Environnement

La Convention Citoyenne pour le Climat dévoile 14 objectifs sur la thématique alimentaire

La Convention Citoyenne pour le Climat a dévoilé le 21 juin dernier ses 149 propositions au gouvernement, qui en a retenu 146, pour répondre à la question centrale : « comment diminuer d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 dans un esprit de justice sociale ? ». Cette Convention Citoyenne a réuni 150 personnes volontaires qui ont été tirées au sort dans le but de créer un panel représentatif de la population française. Pendant plus de 8 mois, ces personnes ont suivi des auditions et des débats avec des experts (scientifiques, associations, Hommes politiques, syndicats…) sur plusieurs thématiques telles que « se déplacer », « se loger », « se nourrir ».

Plusieurs dizaines de propositions ont été énoncées pour la thématique « se nourrir », pouvant être regroupées en 14 grands objectifs qui sont les suivants : engager la restauration collective vers des pratiques plus vertueuses, notamment avec l’appui de la loi EGalim ; rendre les négociations plus justes entre les agriculteurs, les entreprises agroalimentaires et les centrales d’achats par la présence de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ; développer les circuits courts ; réduire le gaspillage alimentaire en restauration collective et au niveau individuel ; développer les pratiques agroécologiques avec le but de diminuer l’usage des produits phytopharmaceutiques de 50% d’ici 2025 ce qui participerait à atteindre l’objectif de 50% d’exploitations en agroécologies en 2040, mais aussi aider au développement de la filière des protéagineux ; réformer l’enseignement de la formation agricole et en particulier enseigner l’agroécologie ; faire de la France un acteur clé pour la négociation de la PAC ; utiliser et suivre le Plan Stratégique National pour évoluer à l’échelle de la France ; inciter au développement d’une pêche à faible émission de GES ; élaborer un modèle de politique commerciale qui encourage une alimentation saine et une agriculture faible en émissions de GES ; mieux informer le consommateur ; réformer le fonctionnement des labels ; réglementer la production, l’importation et l’usage des auxiliaires technologiques et additifs alimentaires ; et enfin légiférer sur le crime d’écocide*. Ces propositions montrent la volonté de réformer la chaîne alimentaire ainsi que les habitudes alimentaires des consommateurs, en incluant une valeur éthique qui permettra de répondre à cet enjeu climatique.

*écocide : grave atteinte portée à l’environnement, entraînant des dommages majeurs à un ou plusieurs écosystèmes, et pouvant aboutir à leur destruction.

Source : https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/se-nourrir-2/

Protéines XTC dévoile son rapport Food Vision 2020

L’agence Protéines XTC est une agence de conseil en innovation et communication spécialisée dans le domaine alimentaire, qui met en avant les défis des industries alimentaires en lien avec l’évolution de la société et des consommateurs L’agence a dévoilé la 3ème édition de son rapport Food Vision. Ce rapport indique d’abord trois chiffres clés : 21% des exploitants vendent une partie de leur production en circuit court, les ¾ des français déclarent consommer régulièrement des produits issus d’agriculture biologique et le nombre d’ingrédients dans la composition des nouveaux produits mis sur le marché entre 2015 et 2019 a diminué d’environ 20%. Par ailleurs, Food Vision a dévoilé 6 axes de transformation de l’alimentation étudiés à travers 3 prismes : la sociologie de l’alimentation, l’innovation et la communication. Il en ressort que : 

  • Le consommateur demande plus de sobriété et que les entreprises devront alors intégrer les dimensions de sobriété et de frugalité comme valeur ajoutée 
  • De même, le consommateur attend des produits alimentaires sains et à des prix abordables.  
  • Les consommateurs souhaitent également davantage de traçabilité : être informé sur l’impact environnemental du produit, son impact sur la santé et sur le bien-être animal. Les industries devront répondre à ces nouvelles demandes.  
  • Le végétal, qui a occupé une place importante cette année, doit rester source de plaisir, de naturalité et de praticité pour s’imposer comme une alternative durable.  
  • Par ailleurs, les entreprises doivent intégrer les revendications des communautés de consommateurs, comme les Vegan, pour communiquer et innover
  • Enfin, les industries devront recréer un lien d’échange et de confiance avec les consommateurs.

