Environnement

Les recommandations du WWF sur la consommation de viande

L’organisation WWF a publié en octobre 2019 une étude sur l’impact de l’élevage sur différents indicateurs : le changement climatique, la pollution des eaux, la pollution liée aux pesticides et le bien-être animal. Le WWF a étudié séparément la production de viande de différentes espèces issues d’élevages certifiés ou non par des labels (bio, label rouge, bleu blanc cœur…). L’analyse de ces indicateurs dans les différents élevages a montré que l’enjeu environnemental et l’enjeu éthique sont dépendants : un mode d’élevage durable pour l’environnement est aussi un mode d’élevage qui prend en compte le bien-être animal. Le mode de production le plus respectueux d’un point de vue environnemental et éthique est l’agriculture biologique. Ce type d’agriculture permet une plus grande autonomie et une meilleure diversification. Le label rouge prend lui aussi en compte le bien-être animal. Une des façons pour les éleveurs conventionnels d’entamer leur transition agricole est de limiter l’importation de soja, tout en relocalisant la production de protéines végétales. Les consommateurs sont également acteurs de la transition agricole par l’adaptation de leurs assiettes à une alimentation plus durable : augmenter les protéines végétales et diminuer les protéines animales, tout en consommant occasionnellement de la viande venant d’élevage respectant les pratiques de durabilité.

Source :  https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-201912/20191220_Etude_Viande-manger-moins-manger-mieux-min.pdf

Résidus de pesticides dans l’Union Européenne : quels sont les résultats du rapport de l’EFSA ?

Le 26 mai dernier, le rapport annuel de l’UE sur les résidus de pesticides (en anglais) a été publié. Les tests ont été menés en 2017 dans les pays membres de l’UE ainsi que l’Islande et la Norvège, sur des produits venant du monde entier. Sur les 84 627 échantillons analysés, 95.9 % étaient conformes à la législation, et 54.1 % des échantillons n’avaient pas de résidus quantifiables.

pesticidesSi ces chiffres ont piqué votre curiosité, l’EFSA a réalisé un outil de visualisation graphique des données, qui sont représentées sous formes de bulles. Les résultats sont disponibles par aliment et par pays. Par exemple pour les pommes de terre, 66.3 % des échantillons ont un taux de pesticides inférieur à la Limite de Quantification (LQ), 31.9 % ont un taux de pesticides entre LQ et la Limite Maximale de Résidus (LMR) et 1.8 % des échantillons ont un taux supérieur à la LMR.

Le rapport conclut que la probabilité qu’un citoyen de l’UE ait des effets négatifs sur sa santé à cause des pesticides est faible.

Sources :

  • EFSA (European Food Safety Authority), 2019. Scientic report on the 2017 European Union report on pesticide residues

 in food. EFSA Journal 2019;17(6):5743, 152 pp. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2019.5743 

Et si un régime durable propre à chaque pays pouvait être estimé par un algorithme ?

C’est le défi que se sont lancé Abhishek Chaudhary et Vaibhav Krishna, pour 152 pays.

Pour créer un régime, une base de données a été choisie comportant 221 produits alimentaires, complétée avec leurs 29 macronutriments et micronutriments. Lors de l’analyse, des contraintes ont été appliquées, telles que des limites d’apport minimal et maximal pour certains produits alimentaires, ainsi qu’un apport journalier en calories compris entre 2300 et 3200 kcal. Concernant l’environnement, 5 paramètres ont été choisis, à savoir les émissions de carbone, l’eau et le territoire utilisé, et les besoins en azote et en phosphore relatifs à la production des produits alimentaires. L’acceptabilité du régime a été paramétrée pour respecter une certaine diversité dans les produits consommés, rester raisonnablement proche des régimes habituels, ne pas ajouter des aliments dans des régimes où ils sont habituellement interdits ou absents, et maintenir les consommations d’alcool, d’épices, de café et de thé aux mêmes niveaux.

