Environnement

Les épidémies acridiennes : comment les atténuer et comment affectent-elles la sécurité alimentaire ?

L’écologie et la biologie des criquets en font l’un des ravageurs les plus dévastateurs au monde et menacent la production agricole dans plus de 100 pays comme l’Ethiopie, le Kenya, l’Inde et le Pakistan. Ce fléau affecte fortement le secteur agricole, secteur fondamental dans les économies nationales de ces pays. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’épidémie acridienne de 2020 est la pire depuis 70 ans. Cela pourrait s’expliquer par le changement climatique qui s’intensifie, les ouragans de plus en plus fréquents et les pluies abondantes. 

Des techniques de lutte biologique telles que l‘utilisation de micro-organismes, d’insectes et d’oiseaux aident à réduire les épidémies tout en réduisant les impacts écosystémiques et agricoles. Les technologies vertes devraient remplacer les pesticides toxiques, mais ces technologies telles que la stimulation lumineuse et sonore nécessitent un développement technologique intégrant la télédétection et la modélisation, avant leur application à grande échelle. De même, le boisement des terres arables améliore les conditions climatiques locales, vers moins de précipitations et températures, tout en attirant simultanément un plus grand nombre d’oiseaux, augmentant ainsi la prédation acridienne. 

De plus, les criquets ont une teneur en protéines très élevée et constituent une excellente source de protéines. Ces insectes sont principalement utilisés pour répondre aux besoins nutritionnels et besoins en protéines des animaux d’élevage à grande échelle. Mais avec l’augmentation des populations humaines et une diminution des superficies cultivées, la production de viande est insuffisante et l’utilisation de criquets peut être une solution pour la sécurité alimentaire. En Afrique de l’Est, le taux de croissance des porcs a augmenté lorsqu’ils sont nourris avec des aliments mélangés contenant des criquets, les poulets nourris aux criquets ont un prix plus élevé que les poulets domestiques traditionnels ce qui représente une économie circulaire durable. En moyenne, seulement 2 kg de biomasse végétale sont nécessaires pour produire 1 kg de biomasse d’insectes, soit seulement 20% des besoins de la production de viande. Cela en fait donc une source de protéines beaucoup plus durable tout en réduisant l’utilisation d’insecticides et permettant de soutenir l’économie circulaireCela peut être également une source de protéines alternative pour la consommation humaine.  

Source:  https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0013935120309439

Quel lien la propagation de virus, la déforestation et le système alimentaire ont-ils en commun ?

Durant la pandémie actuelle, il y a eu de nombreux appels pour interdire la récolte et la vente de viande sauvage, afin d’éviter l’augmentation du risque de propagation de maladies zoonotiques. Même avant la pandémie de COVID-19, les agences internationales et le comité de la sécurité alimentaire mondiale étaient inquiets quant à la viabilité à long terme de notre système alimentaire. La pandémie actuelle a donc mis le doigt sur des lacunes dans notre gestion de l’environnement. Mais comment maintenir des régimes alimentaires diversifiés et nutritifs tout en maintenant la durabilité environnementale et la diversité des paysages ? Il y a donc un besoin urgent d’examiner notre système alimentaire mondial, pour identifier si celui-ci contribue à la destruction des forêts, à des pertes de biodiversité et à la mise en danger de la vie humaine. 

L’un des résultats négatifs de l’agriculture industrielle est la simplification extrême des systèmes écologiques (monoculture). Avec la déforestation induite par cette agriculture, nos écosystèmes forestiers perdent une partie de leur faune et flore et ils subissent une transformation permanente pour permettre des cultures de base (responsable d’un quart de la déforestation mondiale). L’impact environnemental de ces systèmes agricoles est grave. En effet, le secteur agricole est responsable de 30% des émissions de gaz à effet de serre, de l’érosion des sols, d’une utilisation d’eau excessive, d’une perte de pollinisateurs, de la pollution chimique. De plus, la déforestation a augmenté notre exposition aux maladies infectieuses (Ebola, paludisme, maladies zoonotiques). L’élevage d’animaux le long de forêt peut permettre aux agents pathogènes de muter et de devenir transmissibles aux humains de par la proximité des élevages et des animaux sauvages. Ainsi, les pertes de forêt et de biodiversité induisent une proximité plus grande des écosystèmes en réduisant la frontière entre eux et donc induit une augmentation du risque et de l’incidence des maladies infectieuses. 