Sources : https://www.agro-media.fr/dossier/le-nombre-dingredients-dans-les-recettes-tend-il-a-diminuer-41849.html 

https://alimentation-generale.fr/analyse/les-6-grandes-tendances-2020-en-alimentation-decryptees-par-food-vision/ 

La commission Européenne dévoile sa stratégie de transition des systèmes alimentaires

Le 20 mai 2020, la Commission Européenne a publié sa stratégie “De la ferme à la fourchette”, partie intégrante du Pacte vert Européen qui vise à rendre les systèmes alimentaires équitables, sains et respectueux de l’environnementLe document, disponible sur le site internet de la Commission Européenne, rappelle en premier lieu la nécessité pour l’agriculture de l’Union d’accélérer sa transition agricole, à cause de l’impact des systèmes alimentaires sur le climat et sur l’environnement. La stratégie “De la ferme à la fourchette” vise la réduction de la dépendance aux pesticides et aux antimicrobiens, la diminution de l’emploi abusif d’engrais, le développement de l’agriculture biologique, l’amélioration du bien-être animal et l’inversement de la régression de la biodiversité. La finalité de cette stratégie se résume en 5 pointspermettant de mener à un système alimentaire qui :  

1) a un impact environnemental neutre ou positif ;  

2) aide à atténuer le changement climatique et s’adapte à ses impacts ;  

3) inverse la perte de la biodiversité ;  

4) assure la sécurité alimentaire, la nutrition et la santé publique en veillant à ce que chacun ait accès à une nourriture suffisante, sûre, nutritive et durable ;  

et 5) préserve l’accessibilité financière des aliments tout en générant des rendements économiques plus équitables, en stimulant la compétitivité du secteur de l’approvisionnement de l’UE et en promouvant le commerce équitable.  

Le document de stratégie souligne enfin l’importance d’aborder une approche collective pour avancer dans cette transition. Les pouvoirs publics, les acteurs du secteur privé de la chaîne alimentaire, les organisations non gouvernementales, les partenaires sociaux, les universitaires mais aussi et surtout les citoyens, par le changement de leurs régimes alimentaires, doivent s’impliquer dans cette transition. Par cette stratégie, le système alimentaire de l’Union européenne pourrait devenir une norme mondiale en matière de durabilité.  

Sources :  https://ec.europa.eu/food/farm2fork_en  

https://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar:ea0f9f73-9ab2-11ea-9d2d 01aa75ed71a1.0002.02/DOC_1&format=PDF  

Infographie : vers un régime français plus durable ?

L’INRAE a publié en octobre 2019 une infographie présentant la composition d’un panier d’achats alimentaires qui permet de composer un régime alimentaire plus durable. Un régime alimentaire durable doit répondre à plusieurs critères : il doit couvrir les besoins énergétiques et nutritionnels, avoir un impact réduit sur l’environnement, être acceptable culturellement et être accessible économiquement par la population. Les recommandations nutritionnelles soulignent qu’il faut limiter la consommation d’aliments riches en graisses et en sucres et augmenter la consommation de fruits et légumes. Or les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont proportionnelles aux quantités ingérées, ce qui explique que les régimes ayant une bonne qualité nutritionnelle ne sont pas toujours ceux qui ont le moins d’impact sur l’environnement.

Des chercheurs ont toutefois identifié un régime alimentaire qui réalise le meilleur compromis entre l’impact moindre sur les émissions de GES et la qualité nutritionnelle du régime alimentaire.

La composition du panier d’achats alimentaires de ce régime est disponible sur le lien suivant : https://www.inrae.fr/actualites/infographie-regime-francais-plus-durable

L’impact environnemental positif du suivi des recommandations nutritionnelles

En mars 2020, l’Inserm a publié un communiqué de presse dévoilant les conclusions d’une étude menée sur les impacts des recommandations des Programme National Nutrition Santé (PNNS) publiés en France. Depuis 2001, la France élabore des recommandations nutritionnelles via le PNNS afin d’apporter à la population des informations sur la nutrition et sur l’activité physique. En 2017, ces programmes ont été actualisés, en incluant la dimension environnementale de l’alimentation. Des recommandations ont été ajoutées au programme : réduire sa consommation en viande rouge et en charcuterie, diminuer sa consommation en produits sucrés, consommer suffisamment mais modérément des produits laitiers, limiter sa consommation d’alcool, augmenter sa consommation en aliments d’origine végétale (légumineuses, légumes, fruits, produits céréaliers complets). Enfin, il est recommandé de favoriser les aliments issus de l‘agriculture biologique.  

Des scientifiques de lINRAe, de l’Inserm, de l’Université Sorbonne Paris Nord et de Solagro ont cherché à évaluer l’impact de ces nouvelles recommandations sur la santé et sur l’environnement par rapport aux recommandations de 2001En se basant sur les données de 28 340 participants de la cohorte NutriNet-Santé, ils se sont appuyés sur plusieurs indicateurs à la fois nutritionnels (nombre de calories, types d’aliments consommés), environnementaux (émission de gaz à effet de serre, ressources utilisées, occupation des sols…), économiques (coût de l’alimentation), et toxicologiques (exposition aux résidus de pesticides). Les résultats ont montré que les personnes ayant suivi les recommandations nutritionnelles de 2017 ont réduit davantage l’impact de leur alimentation sur l’environnement. De plus, suivre les recommandations de 2017 permettrait de prévenir plus de décès dus à des maladies cardiovasculaires. Enfin, d’un point de vue économique, suivre ces nouvelles recommandations coûte 1€ plus cher par jour et par personne.  