Les recommandations générales générées par l’algorithme poussent à une diminution des apports en viande, en produits laitiers, en riz et en sucre, alors qu’elles encouragent la consommation de fruits, de légumes, de légumineuses, de graines et noix. Ce régime est proche de celui suivi en Iran, en Turquie et en Israël, qui ont donc peu de changements à faire. Le régime pousse parfois à faire des compromis : par exemple il est recommandé fortement à certains pays d’augmenter leur consommation de fruits et légumes, ce qui augmente l’empreinte écologique. La mise en place de ces recommandations conduirait théoriquement à la diminution de 32 % des émissions de gaz à effets de serre. Il est intéressant de noter que les défis nutritionnels se situent autour de l’apport en fibres, en vitamine B12, vitamine E et acides gras saturés, alors que les défis d’ordres environnementaux sont liés à l’azote et au carbone.

La discussion se veut prudente, car certains biais n’ont pu être écartés, néanmoins la conclusion met en valeur qu’une optimisation non-linéaire permet de prendre en compte de nombreux facteurs pour construire des régimes plus durables, et que cela représente un champ de recherche à explorer.

 

Source :

Quel lien peut-il y avoir entre les intoxications alimentaires et le changement climatique ?

L’agence de la santé publique du Canada a récemment publié un article sur les risques d’infections alimentaires liées au réchauffement climatique. En effet, au Canada et comme dans de nombreux autres pays, la température de l’air, de l’eau et le taux de précipitations sont appelés à connaitre une élévation. Pour les agents pathogènes, cela est souvent synonyme de meilleur taux de croissance, d’une augmentation de leur zone géographique viable et de leur taux de survie.

Pour l’environnement, cela est problématique de plusieurs façons. Pour commencer, un animal stressé peut libérer davantage d’agents pathogènes entériques. Puis, si la zone géographique des agents pathogènes s’agrandit avec le réchauffement climatique, celle des animaux les transportant aussi : rongeurs et insectes sont susceptibles de transférer et contaminer des poulets avec Campylobacter, tandis Vibrio peut se déplacer grâce aux phytoplanctons, zéoplanctons et copépodes dans l’eau, et infecter des huîtres. Enfin, l’environnement lui-même peut permettre le déplacement des agents pathogènes, lors de fortes précipitations.

Dans la vie courante, un été chaud et long rime parfois avec des aliments que l’on garde dehors un peu trop longtemps (mauvais refroidissement), réchauffe peu (mauvaise cuisson), et manipule de façon inadéquate, augmentant les risques de contamination croisée et de prolifération des agents pathogènes. De plus, la consommation de légumes et de fruits frais augmente aussi, ce qui est lié à la multiplication des cas d’intoxications alimentaires.

En étudiant les 5 agents pathogènes les plus communs au Canada, tous sont appelés à bénéficier du réchauffement climatique, excepté Clostridium Perfringens. D’autres pathogènes seront peut-être prochainement dans ce classement tels que Vibrio, les mycotoxines pour le blé et le maïs, ou encore une souche microbienne résistante aux antibiotiques. Une approche multidisciplinaire est favorisée pour aborder ces défis, avec une attention particulière aux modèles mathématiques pour anticiper et modéliser les futurs phénomènes.

Source :

Transition de l’agriculture vers la durabilité à Belle-Ile-en-Mer : retour sur un projet soutenu par l’Institut Olga Triballat

En 2016, Belle-Ile-en-Mer possédait 36 exploitations dont 9 en agriculture biologique. L’agriculture insulaire était dominée par l’élevage, des filières comprenant de nombreux intermédiaires, et de multiples échanges avec le continent. Ainsi, des intrants étaient importés comme beaucoup d’autres produits, alors que le lait était exporté brut sur le continent. Une volonté et un besoin fort ont été identifiés par les porteurs du projet pour favoriser l’intercompréhension des différents acteurs. C’est dans ce contexte que le projet a pris place, et les objectifs atteints ont été multiples.

