Nutrition

Le nudge revient au menu !

Dans une brève précédente, nous avions déjà parlé du nudge, ce fameux effet « coup de coude », visant à influencer le comportement d’une personne dans une certaine direction, pour son bien, sans qu’elle en soit activement consciente. Cette fois-ci, nous nous intéressons à son action dans le temps, à savoir l’efficacité du nudge en fonction du moment où il est réalisé.

Une étude américaine s’est concentrée sur cette question, avec comme nudge pour manger plus sain une image de panier de fruits et légumes. Des participantes ont reçu sur une feuille pliée en deux un des trois menus suivant : un menu avec le nudge sur la première page, un autre où le nudge était au milieu du menu – et donc aussi au milieu du choix des aliments, et un menu contrôle, sans nudge. A partir de leur menu, les participantes devaient indiquer ce qu’elles choisiraient en plat, boisson et dessert. Pour chaque catégorie, quatre options étaient proposées, deux saines et deux moins saines. En plus de ces paramètres, les chercheurs ont donné des questionnaires aux participantes, demandant par exemple la fréquence à laquelle elles faisaient des régimes, pour identifier les personnes qui se restreignent lors de la consommation alimentaire.

Les résultats ont montré que les participantes tendaient à faire des choix plus sains quand le nudge était placé en première page du menu, et que cette réponse était encore plus forte chez celles se restreignant. Pour expliquer la différence d’efficacité du nudge en fonction de son emplacement, les chercheurs émettent l’hypothèse que les personnes ont eu plus de temps pour analyser l’information, et qu’isoler le nudge sur la première page permettait de ne pas le noyer au milieu d’autres informations.

Ainsi, cette étude donne un outil de plus pour implémenter des nudges efficaces visant à la consommation de nourriture plus saine.

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Effet nudge à la cantine : une solution efficace pour inciter les enfants à manger plus de fruits ?

La question de la nutrition chez les enfants est un enjeu majeur, et de nombreuses recommandations sont émises à ce sujet, que ce soit au niveau national avec les campagnes manger.bouger.fr, le PNNS ou encore international avec l’OMS. Pourtant, augmenter les apports en fruits et légumes relève parfois du défi : comment le faire en douceur ?

Une étude Britannique ouvre la voie vers une méthode simple à mettre en place, peu coûteuse et efficace, en utilisant l’effet nudge. Nudge, en anglais signifie « coup de coude », et indique l’action d’influencer le comportement d’une personne dans une certaine direction, pour son bien, sans qu’elle en soit activement consciente. L’étude inclut quatre écoles primaires, et cinq changements ont été effectués pour augmenter la consommation de fruits et légumes. Pour commencer des posters porteurs de messages positifs autour de la consommation de fruits et légumes ont été affichés, puis des noms attractifs et un peu farfelus pour attirer l’attention ont été trouvés : les brocolis sont ainsi devenus des « Brocoli arbre dinosaure ». Les étiquettes des portions ont aussi été modifiées en ajoutant des personnages de bandes dessinées. Les fruits entiers ont été remplacés par des fruits coupés, mis en avant sur un support pour gâteaux, et pour finir, les fruits et légumes étaient proposés avant les autres éléments du repas.

Les résultats montrent que les enfants n’ont pas consommé plus de légumes, mais ont consommé davantage de fruits, de vitamine C et de fibres. Cependant, cette augmentation concerne surtout les enfants qui mangeaient déjà des fruits, et non les autres.

Ainsi, l’effet nudge semble être une piste intéressante pour encourager les enfants à manger plus de fruits à la cantine, parmi un ensemble d’actions.

