Environnement

Infographie : le 4 pour 1000, la séquestration du carbone dans les sols pour la sécurité alimentaire et le climat

4 pour 1000

 

La quantité de carbone contenue dans l’atmosphère augmente chaque année de 4,3 milliards de tonnes. Cette augmentation est due aux activités humaines et à la déforestation. Les sols du monde contiennent, sous forme de matières organiques, 1 500 milliards de tonnes de carbone. En effet, les végétaux absorbent du CO₂ qui est par la suite stocké sous forme de carbone organique dans les sols. Si on augmente de 4‰ (0,4%) par an la quantité de carbone contenue dans les sols, on stoppe l’augmentation annuelle de CO₂ dans l’atmosphère, en grande partie responsable de l’effet de serre et du changement climatique. Pour cela, il faudrait davantage de végétaux (sols cultivés, prairies, forêts…) pour permettre une augmentation de l’absorption de CO₂ dans les sols.

 

Source : https://agriculture.gouv.fr/infographie-le-4-pour-1000

« L’appli des consos », une application pour aider à acheter plus durable

Le premier confinement avait fortement influencé les habitudes alimentaires des Français, qui avaient adopté des comportements plus conscients des règles diététiques, en mangeant beaucoup plus de repas faits maison, d’aliments bio et respectueux pour l’environnement. Pour répondre à cette demande, le créateur de « C’est qui le patron » a  lancé l’application « L’appli des consos », pour aider les Français à acheter des aliments bons pour la santé, mais aussi durables et respectueux de la planète.

L’industrie commence également à prendre conscience qu’il faut développer des techniques moins polluantes et consommatrices d’énergie, mais toutes les marques ne font pas les mêmes efforts, et tous les aliments n’ont pas le même niveau de respect environnemental. « L’appli des consos » propose un outil pour connaître instantanément l’empreinte environnementale des aliments. En plus de prendre en compte des données telles que le respect de l’environnement, « L’appli des consos » tient compte du prix des produits, du bien-être animal, et permet de savoir si les entreprises sont transparentes sur leurs produits, leur engagement social. L’application peut calculer la distance de transport des aliments ce qui permet de faire une estimation de leur empreinte carbone.

L’appli des consos souhaite proposer un « audit » des industriels de l’agro-alimentaire, qui paient pour être référencés. Aujourd’hui, 100 000 produits alimentaires et 4 000 entreprises sont répertoriées. Nicolas Chabanne, cofondateur de l’application, explique que les données proviennent d’une base de données confectionnée manuellement depuis 8 ans, ce qui la rend très fiable : « On a un très bon niveau de fiabilité, on n’est pas dans du déclaratif. Les recettes sont décortiquées, le plastique pesé, les produits cachés révélés ». Pour les produits qui ne sont pas encore référencés, des notes peuvent être calculées à partir de données d’Open Food Facts.

 

Sources : http://www.francesoir.fr/societe-environnement/alimentation-durable-lappli-des-consos-veut-concurrencer-yuka-en-comblant-le

https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/c-est-qui-le-patron-lance-son-application-l-appli-des-consos-concurrente-de-yuka-7800925034

https://www.lapplidesconsos.com/

L’EU Ecolabel, un label qui ne passera pas inaperçu

Consommer durable est de plus en plus considéré et adopté par les consommateurs. L’Union Européenne a donc mis en place un label permettant de choisir un produit durable. L’Ecolabel européen est un label écologique officiel de l’Union Européenne qui permet aux consommateurs de reconnaître des produits de qualité et qui sont respectueux de l’environnement. Il y a aujourd’hui plus de 75 000 produits et services qui bénéficient de ce label écologique. Les produits EU Ecolabel sont facilement reconnaissables au moyen de ce logo :

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De plus en plus de labels écologiques sont mis en place, mais l’EU Ecolabel se différencie en prenant en compte le cycle de vie complet d’un produit : depuis la sélection des matières premières, en passant par la production, jusqu’au moment où il devient un déchet.

Les produits ayant ce label seraient donc plus écologiques, fiables et meilleurs pour notre santé. Avoir ce label demande de répondre à de nombreux critères : comme l’interdiction de composant à effet de perturbation endocrinienne. Les critères environnementaux sont définis de telle manière que seuls 10 à 20 % des produits sur le marché peuvent obtenir l’EU Ecolabel. Par conséquent, seuls les produits les plus respectueux de l’environnement peuvent porter ce label. Afin de garantir la qualité du label et de suivre les dernières innovations, les critères sont régulièrement revus.