Des solutions pour éviter de futures crises et permettre une sécurité alimentaire plus durable et saine seraient alors d’exploiter plus efficacement, la nature interconnectée de nos forêts et de nos systèmes alimentaires, et permettre une meilleure intégration des forêts et agroforêts à l’échelle du paysage plus large. 

Source : https://theconversation.com/how-our-food-choices-cut-into-forests-and-put-us-closer-to-viruses-144472 

L’intensification de la production de lait pourrait-elle permettre une réduction des charges environnementales ?

Le lait est l’une des denrées agricoles les plus produites au monde, puisqu’il représente respectivement 27 % et 10 % de la valeur ajoutée mondiale de l’élevage et de l’agriculture. Néanmoins, la production laitière est également responsable d’une grande partie des charges environnementales, notamment les émissions de gaz à effet de serre, les pertes de nutriments, de la consommation d’eau et de l’utilisation des terres. Les efforts visant à réduire les impacts environnementaux de l’élevage laitier se sont largement concentrés sur le fait d’améliorer l’intensité de la production laitière, notamment en produisant davantage de lait avec moins de vaches. Mais il ne faut pas se concentrer uniquement sur l’efficacité de production de lait, car cela ne permet qu’une approche unilatérale du problème d’amélioration de la durabilité environnementale des fermes laitières. Il faut également prendre en compte les systèmes alimentaires des ruminants en évitant l’importation d’aliment de l’étranger. Car, dans la production laitière intensive, les aliments importés représentent une importante empreinte outre-mer. En effet, des réductions des émissions nationales peuvent être obtenues de manière indésirable en déplaçant les émissions à l’étranger et les réductions des émissions sectorielles peuvent être déplacées vers d’autres secteurs ne ressoudant en rien le problème d’émission global.

L’étude de scénarii a révélé un compromis important entre le potentiel de réchauffement climatique* et l’occupation des terres agricoles : les exploitations moins axées sur le lait doivent donner la priorité à la réduction de l’occupation des terres (c’est-à-dire utiliser les terres plus efficacement), tandis que les fermes ciblées sur le lait doivent donner la priorité à la réduction des émissions de GES. Ainsi l’intensification de l’élevage laitier ne permet pas nécessairement une production de lait et de bœuf laitier plus durable sur le plan environnemental, en raison des importants compromis environnementaux. Cette constatation doit donc être prise en compte lors de l’évaluation des politiques environnementales au niveau national.

*Facteur de conversion qui permet de comparer l’influence des différents gaz à effet de serre sur le système climatique

 Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301479720309828?via%3Dihub

Face à la croissance démographique, il devient urgentissime de repenser la production alimentaire pour qu’elle soit durable

Les besoins alimentaires ne vont faire qu’augmenter avec la population mondiale, qui devrait atteindre les 9,7 milliards en 2050.  Mais comment nourrir la planète de manière durable et efficace ? C’est une question urgente qui va devenir de plus en plus critique dans les années à venir. De nos jours, les consommateurs ont l’embarras du choix concernant les aliments qu’ils consomment. Mais ont-ils conscience qu’ils font partie de la chaine énergivore reliant tous les secteurs du système alimentaire?    

Selon l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)les systèmes alimentaires consomment 30% de l’énergie disponible dans le monde, et dépendent aussi des combustibles fossiles. L’énergie est cruciale pour la production et la conservation de la nourriture (et permet de prévenir le gaspillage) par l’utilisation de systèmes de réfrigération et de refroidissement.  

Les préoccupations actuelles, concernant l’environnement et la préservation des ressources, nous poussent à faire des efforts pour changer le système alimentaire. C’est ainsi que des initiatives sont mises en place par la FAO, comme Energy Smart Food, qui souligne l’importance de développer des systèmes agroalimentaires économes en énergie, utilisant des énergies renouvelables, sobres en carbone et une écologisation* des chaines alimentaires. 

 *La notion d’écologisation désigne les processus par lesquels l’environnement est pris en compte dans les politiques publiques, dans les organisations, voire dans les pratiques professionnelles. 