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L’augmentation de CO2 atmosphérique aggrave la déficience protéique mondiale

En 2050, la population mondiale est estimée aux alentours des 9,7 milliards d’individus. Ce changement démographique tend à augmenter les consommations alimentaires, sous une concentration atmosphérique en CO2 qui ne cesse de croître. Une étude par méta-analyse montre que les cultures évoluant sous des concentrations élevées de CO2 (eCO2) contiennent moins de protéines et d’oligoéléments. Les plantes les plus sensibles à cet eCO2 sont les cultures C3 comme le riz, le blé, l’orge et la pomme de terre. Or, on estime que le blé et le riz sont les principales sources de protéines pour 71% de la population mondiale. De ce fait, 148 millions de personnes dans le monde risquent une déficience protéique à cause de la hausse de CO2, d’ici 2050. L’Inde serait sévèrement touchée, car probablement le futur pays le plus peuplé du monde et dont la population est fortement dépendante du riz. Selon l’estimation des auteurs, la déficience protéique toucherait environ 1,4 milliard de la population mondiale, avec un risque que cela s’aggrave en 2050. Chez l’homme, une baisse de l’apport protéique conduit à des déficiences énergétiques, vitaminiques et immunologiques, se traduisant par plusieurs syndromes qui font de nombreux mort chaque année.

Medek DE, Schwartz J, Myers SS. (2017) Estimated Effects of Future Atmospheric CO2 Concentrations on Protein Intake and the Risk of Protein Deficiency by Country and Region. Environmental Health Perspectives, 125(8):087002. doi : 10.1289/EHP41.

BD numérique « Manger vers le futur »

Affiche Manger vers le Futur

Ana, Raman, Edgard et Inès, quatre jeunes amis nouvellement diplômés, décident de se retrouver autour d’un repas au moins une fois par an pour ne pas se perdre de vue. Aux travers des péripéties de ces quatre protagonistes de 2018 à 2050, cette BD numérique nous plonge dans le futur de l’alimentation avec toutes les questions que l’on peut se poser quant au changement climatique, à l’évolution des habitudes de consommation, aux sources protéiques alternatives, aux nouvelles technologies, aux politiques agricoles…

Partant de l’enjeu majeur de nourrir 9 milliards d’habitants en 2050, cette BD originale a pour but d’amener le lecteur à la réflexion et lui faire prendre conscience, sans conclusions moralisatrices ou stigmatisantes, des évolutions possibles de l’alimentation au travers d’un scénario fictif. Ainsi, pour une meilleure crédibilité scientifique, le contenu de ces aventures a été élaboré avec la collaboration d’experts de l’alimentation : sociologues, économistes, nutritionnistes…

Ce projet, soutenu par l’Institut Olga Triballat, est le fruit de l’initiative de la CHAIRE ANCA (Aliment Nutrition Comportement Alimentaire), chaire partenaire d’AgroParisTech. Ce feuilleton de 30 épisodes sera diffusé pendant 1 mois sur le réseau social Instagram (@mangerverslefutur) à partir du 1er Juin 2018.

Source : https://chaire-anca.org/manger-vers-le-futur/

Comment favoriser l’achat de fruits et légumes ?

Dans le Michigan, l’United States Farm Bill 2014 soutient le programme  « Double Up Food Bucks » afin d’encourager la consommation de fruits et légumes frais. Ce projet concerne les individus et familles à faibles revenus bénéficiaires du programme « Supplemental Nutrition Assistance Program ». Dès l’achat de fruits et légumes pour une somme de 10$, la personne reçoit une carte-cadeau d’une valeur de 10 $ pour acheter des fruits et légumes locaux. L’étude s’est déroulée pendant 9 mois dans un supermarché de Detroit, dont la fréquentation principale est hispanophone avec de faibles revenus. Elle a évalué les dépenses en fruits et légumes et les choix concernant les variétés.

Avant le programme, la consommation mensuelle en fruits et légumes était d’en moyenne 8.12$, indiquant une faible motivation et un barrage à l’achat des fruits et légumes. Durant les 9 mois, la majorité des clients ont acheté un fruit ou un légume et 18% en ont acheté tous les mois avec une variété moyenne de 2,19 fruits ou légumes et une fréquence moyenne d’achat de 2,7 fois par mois. Ce qui est faible comparé aux moyennes nationales américaines. Malgré la faible utilisation des cartes-cadeau du programme, l’équipe a constaté une augmentation du budget consacré aux fruits et légumes et de la variété des fruits et légumes. Cependant la persistance du programme sur le comportement d’achat nécessite une intervention plus longue. De plus, face à d’autres programme comme le « Healthy Incentives Pilot program », les résultats du « Double Up Food Bucks »  restent modestes car l’incitation financière est faible, l’action ne se cantonne qu’aux cultures du Michigan et l’éligibilité au programme semble être un frein. Mais les conclusions sont semblables aux autres programmes et restent favorables pour la consommation de fruits et légumes.