Le PAEC (Projet Agro-Environnemental et Climatique) a été accompagné, ce qui a permis une prise de conscience du besoin de protéger l’origine des productions agricoles belliloises. La question du foncier sur l’île a été largement abordée, permettant la création d’une réserve foncière. Par ailleurs, le diagnostic agri-alimentaire, toujours en cours, pourra enrichir cette démarche foncière. Il y a eu des avancées concernant la transformation locale des productions, surtout concernant la filière laitière, avec un chantier qui devrait débuter au cours du premier semestre 2020. Du côté de l’atelier de découpe et transformation, une prise de conscience et une mobilisation ont été observées, mais un temps de maturation plus long est nécessaire. Pour créer un lien avec le public, la sensibilisation a été un outil phare pour communiquer, en prenant différentes formes : ciné-débats, visites de fermes, randos-terroirs et éco-écoles. Les différents acteurs ont aussi joué un rôle clé, avec le comité local agricole bellilois qui a donné une structure et qui a permis d’initier d’autres projets. L’implication de la restauration collective a aussi été importante, avec une nette avancée de l’approvisionnement local des restaurants, ce qui demande en revanche des moyens à assurer dans la durée.

Pour conclure, ce projet a permis de resserrer les liens entre les différents acteurs autour d’une alimentation plus durable sur l’île, et a favorisé une atmosphère propice à l’éclosion d’autres initiatives.

5 actions climatiques contre la faim dans le monde recommandées par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)

Entre 2017 et 2030, un milliard de personnes supplémentaires peuplera la Terre, faisant porter le nombre d’habitants à 8,6 milliards selon les estimations des Nations Unies. Face à une telle augmentation, en prenant compte des manques existant déjà, et de l’impact du changement climatique, comment nourrir toutes ces personnes ? Pour y répondre, la FAO a publié un guide de 5 actions climatiques pour atteindre un monde « #FaimZéro ».

Pour commencer, un premier point se concentre sur la diversification des régimes alimentaires : la FAO propose de manger un repas végétarien par semaine, comprenant des légumineuses. En effet, ces dernières sont moins gourmandes en ressources naturelles, notamment en eau. Ensuite, après avoir adapté ce que nous mettons dans notre assiette, il faut aussi ajuster ce qu’il reste après avoir terminé son repas. En effet, à cause du gaspillage alimentaire, c’est 1/3 de la production qui part à la poubelle, et cela revient aussi à gaspiller les ressources utilisées pour sa production : l’eau, le transport, le travail. La FAO propose de congeler ou d’accommoder les restes, vérifier si les dates indiquées sur le paquet sont les dates de péremption ou les dates optimales, et consommer les fruits et légumes même s’ils ne sont pas dans les standards « esthétiques ». Le troisième geste consiste à utiliser moins d’eau : cela concerne les agriculteurs, mais rentre aussi dans la thématique du gaspillage, la FAO pointant qu’une orange nécessite 50 litres d’eau pour être produite. La quatrième action est de garder les sols et les eaux propres, cela passe par jeter les déchets aux endroits appropriés, et aussi par réduire sa consommation de plastique. Enfin, un autre moyen est de soutenir les producteurs locaux, permettant ainsi de réduire les ressources nécessaires au transport.

L’article de la FAO est très positif, en mettant l’accent sur l’individu, pour que chaque personne se sente concernée, et agisse à sa propre échelle : « Nous pouvons être la génération #FaimZéro ».

Sources :

La fin des Abeilles ?

Changement climatique, pollution, agriculture intensive, pesticides… Voici les principaux facteurs auxquels les pollinisateurs sont actuellement confrontés, les menaçant dangereusement d’extinction. Il faut savoir que les pollinisateurs, tels que les abeilles, les bourdons, les papillons, les coléoptères, ou encore les oiseaux et les chauves-souris, jouent un rôle important dans la fertilisation des plantes. En quête de nectar, les pollinisateurs effectuent de nombreux voyages entre les fleurs, permettant le transport du pollen. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), plus de 75 % des récoltes alimentaires mondiale dépendent de la pollinisation. Par exemple, l’extinction des pollinisateurs aurait pour conséquence la fin de la culture du café, du cacao, de pommes, d’amandes ou de tomates. On estime une forte baisse de la diversité alimentaire si aucun effort n’est mis en œuvre pour la protection des abeilles.