Les critères sont le résultat d’études scientifiques et d’une vaste concertation avec des ONG environnementales, des associations de consommateurs, des unions professionnelles, des PME et des intermédiaires. Les critères doivent être approuvés à la fois par les États membres de l’Union Européenne et par la Commission Européenne. Une fois cette approbation donnée, l’EU Ecolabel peut être attribué aux produits concernés.

 

Source : https://fr.metrotime.be/2020/11/24/native/fod-leefmilieu/001-fod-leefmilieu/leu-ecolabel-il-ne-passera-pas-inapercu/

Le Directeur général de la FAO appelle à opérer un changement transformationnel dans notre manière de gérer les forêts et les systèmes alimentaires qui en dépendent

Selon ce qu’a énoncé M.Qu Donguy, le directeur général de la FAO durant la vingt-cinquième session du Comité des Forêts, il serait nécessaire d’opérer un changement dans notre manière de gérer les forêts et leur biodiversité, de produire et de consommer des aliments, si nous voulons  «reconstruire en mieux» après la pandémie du COVID-19 et réaliser les Objectifs de développement durable (ODD). Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de la FAO a souligné que la pandémie avait montré que les forêts pouvaient servir de filet de sécurité. La secrétaire générale adjointe de l’Organisation des Nations-Unies et directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Mme Inger Andersen, précise qu’un rétablissement respectueux de l’environnement après la pandémie passerait par la promotion de forêts saines et restaurées, à l’issue de la transition préconisée par la Convention sur la diversité biologique. La priorité étant de préserver les écosystèmes intacts, de restaurer les écosystèmes dégradés. Toutefois, pour que cette transition s’opère, nous devons transformer nos systèmes alimentaires, qui sont la principale cause de la déforestation et de l’appauvrissement de la biodiversité. Le Commissaire européen, quant à lui, a déclaré : « Les forêts et les arbres contribuent aux quatre piliers de la sécurité alimentaire que sont la disponibilité, l’accès, l’utilisation et la stabilité »

M. Qu a également déclaré qu’en grande partie à cause de l’expansion agricole, la déforestation continue à un rythme alarmant. Pour éviter l’aggravation, il faudrait trouver des moyens d’accroitre la production agricole et d’améliorer la sécurité alimentaire sans réduire la superficie forestière. « L’arrêt de la déforestation et le renforcement du reboisement doivent être un élément fondamental de la transformation durable des systèmes alimentaires », a souligné le Directeur général de la FAO. Pour exploiter pleinement le potentiel des forêts et de la diversité alimentaire, des mesures devront être prises et les investissements dans des modèles de forêts durables devront être encouragés. Ces actions seront cruciales dans la réalisation des objectifs mondiaux en termes de sécurité alimentaire, d’adaptation au changement climatique et de conservation de la biodiversité.

Ainsi, si nous ne parvenons pas à concrétiser les objectifs de développement durable, en particulier à gérer les forêts de manière durable, à endiguer l’appauvrissement de la biodiversité et à inverser la tendance dans ce domaine, l’insécurité alimentaire persistera et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne sera pas réalisé.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1311709/icode/

Un nouveau modèle d’agroforesterie, une forêt-jardin, un modèle durable et rentable ?

Une expérimentation d’agroforesterie “mini forêt-jardins” a été conduite dans la ferme du Bec Hellouin. Ce concept d’agroforesterie s’inspire du système naturel des forêts et notamment de leurs lisières pour associer arbres et culture. Elle se compose de plusieurs strates de végétaux comestibles qui, cultivés en plusieurs étages, permettent d’atteindre des niveaux de production très élevés par m² de surface cultivée.  

Pour le propriétaireCharles Hervé-Gruyer: “on produit beaucoup avec peu de travail. La mini forêt-jardin s’est révélée, contre toute attente, productive et rentable dès la première année”. 