Source :

Steele-Adjognon M, Weatherspoon D (2017). Double Up Food Bucks program effects on SNAP recipients’ fruit and vegetable purchases. BMC Public Health ; 17 : 946. doi : 10.1186/s12889-017-4942-z. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5727931/

Améliorer sa consommation de légumes en ajustant sa portion alimentaire

Grâce à leur profil nutritionnel, les légumes présentent un certain nombre de bénéfices pour la santé (Boeing H., et al). Toutefois, l’engouement qui existe aujourd’hui pour la restauration rapide est associé à une moindre consommation de légumes, au profit de produits moins sains et plus caloriques.

C’est dans ce contexte qu’une enquête a été imaginée et réalisée au sein de différents restaurants. L’objectif était de déterminer si l’augmentation de la part de légumes dans les assiettes, associée à une moindre portion de viande, permettait néanmoins de maintenir un bon niveau de satisfaction du client. Les chercheurs ont ainsi doublé la portion de légumes dans les assiettes d’individus non avertis, tout en diminuant leur portion de viande de 12,5%. Des périodes témoin ont également été réalisées, avec des portions identiques à ce qui est habituellement pratiqué. Des questionnaires de satisfaction ont été distribués à la fin de chaque repas.

Les résultats révèlent une augmentation de 30% de la consommation de légumes lors des périodes d’intervention. À l’inverse, la consommation de viande a diminuée de 13%. Aucune différence significative n’a été observée quant à la satisfaction clients. En définitive, ces résultats suggèrent que les restaurants pourraient jouer un rôle majeur dans la promotion de choix alimentaires plus sains, en stimulant la consommation de légumes. Ceci semble d’autant plus important que la consommation actuelle de légumes par les pays occidentaux se révèle en dessous des recommandations.

Sources :

  • Reinders MJ, Huitink M, Dijkstra SC, Maaskant AJ, Heijnen J. Menu-engineering in restaurants – adapting portion sizes on plates to enhance vegetable consumption: a real-life experiment. The International Journal of Behavioral Nutrition And Physical Activity, volume 14, numéro 1, page 41. (2017). DOI: 10.1186/s12966-017-0496-9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28424081
  • Boeing H, Bechthold A, Bub A, Ellinger S, Haller D, Kroke A, Leschik-Bonnet E, Müller MJ, Oberritter H, Schulze M, Stehle P, Watzl B.  Critical review: vegetables and fruit in the prevention of chronic diseases. European Journal of Nutrition, volume 51, numéro 6, paes 637-63. (Septembre 2012). Doi: 10.1007/s00394-012-0380-y. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22684631

Association bénéfique des régimes méditerranéens et biologiques

La consommation de protéines animales ne cesse aujourd’hui de croitre, en lien avec l’augmentation de la population mondiale et à une évolution des habitudes alimentaires dans les pays en développement. Pour envisager l’avenir de nos systèmes alimentaires, il convient d’élaborer de nouveaux modes de consommation, plus appropriés et durables. Dans ce sens, le régime méditerranéen représente un modèle alimentaire prometteur, considéré comme respectueux de l’environnement et de la santé. Combiner le régime méditerranéen à une agriculture biologique pourrait représenter un avantage supplémentaire pour la durabilité de nos systèmes alimentaires.

C’est l’hypothèse qu’un groupe de chercheurs français a souhaité évaluer. Pour ce faire, 22866 volontaires issus de l’étude Nutrinet ont été répartis en quatre groupes de populations, en fonction de leur consommation d’aliments biologiques et de leur adhésion au régime méditerranéen. La durabilité de ces régimes a été évaluée grâce à différents indicateurs multidisciplinaires, intégrant la nutrition, la santé, l’environnement, les aspects économiques, ou encore le contexte socioculturel.