Source :https://www.cnbc.com/2020/08/21/sustainable-food-production-becoming-critical-due-to-population-growth.html 

One Health : un congrès digital pour la santé de la Terre, des Animaux et des Hommes

Le congrès One Health 2020, porté par Bleu Blanc Cœur et soutenu par Valorex et l’INRAE, s’est déroulé les mardis 23 juin, 30 juin et 7 juillet sous forme de 3 sessions diffusées en direct sur internet. Durant ces 3 émissions, différents intervenants ont pris la parole pour apporter des explications scientifiques ou des témoignages sur des sujets de nutrition, de santé, d’agriculture et d’environnement. De nombreux aspects ont été abordés comme la santé des sols, qui est nécessaire pour obtenir des aliments de qualité et donc pour améliorer la santé des animaux et Hommes qui s’en nourrissent. Les pratiques trop intensives appauvrissent les sols et, dans ces conditions, ces derniers endossent un rôle néfaste pour la planète car ils rejettent davantage de gaz à effet de serre. C’est pourquoi il est nécessaire de se questionner sur les modes de production actuels. Par ailleurs la santé des animaux a été abordée et en particulier les choix de production (labels écoresponsables) qui définissent la composition nutritionnelle du produit animal. Par exemple, si l’alimentation animale est enrichie en acides gras oméga 3, comme cela a été mis en place par Bleu Blanc Cœur, le produit animal consommé par l’Homme le sera aussi. Sur ce sujet, plusieurs intervenants ont évoqué des effets favorables des acides gras oméga 3 sur l’inflammation, ce qui leur confère un effet potentiellement protecteur vis-à-vis de certaines maladies. Certains intervenants recommandent également de rééquilibrer les assiettes, en augmentant les aliments d’origine végétale et diminuant ceux d’origine animale.  En outre, les intervenants se sont attardés sur la complémentarité entre l’approche nutritionnelle et l’approche médicamenteuse pour les animaux, en rappelant les risques d’une surexposition de nos organismes aux agents de défenses pharmacologiques, et la capacité de prévention des infections par de bonnes pratiques alimentaires. Enfin, les intervenants ont rappelé qu’il faudrait redonner confiance aux consommateurs dans leurs choix alimentaires. Pour conclure, il est primordial que les experts travaillent ensemble pour construire une chaîne alimentaire de qualité et qui respecte la santé de la Terre, des animaux et des Hommes, grâce aux mesures scientifiques et aux actions locales menées sur le terrain par les professionnels.

Source : https://www.bleu-blanc-coeur.org/

 

Le Sénat publie un rapport sur l’alimentation durable

Le 28 mai dernier, Mme Fançoise Cartron (sénatrice de Gironde) et M. Jean-Luc Fichet (sénateur du Finistère) ont publié le rapport d’information « Vers une alimentation durable : un enjeu sanitaire, social, territorial et environnemental majeur pour la France ». Abordant dans un premier temps l’origine du système alimentaire actuel et les enjeux auxquels il fait face aujourd’hui, les deux sénateurs s’attardent ensuite sur les conditions nécessaires pour faire émerger une alimentation durable. La sobriété et la végétalisation sont, pour les auteurs, les deux axes qui doivent guider la transition alimentaire : « manger moins et moins gaspiller » est le levier qui permettra de diminuer les impacts négatifs de l’alimentation. Le rééquilibrage entre l’apport végétal et l’apport animal dans les assiettes permettra quant à lui de donner « une efficacité sanitaire et environnementale maximale ». Il est indiqué par ailleurs qu’une alimentation durable doit être financièrement accessible à tous et doit être acceptable d’un point de vue culturel. Les sénateurs admettent qu’il est complexe de répondre à tous ces objectifs en même temps et expliquent que l’intervention des pouvoirs publics sera primordiale pour lever certains blocages. Ce sont ensuite 20 propositions « de la délégation à la prospective » articulées autour de 4 enjeux (indépendance sur les matières premières, écologie et économie, social et culturel, santé…) qui ont été rédigées dans ce rapport.