Les maraichers de la ferme du Bec Hellouin appliquent depuis 4 ans ces principes d’agroforesterie sur leur exploitation en Normandie. Ils étudient ce modèle afin de déterminer la viabilité économique de ce modèle agroforestier qu’ils souhaitent généraliser. En effet, les modèles de mini forêt-jardins apportent une flexibilité formidable qui laisse la possibilité d’avoir une autre activité en parallèle. Car la charge moyenne de travail est de 96 heures par an. 

De plus, ce mode de culture demande moins d’interventions humaines requiert peu d’intrants. Ce mode de culture est aussi très rentable car elle permet la culture de champignons, petits fruits, plantes sauvages … qui se vendent bien. Cette activité reviendrait à récolter une production équivalente à 39,90 euros pour une heure passée dans la mini forêt-jardin. Cependant, les produits cultivés sont peu connus ou chers, posant quelques questions relatives à nos habitudes alimentaires et il faut des années avant que l’écosystème devienne commercialement productif. 

Charles Hervé-Gruyer appelle donc à effectuer un mouvement de transition d’une agriculture de plaine et de milieux ouverts vers une agriculture qui repose davantage sur les arbres. 

 

 

Source : https://www.goodplanet.info/2020/09/30/peut-on-vivre-dune-foret-jardin-le-nouveau-reve-de-charles-herve-gruyer/

 

Réduire les pertes et le gaspillage alimentaire devient une urgence pour garantir la sécurité alimentaire

Pour réduire les pertes et gaspillages alimentaires et ainsi éviter une dégradation encore plus forte de la sécurité alimentaire et des ressources naturelles, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations Unis pour l’environnement (PNUE) et leurs partenaires ont demandé à redoubler d’efforts, lors de la première journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture le 29 septembre 2020.

Chaque année, environ 14 % des aliments produits dans le monde sont perdus avant même leur mise sur le marché. À ces pertes s’ajoute celle du gaspillage alimentaire. Ces deux pertes confondues représentent 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. De plus, face à la croissance de la demande alimentaire, de nombreux pays augmentent leur production agricole sans tenter de limiter les pertes et gaspillages de nourriture, ce qui ne fait qu’accroître la pression sur l’environnement et sur des ressources naturelles de plus en plus rares.

Les pertes de nourriture se produisent depuis les exploitations agricoles jusqu’avant les ventes au détail, alors que le gaspillage alimentaire se produit plutôt chez les détaillants, les services de restauration et les ménages. Une grande partie des produits alimentaires est perdue lors du transport. La FAO propose donc des solutions comme un conditionnement en vrac amélioré et durable, par exemple dans des caisses en plastique pour les fruits, réduisant jusqu’à 87% les pertes. De plus, l’utilisation de caisses permet de limiter l’emballage individuel et ainsi la réduction des pertes s’accompagne d’avantages environnementaux.

La FAO et le PNUE appellent donc à intensifier nos efforts pour réduire les pertes et le gaspillage alimentaire, en misant sur l’innovation, les technologies et l’éducation pour faire évoluer les comportements. Toutes ces questions seront abordées et approfondies lors du Sommet sur les systèmes alimentaires en 2021.

Réduire les pertes et gaspillages signifie plus de nourriture pour tous, moins d’émissions de gaz à effet de serre, moins de pression sur l’environnement ainsi qu’une productivité et une croissance économique accrues.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1310454/icode/

Restaurer les terres et sols agricoles en passant par un modèle d’agriculture durable

L’agriculture a souvent été présentée comme une pratique menaçant la biodiversité, mais la conservation des sols et paysages riches en biodiversité par l’agriculture peut permettre sa protection, tout en aidant à la fois la nature et la société. 

C’est vrai, l’agriculture actuelle peut poser des problèmes. En effet, le secteur agricole augmente sa productivité pour assurer la sécurité alimentaire, mais le coût est élevé pour la nature. La surutilisation des intrants peut nuire à la viabilité à long terme de l’agriculture en endommageant les sols et réduisant la biodiversité. Les agriculteurs et les défenseurs de l’environnement devraient travailler ensemble pour conserver la biodiversité des sols, en mettant en place des méthodes agricoles pour améliorer la santé et la productivité des terres agricoles. 