Au terme de l’analyse, le groupe Bio-Med (régime BIOlogique et MEDiterranéen) présente de meilleurs indicateurs de durabilités. La plus grande consommation de protéines végétales a également été observée chez les participants de ce groupe. De plus, l’adhésion aux recommandations nutritionnelles est plus élevée chez les personnes adeptes des régimes méditerranéens, dont le suivi est aussi bénéfique pour la santé que l’environnement. D’autre part, l’étude montre que la consommation d’aliments issus de la filière biologique est corrélée à une plus grande adhésion aux régimes méditerranéens. Il est noté que les consommateurs de produits biologiques obéissent plus facilement à une démarche d’achat durable. Ils sont ainsi plus sensibles aux produits locaux et de saison, ainsi qu’aux modes de productions respectueux de l’environnement et de la santé. De même, les modes de vie qu’ils suivent sont globalement plus sains. Ils sont aussi plus enclins à modifier leur mode de consommation. En revanche, les résultats révèlent que le coût moyen de leur régime reste supérieur.

Il ressort donc de cette étude que l’adoption d’un régime méditerranéen combiné à des produits issus de l’agriculture biologique représente une solution intéressante, tant pour l’environnement que pour les bénéfices individuels sur la santé.

Source :

  • Seconda L, Baudry J, Allès B, et al. Assessment of the Sustainability of the Mediterranean Diet Combined with Organic Food Consumption: An Individual Behaviour Approach. Nutrients, volume 9, numéro 1, pages 61 (2017). Doi: 10.3390/nu9010061. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28085096

Un régime pauvre en émissions de gaz à effet de serre peut-il être un régime équilibré ?

Alors que le changement climatique est un enjeu mondial urgent, le secteur alimentaire des pays développés contribue grandement aux émissions de gaz à effet de serre. Une équipe de chercheurs a entrepris différentes expériences afin de savoir si un régime alimentaire moins émetteur en gaz à effet de serre pouvait être équilibré, au regard des recommandations nutritionnelles nordiques.

Ainsi, ce sont 5 364 participants de l’étude suédoise LifeGene qui ont été sélectionnés en vue de répondre à un questionnaire sur la fréquence alimentaire, de calculer leur émission quotidienne en équivalents de CO2, ainsi que leur apport en nutriments. En moyenne, l’émission de gaz à effet de serre a été estimée à 4,7 kg de CO2 équivalent par jour et par personne, ce qui correspond à 1,7 tonne de CO2 par an. Peu de différences entre les différents régimes, avec des niveaux variables en équivalents de CO2, et les apports nutritifs ont été rapportées. Toutefois, l’adéquation des apports alimentaires aux recommandations nutritionnelles et un meilleur apport en fibres ont été observés pour les groupes avec des régimes moins émetteurs en gaz à effet de serre.

Cette étude révèle ainsi qu’un régime à faible teneur en CO2 permet un apport en nutriment comparable à un  régime élevé en équivalents de CO2. Changer nos habitudes alimentaires pourrait contribuer à réduire l’effet de serre.

Source :

  • Bälter K, Sjörs C, Sjölander A, Gardner C, Hedenus F, Tillander A. Is a diet low in greenhouse gas emissions a nutritious diet? – Analyses of self-selected diets in theLifeGene study Arch Public Health. 2017 Apr 10;75:17. Doi: 10.1186/s13690-017-0185-9. eCollection 2017. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28400959

Pesticides et alimentation en Europe

En 2015, 97.2% des échantillons alimentaires analysés présentaient un taux de résidus de pesticides inférieur aux limites fixées par la législation Européenne. C’est ce que révèle le dernier rapport de surveillance publié par l’EFSA en avril 2017. En effet, des analyses ont été menées afin de quantifier le taux de pesticides dans les produits alimentaires les plus fréquemment consommé, et de déterminer le risque pour les consommateurs européen. Les pesticides dépassant les limites légales dans certains produits alimentaires ont également été identifiés.