Certaines propositions du rapport du Sénat visent à remettre la sécurité d’approvisionnement au cœur des objectifs des politiques alimentaires. D’autres encouragent le développement de la filière des légumineuses, une clé de la transformation des systèmes alimentaires, pour accélérer la transition agroécologique.

Plusieurs propositions ont pour but de faire évoluer les dispositifs de recommandations nutritionnelles et de surveillance de la sécurité sanitaire des aliments.

Enfin, diverses propositions sont destinées à diffuser les pratiques de consommation durable au-delà des milieux aisés ou diplômés, luttant ainsi contre les inégalités.

Source: http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/delegation/prospective/Prospective_synthese_alimentation_durable.pdf

 

La Convention Citoyenne pour le Climat dévoile 14 objectifs sur la thématique alimentaire

La Convention Citoyenne pour le Climat a dévoilé le 21 juin dernier ses 149 propositions au gouvernement, qui en a retenu 146, pour répondre à la question centrale : « comment diminuer d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 dans un esprit de justice sociale ? ». Cette Convention Citoyenne a réuni 150 personnes volontaires qui ont été tirées au sort dans le but de créer un panel représentatif de la population française. Pendant plus de 8 mois, ces personnes ont suivi des auditions et des débats avec des experts (scientifiques, associations, Hommes politiques, syndicats…) sur plusieurs thématiques telles que « se déplacer », « se loger », « se nourrir ».

Plusieurs dizaines de propositions ont été énoncées pour la thématique « se nourrir », pouvant être regroupées en 14 grands objectifs qui sont les suivants : engager la restauration collective vers des pratiques plus vertueuses, notamment avec l’appui de la loi EGalim ; rendre les négociations plus justes entre les agriculteurs, les entreprises agroalimentaires et les centrales d’achats par la présence de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ; développer les circuits courts ; réduire le gaspillage alimentaire en restauration collective et au niveau individuel ; développer les pratiques agroécologiques avec le but de diminuer l’usage des produits phytopharmaceutiques de 50% d’ici 2025 ce qui participerait à atteindre l’objectif de 50% d’exploitations en agroécologies en 2040, mais aussi aider au développement de la filière des protéagineux ; réformer l’enseignement de la formation agricole et en particulier enseigner l’agroécologie ; faire de la France un acteur clé pour la négociation de la PAC ; utiliser et suivre le Plan Stratégique National pour évoluer à l’échelle de la France ; inciter au développement d’une pêche à faible émission de GES ; élaborer un modèle de politique commerciale qui encourage une alimentation saine et une agriculture faible en émissions de GES ; mieux informer le consommateur ; réformer le fonctionnement des labels ; réglementer la production, l’importation et l’usage des auxiliaires technologiques et additifs alimentaires ; et enfin légiférer sur le crime d’écocide*. Ces propositions montrent la volonté de réformer la chaîne alimentaire ainsi que les habitudes alimentaires des consommateurs, en incluant une valeur éthique qui permettra de répondre à cet enjeu climatique.

*écocide : grave atteinte portée à l’environnement, entraînant des dommages majeurs à un ou plusieurs écosystèmes, et pouvant aboutir à leur destruction.

Source : https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/se-nourrir-2/

Protéines XTC dévoile son rapport Food Vision 2020

L’agence Protéines XTC est une agence de conseil en innovation et communication spécialisée dans le domaine alimentaire, qui met en avant les défis des industries alimentaires en lien avec l’évolution de la société et des consommateurs L’agence a dévoilé la 3ème édition de son rapport Food Vision. Ce rapport indique d’abord trois chiffres clés : 21% des exploitants vendent une partie de leur production en circuit court, les ¾ des français déclarent consommer régulièrement des produits issus d’agriculture biologique et le nombre d’ingrédients dans la composition des nouveaux produits mis sur le marché entre 2015 et 2019 a diminué d’environ 20%. Par ailleurs, Food Vision a dévoilé 6 axes de transformation de l’alimentation étudiés à travers 3 prismes : la sociologie de l’alimentation, l’innovation et la communication. Il en ressort que : 

  • Le consommateur demande plus de sobriété et que les entreprises devront alors intégrer les dimensions de sobriété et de frugalité comme valeur ajoutée 
  • De même, le consommateur attend des produits alimentaires sains et à des prix abordables.  
  • Les consommateurs souhaitent également davantage de traçabilité : être informé sur l’impact environnemental du produit, son impact sur la santé et sur le bien-être animal. Les industries devront répondre à ces nouvelles demandes.  
  • Le végétal, qui a occupé une place importante cette année, doit rester source de plaisir, de naturalité et de praticité pour s’imposer comme une alternative durable.  
  • Par ailleurs, les entreprises doivent intégrer les revendications des communautés de consommateurs, comme les Vegan, pour communiquer et innover
  • Enfin, les industries devront recréer un lien d’échange et de confiance avec les consommateurs.