Il est possible de faire évoluer l’agriculture vers une agriculture durable en donnant la priorité à la biodiversité, des sols et des paysages, en adoptant des approches agroécologiques pour la gestion des paysages agricoles, en établissant des cibles et des indicateurs à des niveaux nationaux et mondiaux pour une agriculture durable. Ou encore en récompensant les agriculteurs pour les services écosystémiques fournis par l’agriculture durable, et en construisant un consensus sur la gérance de l’environnement, en améliorant le dialogue entre les secteurs agricoles. 

De plus, faire évoluer l’agriculture vers une agriculture durable et de conservation permettrait de réduire la vulnérabilité des agriculteurs face aux impacts du changement climatique, devrait ainsi réduire la superficie de forêts convertis en terres agricoles et permettrait de réduire les contacts entre les humains et la faune, et ainsi, permettrait d’éviter la propagation d’agents pathogènes entre espèces, réduisant les risques d’épidémies zoonotiques. 

Source : https://knowledge.unccd.int/publications/hot-press-common-ground-restoring-land-health-sustainable-agriculture 

Que prévoit le plan de relance pour le secteur agroalimentaire et l’environnement ?

Le plan baptisé « France relance », doté de 100 milliards d’euros, est financé à 40% par l’Union européenne. Le Plan de relance se place autour de 3 volets : l’écologie, l’économie circulaire et circuits courts, et la transition écologique. Le volet dédié à la transition écologique représente 30 milliards d’euros et vise plusieurs secteurs dont celui de l’agriculture. Ce plan a pour but d’accompagner la transition écologique vers une économie plus verte et durable et de permettre aux entreprises des conditions favorables pour se développer. Selon Barbara Pompili, le plan de relance est un pas de géant pour la transition écologique et va permettre de basculer dans l’économie de demain, sans carbone, et économe en ressources. 

Le volet écologie est basé sur une décarbonation de l’industrie, une transition écologique et une rénovation énergétique des entreprises. Pour l’économie circulaire et les circuits courts, le focus est sur l’investissement dans le réemploi et le recyclage. Le but est de permettre une réduction de l’utilisation du plastique et de favoriser l’usage de plastique recyclé. Enfin, pour le volet de la transition agricole, le but est d’accélérer la transition vers une alimentation saine, sûre, locale et durable.  

L’exécutif accorde 1,2 milliard d’euros pour le secteur agricole avec : 400 millions pour accélérer la transition agroécologique, 250 millions pour la modernisation de la filière animale, la sécurité alimentaire et le bien-être animal, 100 millions pour mettre en œuvre une stratégie nationale sur les protéines végétales, 250 millions pour la modernisation des équipements agricoles et 200 millions pour aider la forêt à s’adapter aux changements climatiques. De plus, 250 millions vont être versés pour la biodiversité dans les territoires dont 135 millions pour la restauration écologique, 60 millions pour les aires protégées, 40 millions pour la protection du littoral, 15 millions pour le renforcement des barrages et 50 millions pour le renforcement parasismique des bâtiments aux Antilles. Avec également 300 millions consacrés aux réseaux d’eau et à la modernisation des stations d’épurations. Pour le volet de l’économie circulaire, 226 millions sont accordés pour accompagner la réduction de l’utilisation du plastique et son recyclage et 274 millions pour moderniser les centres de tri et de recyclage des déchets.  

Ainsi, les dépenses prévues dans le plan de relance sont une bonne nouvelle pour le climat. Mais pour les associations, ce plan pose quelques problèmes car les investissements sont bridés par une limitation à deux ans d’aides pour la transition, une suite de financement incompatibles avec la transition et une absence de conditionnalité écologique des aides. 

Sources : https://www.agro-media.fr/actualite/agroalimentaire-ce-que-prevoit-le-plan-de-relance-pour-les-industries-et-filieres-43854.html  

https://www.actu-environnement.com/ae/news/plan-relance-environnement-transition-ecologique-contenu-36030.php4 

La Commission élève son niveau d’ambition climatique et propose une réduction de 55% des émissions d’ici à 2030

Une promesse a été faite aux Européens : faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique d’ici 2050. Ainsi, la Commission a élevé son niveau d’ambition climatique et propose une réduction de 55% des émissions d’ici à 2030 en tant qu’étape vers la neutralité climatique en 2050. Cet objectif repose sur une analyse d’impact complète des incidences sociales, économiques et environnementales et des actions devront être menées dans tous les secteurs. 

