévation du taux de CO2 atmosphérique lié aux gaz à effet de serre).

Les données associées provenant de la base de données mondiale de l’offre des nutriments élargis sont très robustes puisqu’elle inclut plus de 150 pays qui englobent plus de 95% de la population mondiale. Les résultats montrent que ce changement de régime est possible chez de nombreuses populations puisque ces plantes sont déjà cultivées de façon régulière. Ajouté à cela une diminution de l’utilisation en eau et des gaz à effet de serre de plus de 10 % par rapport aux cultures classiques de céréales. Peut-être que le changement n’est pas si complexe qu’il en a l’air …

Source : www.sciencedaily.com/releases/2022/02/220201143953.htm

L’impact des applications anti-gaspillage

Le gaspillage alimentaire est un fléau dans notre société, que ce soit d’un point de vue éthique, économique et environnemental. Si l’on considère en surface les 1,3 milliards de tonnes de nourriture gaspillées, cela reviendrait à utiliser la superficie de la Chine pour les stocker dans des décharges qui produisent du méthane. Les recommandations des Nations Unies prévoit de diminuer la quantité de nourriture jetée de moitié chez les vendeurs et consommateurs. Pour réaliser cet objectif, des moyens ont été mis en place comme des applications ouvertes au grand public.

Parmi elles, Too Good to Go s’est imposée comme leader du combat contre le gaspillage alimentaire. Son concept est simple : vendre à prix réduit des paniers surprise. Selon Jamie Crummie, son co-fondateur, la résultante est « une triple victoire » pour le client, le vendeur et la planète. Plusieurs dizaines de milliers de partenaires font partie de son action sur tout le globe. Malgré cette initiative très positive, les données de l’Agence de protection de l’Environnement montre qu’une partie importante des déchets provient de la nourriture déjà présente dans les foyers. C’est pour répondre à cette problématique qu’Olio a été créée.

Le concept assez novateur permet à des voisins de se partager entre eux la nourriture en excès. La durée d’attente estimée est très faible, puisque la moitié des produits rendus accessible sur l’application ne met qu’un peu plus que 20 minutes pour être demandée par d’autres utilisateurs.

Au-delà de la démarche, ces applications s’inscrivent dans un mouvement de sensibilisation pour faire changer les tendances de consommation vers des horizons plus respectueux de l’environnement.

Source : https://www.rte.ie/news/business/2022/0130/1276660-food-waste-apps/

La France est l’une des leaders dans sa réponse envers les défis de la nutrition selon un nouveau classement

Il est toujours important de dresser des bilans pour vérifier qu’une stratégie marche. L’Index de Soutenabilité de la Nourriture (FSI) mis en place depuis 4 ans, a comparé 78 pays dans 3 catégories différentes en 2021 : le gaspillage alimentaire, l’agriculture durable et les challenges associés à la nutrition.
Le résultat global du classement place la Suède, le Japon, le Canada, la Finlande et l’Autriche sur les cinq premières places.

Concernant la réponse des pays envers le gaspillage alimentaire, on retrouve encore le Canada et le Japon accompagné de l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas. Malgré cela, seulement un peu plus d’un quart des pays étudiés ont été décrits comme ayant « une stratégie dédiée au gaspillage ».

Dans la catégorie de l’agriculture durable, on retrouve la Finlande, la Suède et l’Autriche aux premières positions, aux côtés de l’Estonie et la Tanzanie. Un point notable cependant : moins de la moitié des pays étudiés ont des composantes majeures dans leurs politiques d’agriculture durable portant sur le changement climatique.

La dernière modalité classe les participants selon leurs actions envers les défis nutritionnels. Ceux-ci peuvent concerner des aspects comme la surconsommation et l’obésité ou la sous-nutrition et la prévalence des maladies non-transmissibles (maladies cardio-vasculaires, cancers, diabètes). Ici la France est très bien placée aux côtés du Japon, de la Suède, du Danemark et de la Chine.

En conclusion, cet index permet d’avoir une vision globale des actions concrètes portées par différents pays envers des enjeux d’importance capitale. Dans le cas de la France, des efforts seraient à fournir dans la gestion des déchets et au niveau de l’agriculture durable, tout en ne se reposant pas sur nos lauriers en termes de qualité de nutrition.

Source : https://www.newfoodmagazine.com/news/160880/new-food-sustainability-index-ranks-countries-on-food-waste/

La bioéconomie circulaire comme levier contre le gaspillage alimentaire.

Nous le savons, le gaspillage alimentaire bat des records dans notre société. La FAO (Food and Agriculture Organisation) a calculé qu’un tiers de la nourriture totale dans le monde est jetée, ce qui correspond à 1,3 milliards de tonnes par an sur toute la chaine de production. Ces sources sont multiples et variées : fruits, légumes, viandes, produits laitiers, … La problématique posée est qu’on ne peut pas supprimer tous ces déchets mais nous pouvons mieux les valoriser en termes d’énergie. Les infrastructures et principes utilisés de nos jours sont imparfaits et conduisent au rejet de gaz à effet de serre comme le CO2 ou le méthane (CH4) qui est 25 fois plus nocif pour l’effet de serre. Les décharges en sont une cause particulière puisque plus de 30 % du méthane libéré total aux Etats-Unis proviennent de ces structures. D’autres principes plus propres sont aussi utilisés pour le traitement des déchets comme l’incinération, l’alimentation animale, le compostage et la digestion anaérobie qui ont plus ou moins d’avantages en termes d’émissions d’énergie et leur impact sur l’environnement.

Dans cet article paru en janvier 2022 dans International Journal of Food Microbiology montre une émergence de la problématique du gaspillage alimentaire dans de nombreux pays qui les ont donc poussés à réfléchir sur des méthodes alternatives pour transmettre la richesse contenue dans la nourriture peu exploitée en énergies réutilisables. Pour cela différents processus ont été développés pour aboutir à des énergies plus propres (voir infographie). La digestion anaérobie que nous avons citée auparavant aboutit à la production du biogaz comme le CO2 ou de l’eau utilisé dans des turbines, du biofertilisant pour les champs ou du méthane pour les véhicules. De l’hydrogène peut aussi être obtenu par différents moyens (fermentation, photolyse, ou électrolyse microbienne) pour être incorporé dans du biométhane ou être utilisé en tant que carburant qui est considéré comme le plus renouvelable. La valorisation de déchets peut aussi produire d’autres composés comme le bio-butanol (utile en cosmétique), le biodiesel en tant que carburant et de l’électricité provenant de cellulose du bois.

La finalité de ces filières et processus est de diminuer l’émission des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pour parvenir à ces fins, le Ministère Fédéral de l’Education et de la Recherche a ratifié une stratégie de recherche nationale concernant la bioéconomie aux horizons de 2030 portant sur 5 piliers allant de la sécurité alimentaire à l’application des ressources renouvelables. Des ouvertures sont aussi en cours d’application pour favoriser ce cheminement comme l’analyse et le coût du cycle de vie des déchets.

1-s2.0-S0168160522000095-ga1

 

 

 

 

 

Infographie et Source : Sustainable utilization of food waste for bioenergy production : A step towards circular bioeconomy.