Sources : https://www.agro-media.fr/dossier/le-nombre-dingredients-dans-les-recettes-tend-il-a-diminuer-41849.html 

https://alimentation-generale.fr/analyse/les-6-grandes-tendances-2020-en-alimentation-decryptees-par-food-vision/ 

La commission Européenne dévoile sa stratégie de transition des systèmes alimentaires

Le 20 mai 2020, la Commission Européenne a publié sa stratégie “De la ferme à la fourchette”, partie intégrante du Pacte vert Européen qui vise à rendre les systèmes alimentaires équitables, sains et respectueux de l’environnementLe document, disponible sur le site internet de la Commission Européenne, rappelle en premier lieu la nécessité pour l’agriculture de l’Union d’accélérer sa transition agricole, à cause de l’impact des systèmes alimentaires sur le climat et sur l’environnement. La stratégie “De la ferme à la fourchette” vise la réduction de la dépendance aux pesticides et aux antimicrobiens, la diminution de l’emploi abusif d’engrais, le développement de l’agriculture biologique, l’amélioration du bien-être animal et l’inversement de la régression de la biodiversité. La finalité de cette stratégie se résume en 5 pointspermettant de mener à un système alimentaire qui :  

1) a un impact environnemental neutre ou positif ;  

2) aide à atténuer le changement climatique et s’adapte à ses impacts ;  

3) inverse la perte de la biodiversité ;  

4) assure la sécurité alimentaire, la nutrition et la santé publique en veillant à ce que chacun ait accès à une nourriture suffisante, sûre, nutritive et durable ;  

et 5) préserve l’accessibilité financière des aliments tout en générant des rendements économiques plus équitables, en stimulant la compétitivité du secteur de l’approvisionnement de l’UE et en promouvant le commerce équitable.  

Le document de stratégie souligne enfin l’importance d’aborder une approche collective pour avancer dans cette transition. Les pouvoirs publics, les acteurs du secteur privé de la chaîne alimentaire, les organisations non gouvernementales, les partenaires sociaux, les universitaires mais aussi et surtout les citoyens, par le changement de leurs régimes alimentaires, doivent s’impliquer dans cette transition. Par cette stratégie, le système alimentaire de l’Union européenne pourrait devenir une norme mondiale en matière de durabilité.  

Sources :  https://ec.europa.eu/food/farm2fork_en  

https://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar:ea0f9f73-9ab2-11ea-9d2d 01aa75ed71a1.0002.02/DOC_1&format=PDF  

Infographie : vers un régime français plus durable ?

L’INRAE a publié en octobre 2019 une infographie présentant la composition d’un panier d’achats alimentaires qui permet de composer un régime alimentaire plus durable. Un régime alimentaire durable doit répondre à plusieurs critères : il doit couvrir les besoins énergétiques et nutritionnels, avoir un impact réduit sur l’environnement, être acceptable culturellement et être accessible économiquement par la population. Les recommandations nutritionnelles soulignent qu’il faut limiter la consommation d’aliments riches en graisses et en sucres et augmenter la consommation de fruits et légumes. Or les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont proportionnelles aux quantités ingérées, ce qui explique que les régimes ayant une bonne qualité nutritionnelle ne sont pas toujours ceux qui ont le moins d’impact sur l’environnement.

Des chercheurs ont toutefois identifié un régime alimentaire qui réalise le meilleur compromis entre l’impact moindre sur les émissions de GES et la qualité nutritionnelle du régime alimentaire.

La composition du panier d’achats alimentaires de ce régime est disponible sur le lien suivant : https://www.inrae.fr/actualites/infographie-regime-francais-plus-durable