Durant les dernières décennies, la diversité et le nombre de pollinisateurs ont grandement diminué. Une des principales causes parmi d’autres : l’activité humaine, avec l’utilisation massive de produits phytosanitaires, dont les insecticides en agriculture intensive. Mais il y a aussi les maladies et les prédateurs, avec la recrudescence du frelon asiatique (Vespa velutina), la faible disponibilité de la nourriture (jardins nus ou pauvres en fleurs, tontes régulières du gazon), ou encore le changement climatique qui perturbe les saisons et les périodes de floraison.

Les pratiques agricoles durables, comme l’agroécologie, qui n’utilisent pas de pesticides et favorisent les interactions écosystémiques, sont mises en avant pour aider à la sauvegarde des pollinisateurs. En parallèle, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, la FAO a développé un Code international de conduite pour la gestion des pesticides visant à cadrer et limiter l’utilisation des pesticides.

Sources :

http://www.fao.org/news/story/fr/item/1132359/icode/

http://www.efsa.europa.eu/en/topics/topic/bee-health

Gaspillage, qualité de l’alimentation et environnement

Un des objectifs mondiaux actuels est d’améliorer la qualité de l’alimentation tout en réduisant son impact environnemental. L’objectif de cette étude était de mettre en relation plusieurs facteurs, dont le gaspillage alimentaire, la qualité de l’alimentation, le gaspillage d’éléments nutritifs et de multiples mesures de durabilité (l’utilisation des terres cultivées, l’eau d’irrigation, les pesticides et les engrais utilisés) sur un modèle d’agriculture conventionnelle. Les auteurs montrent que les consommateurs américains ont gaspillé 422g de nourriture par personne par jour, ce qui correspond à 30 millions d’acres (soit environ 12 millions d’hectares) de terres cultivées par an, 30 % des calories journalières, ¼ de la nourriture quotidienne et 7% de la superficie cultivée par an. Cependant, les régimes de meilleurs qualité (riches en fruits et légumes) sont liés à de plus de déchets alimentaires, plus de pesticides utilisés et plus d’eau d’irrigation gaspillée, mais moins de déchets de terres cultivées. Cela s’explique par le manque de connaissances des consommateurs américains sur la façon de préparer et de conserver leurs fruits et légumes, ce qui serait donc un point majeur à améliorer pour réduire le gaspillage alimentaire. De plus, ce type d’agriculture est très consommatrice en termes d’eau et produits phytosanitaires, donc chaque gaspillage a un impact écologique important. Les auteurs concluent qu’il serait intéressant de changer de mode d’agriculture pour aller vers une production durable, afin de diminuer les quantités d’eau utilisées et améliorer la qualité de la terre en limitant les produits phytosanitaires.

Source :

Conrad Z., Niles M.T., Neher D.A., Roy E.D., Tichenor N.E., Jahns L. (2018) Relationship between food waste, diet quality, and environmental sustainability. PLoS ONE 13(4): e0195405. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0195405

L’augmentation de CO2 atmosphérique aggrave la déficience protéique mondiale

En 2050, la population mondiale est estimée aux alentours des 9,7 milliards d’individus. Ce changement démographique tend à augmenter les consommations alimentaires, sous une concentration atmosphérique en CO2 qui ne cesse de croître. Une étude par méta-analyse montre que les cultures évoluant sous des concentrations élevées de CO2 (eCO2) contiennent moins de protéines et d’oligoéléments. Les plantes les plus sensibles à cet eCO2 sont les cultures C3 comme le riz, le blé, l’orge et la pomme de terre. Or, on estime que le blé et le riz sont les principales sources de protéines pour 71% de la population mondiale. De ce fait, 148 millions de personnes dans le monde risquent une déficience protéique à cause de la hausse de CO2, d’ici 2050. L’Inde serait sévèrement touchée, car probablement le futur pays le plus peuplé du monde et dont la population est fortement dépendante du riz. Selon l’estimation des auteurs, la déficience protéique toucherait environ 1,4 milliard de la population mondiale, avec un risque que cela s’aggrave en 2050. Chez l’homme, une baisse de l’apport protéique conduit à des déficiences énergétiques, vitaminiques et immunologiques, se traduisant par plusieurs syndromes qui font de nombreux mort chaque année.