Ainsi, sur les 84 341 échantillons et les 774 pesticides analysés, 53.3% des échantillons testés étaient exempts de tout résidu quantifiable, et 43.9% étaient en dessous des limites maximales autorisées. Les échantillons issus de produits d’origine animale étaient exempts de résidus quantifiables à 84.4%, et 99.3% des produits bio en étaient dépourvus ou se situaient dans les limites légales. Les concentrations de résidus ont néanmoins dépassé les limites autorisées dans 2.8% des échantillons, déclenchant des actions juridiques ou administratives pour 1.6% d’entre eux. En revanche, et bien que ce chiffre soit en baisse, les échantillons provenant de pays tiers dépassaient les limites autorisées dans 5.6% des cas, contre 1.7% pour les produits provenant de l’Espace Économique Européen.

Dans le cadre de son rapport, l’EFSA a également analysé les résultats du programme de contrôle coordonné de l’Union Européenne (EUCP), permettant de statuer sur les différents produits alimentaires composant le panier moyen de la ménagère. Aucun résidu n’a été quantifié dans 61.1% des échantillons, 38.1% ne dépassaient pas les limites légales, et seulement 0.8% dépassaient les limites maximales autorisées. Les taux de dépassement les plus importants ont été observés pour le brocoli, suivi du raisin de table. L’huile d’olive, le jus d’orange et les œufs ont rarement dépassé les limités légales. Aucun dépassement n’a été observé pour le beurre.

En somme, ces résultats sont comparables à ceux obtenus en 2014 (97.1% des échantillons étaient dans les limites légales). L’Autorité s’est prononcée sur un risque limité pour le consommateur, que ce soit pour une exposition aigüe ou chronique. Les conclusions tirées de ce rapport ont permis à l’EFSA d’aboutir à un certain nombre de recommandations, visant à accroître le niveau de protection des consommateurs. Par exemple, élaborer de nouveaux programmes de contrôle ou réévaluer les limites maximales autorisées de certaines substances semble nécessaire.

Sources :

Quels défis pour l’agriculture et l’alimentation de demain ?

Brève Quels défis pour l'agriculture et l'alimentation de demainAlors qu’un « monde libéré de la faim et de la malnutrition » est l’une des préoccupations majeures de la FAO, celle-ci vient de publier un rapport alarmant sur l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture. En effet, d’ici 2050 c’est près de 50 milliards de personnes qui peupleront la Terre, augmentant largement la demande mondiale en produits agricoles. Selon les prévisions, la demande devrait augmenter de 50%, alors que les ressources et la biodiversité s’amoindrissent considérablement de jour en jour. Toutefois, la transition alimentaire mondiale continue d’accroître la demande en produits d’origine animale, en fruits et légumes ou produits transformés, tout en entrainant davantage de déforestation, de pénuries d’eau, d’appauvrissement des sols et d’émissions de gaz à effet de serre.

Pour devenir durable, les systèmes alimentaires actuels doivent donc évoluer. Sans cela, c’est plus de 600 millions de personnes qui souffriront de malnutrition en 2030, alors que les objectifs de développement durable ont fixés comme l’éradication de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire chronique. Augmenter les rendements et la productivité agricole est donc devenu crucial. Réduire les pertes et limiter le gaspillage alimentaire est l’un des défis principaux du monde moderne. De profonds changements devront intervenir sur l’ensemble du système agricole et sur la gestion des ressources pour éviter de voir apparaitre des crises alimentaires, sources de conflits violents dans les pays à faibles revenus.

En tout, c’est une quinzaine de tendances et une dizaine de défis qui ont été identifiés à l’échelle mondiale. Des solutions devront être trouvées afin d’instaurer une agriculture durable et de garantir la sécurité alimentaire pour tous. Plusieurs points d’amélioration sont à considérer : Promouvoir l’innovation, lutter contre les inégalités et le changement climatique, renforcer les collaborations internationales, les modes de production ou de consommation, ou même développer des activités rémunératrices en zone rurale. À quelques jours de la semaine européenne du développement durable, atteindre l’objectif « Faim Zéro » fixé par la FAO est plus que jamais d’actualité !

Sources :

Pour en savoir plus sur la semaine du développement durable (30 mai – 5 juin), rendez-vous ici.