Pour mettre en œuvre cet objectif, les propositions de lois devront être présentées d’ici juin 2021. Il faudra réviser et étendre le règlement sur la répartition et les échanges d’émissions, adapter le règlement sur l’utilisation des sols, renforcer les politiques d’efficacité énergétique et les normes en matière d’émissions de CO2 pour les véhicules routiers. 

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, veut également investir dans une économie circulaire efficace dans l’utilisation des ressources, en promouvant des technologies propres et en créant des emplois verts. La réalisation de cet objectif va contribuer à orienter la relance économique de l’Europe et stimulera les investissements dans une économie efficace des ressources et encourageant les technologies vertes. 

La Commission a également adopté une évaluation des plans nationaux des Etats membres en matière d’énergie et de climat pour la période 2020-2031. Car l’évaluation de la Commission montre que l’UE peut dépasser son objectif actuel de réduction des émissions d’au moins 40% d’ici 2030. Ainsi, pour atteindre le nouvel objectif de 55%, l’UE va devoir accroitre son efficacité énergétique et sa part d’énergie renouvelable. 

Source : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_1599 

 

Lancement d’un Conseil d’experts de haut niveau “ One Health ” : une étape essentielle dans la prévention des épidémies mondiales

Durant le Forum de la Paix de Paris 2020, a été annoncée la création d’un Conseil d’experts de haut niveau «  One Health  » (santé globale). Ce Conseil va constituer un élan dans la prévention et la gestion des futures épidémies mondiales.Dans cet article, Thierry Lefrançois, expert des approches intégrées et des réseaux de santé au CIRAD, apporte quelques précisions sur les missions de ce Conseil.  

L’enjeu de ce Conseilest de permettre de mieux détecter, prévenir etcontrôler les futures épidémies à toutes les échelles. Pour cela, tous les experts attachés aux domaines de la santé et de l’environnement devront travailler ensemble pour anticiperet agir avec rapidité et efficacité.  

Le Conseil devra alors fournir des recommandations prenant en compte les contraintes et les caractéristiques des différents secteurs de la santé. Par la suite, les états et institutions, en s’appuyant sur les recommandations du Conseil, devront mettre en place des procédures pour limiter les émergences.Le Conseil d’experts devra également soutenir, mais aussi aider à orienter les politiques de santé nationales, régionales et internationales, en rassemblant l’ensemble des acteurs impliqués dans la compréhension et la gestion des émergences en santé comme : l’OMS, l’OIE, la FAO, le PNUE ainsi que les États, afin que la démarche soit véritablement opérationnelle.  

Plusieurs réseaux régionaux, créés par le Cirad en appliquant le concept “ One  Health ”, ont déjà fait leurs preuves pour aider à limiter l’entrée de maladies animales sur des territoires ou les contrôler. C’est le cas des actions menées par deux réseaux coordonnés par le Cirad depuis deux départements d’outre-mer français : le réseau CaribVET et le réseau One Health Océan Indien. Deux autres dispositifs de recherche et de formation en partenariats contribuent aux approches intégrées de la santé à un niveau régional : les dPGrease en Asie du Sud Est et le dP RP-PCP en Afrique Australe. En France, la plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA) regroupe les acteurs publics et privés au service de la surveillance épidémiologique du territoire national.   

Ces exemples illustrent bien le potentiel d’amélioration de la gestion des émergences par la mise en œuvre du concept  » One Health «  et d’approches à toutes les échelles et prenant en compte tous les acteurs concernés. Le Conseil d’experts de haut niveau  » One  Health «  place ses ambitions au niveau international, tout en conservant et renforçant les structures régionales et nationales. Les recommandations qu’il fournira devront être complétées par des actions de recherche et de développement dans l’ensemble des zones géographiques confrontées aux émergences.  

 Source : https://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2020/questions-a/thierry-lefrancois-conseil-d-experts-de-haut-niveau-une-seule-sante-one-health#:~:text=La%20cr%C3%A9ation%20d’un%20Conseil,gestion%20des%20futures%20%C3%A9pid%C3%A9mies%20mondiales

OMS:  Organisation mondiale de la santé 

OIE:  Organisation mondiale pour la santé animale 

FAO: Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et la santé 

PNUE: Programme des Nations unies pour l’environnement