Medek DE, Schwartz J, Myers SS. (2017) Estimated Effects of Future Atmospheric CO2 Concentrations on Protein Intake and the Risk of Protein Deficiency by Country and Region. Environmental Health Perspectives, 125(8):087002. doi : 10.1289/EHP41.

Quels sont les effets des pesticides sur la santé ?

Depuis la fin des deux grandes guerres, l’agriculture conventionnelle domine l’agriculture mondiale, grâce aux avancées scientifiques dans le domaine de la chimie. Mais qu’en est-il des effets des produits phytosanitaires sur la santé aujourd’hui ?

Une étude américaine a analysé l’impact de l’exposition aux pesticides sur le poids des nouveau-nés, le temps de gestation et les anomalies chromosomiques. Cette étude a été réalisée dans la vallée de San Joaquin (Californie), une région très productive en fruits, légumes et noix, dont les cultures utilisent beaucoup de main-d’œuvre et de produits chimiques. Les statistiques sont issues des naissances de 1997 à 2011, et les données d’épandage de pesticides (quantité, type de pesticide, mode de d’application). Les résultats montrent que les femmes enceintes fortement exposées donnent naissance à des nourrissons avec un poids inférieur de 0,4 % par rapport aux femmes faiblement exposées, une probabilité de naissance prématurée supérieure de 8 % et une probabilité d’anomalie supérieure de 9 %.

Une autre étude, cette fois-ci franco-britannique, évalue les effets d’un mélange de substances chimiques incluant des polluants, des pesticides et des médicaments, sur la synthèse de testostérone par des tissus testiculaires de fœtus. Une diminution de synthèse de testostérone est observée. Celle-ci est d’autant plus forte lorsque le nombre de substances du mélange augmente et ce même lorsque les substances se trouvent à des concentrations qui n’auraient pas occasionné d’effet isolément. Cet effet « cocktail » est de plus en plus étudié dans le domaine agroalimentaire, de la production agricole jusqu’au consommateur.

Sur la même thématique, une étude en cours de réalisation par l’EFSA vise à montrer l’effet cumulatif des pesticides, présents dans la nourriture, sur les systèmes nerveux et thyroïdien. Cette évaluation est établie par un logiciel, le Monte Carlo Risk Assessment tool, en combinaison avec plusieurs banques de données établies ou en cours de réalisation par l’EFSA. Les résultats permettront d’évaluer les risques cumulatifs des pesticides pour améliorer leur règlementation.

En France, le 25 avril 2018, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a communiqué un plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques dont voici les quatre grandes priorités : 1) Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement. 2) Mieux connaitre les impacts pour mieux informer, protéger la population et les professionnels et préserver l’environnement. 3) Amplifier la recherche-développement d’alternatives et la mise en œuvre de ces solutions par les agriculteurs. 4) Renforcer le plan Ecophyto 2, améliorer sa gouvernance et son fonctionnement.

Pour plus de précision, les mesures détaillées sont consultables ici : http://agriculture.gouv.fr/telecharger/89925?token=713409f4c23334c8336a8ff4357d0cb2 

 

Sources :

  • Gaudriault P, Mazaud-Guittot S, Lavoué V, Coiffec I, Lesné L, Dejucq-Rainsford N, Martin Scholze M, Kortenkamp A and Jégou B (2017) Endocrine Disruption in Human Fetal Testis Explants by Individual and Combined Exposures to Selected Pharmaceuticals, Pesticides, and Environmental Pollutants. Environ Health Perspectives. 125 ; 8. DOI:10.1289/EHP1014. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5783658/

 

  • J.W. Kruisselbrink, H. van der Voet, G. van Donkersgoed, J. van Klaveren (2018) Proposal for a data model for probabilistic cumulative dietary exposure assessments of pesticides in line with the MCRA software. EFSA Supporting Publications, Volume 15, Issue 4. https://doi.org/10.2903/sp.efsa.2018.EN-1375

 

  • Larsen A. E., Gaines S. D., Deschênes O. (2017) Agricultural pesticide use and adverse birth outcomes in the San Joaquin Valley of California. Nature Communications Volume 8, Article 302 doi:10.1038/s41467-017-00349-2. http://www.nature.com/articles/s41467-017-00349-2