 

Source : communiqué de presse de l’Inserm https://presse.inserm.fr/suivi-des-recommandations-nutritionnelles-un-impact-positif-confirme-sur-lenvironnement/38777/ 

 

Les recommandations du WWF sur la consommation de viande

L’organisation WWF a publié en octobre 2019 une étude sur l’impact de l’élevage sur différents indicateurs : le changement climatique, la pollution des eaux, la pollution liée aux pesticides et le bien-être animal. Le WWF a étudié séparément la production de viande de différentes espèces issues d’élevages certifiés ou non par des labels (bio, label rouge, bleu blanc cœur…). L’analyse de ces indicateurs dans les différents élevages a montré que l’enjeu environnemental et l’enjeu éthique sont dépendants : un mode d’élevage durable pour l’environnement est aussi un mode d’élevage qui prend en compte le bien-être animal. Le mode de production le plus respectueux d’un point de vue environnemental et éthique est l’agriculture biologique. Ce type d’agriculture permet une plus grande autonomie et une meilleure diversification. Le label rouge prend lui aussi en compte le bien-être animal. Une des façons pour les éleveurs conventionnels d’entamer leur transition agricole est de limiter l’importation de soja, tout en relocalisant la production de protéines végétales. Les consommateurs sont également acteurs de la transition agricole par l’adaptation de leurs assiettes à une alimentation plus durable : augmenter les protéines végétales et diminuer les protéines animales, tout en consommant occasionnellement de la viande venant d’élevage respectant les pratiques de durabilité.

Source :  https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-201912/20191220_Etude_Viande-manger-moins-manger-mieux-min.pdf

Résidus de pesticides dans l’Union Européenne : quels sont les résultats du rapport de l’EFSA ?

Le 26 mai dernier, le rapport annuel de l’UE sur les résidus de pesticides (en anglais) a été publié. Les tests ont été menés en 2017 dans les pays membres de l’UE ainsi que l’Islande et la Norvège, sur des produits venant du monde entier. Sur les 84 627 échantillons analysés, 95.9 % étaient conformes à la législation, et 54.1 % des échantillons n’avaient pas de résidus quantifiables.

pesticidesSi ces chiffres ont piqué votre curiosité, l’EFSA a réalisé un outil de visualisation graphique des données, qui sont représentées sous formes de bulles. Les résultats sont disponibles par aliment et par pays. Par exemple pour les pommes de terre, 66.3 % des échantillons ont un taux de pesticides inférieur à la Limite de Quantification (LQ), 31.9 % ont un taux de pesticides entre LQ et la Limite Maximale de Résidus (LMR) et 1.8 % des échantillons ont un taux supérieur à la LMR.

Le rapport conclut que la probabilité qu’un citoyen de l’UE ait des effets négatifs sur sa santé à cause des pesticides est faible.

Sources :

  • EFSA (European Food Safety Authority), 2019. Scientic report on the 2017 European Union report on pesticide residues

 in food. EFSA Journal 2019;17(6):5743, 152 pp. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2019.5743 

Et si un régime durable propre à chaque pays pouvait être estimé par un algorithme ?

C’est le défi que se sont lancé Abhishek Chaudhary et Vaibhav Krishna, pour 152 pays.

Pour créer un régime, une base de données a été choisie comportant 221 produits alimentaires, complétée avec leurs 29 macronutriments et micronutriments. Lors de l’analyse, des contraintes ont été appliquées, telles que des limites d’apport minimal et maximal pour certains produits alimentaires, ainsi qu’un apport journalier en calories compris entre 2300 et 3200 kcal. Concernant l’environnement, 5 paramètres ont été choisis, à savoir les émissions de carbone, l’eau et le territoire utilisé, et les besoins en azote et en phosphore relatifs à la production des produits alimentaires. L’acceptabilité du régime a été paramétrée pour respecter une certaine diversité dans les produits consommés, rester raisonnablement proche des régimes habituels, ne pas ajouter des aliments dans des régimes où ils sont habituellement interdits ou absents, et maintenir les consommations d’alcool, d’épices, de café et de thé aux mêmes niveaux.

Les recommandations générales générées par l’algorithme poussent à une diminution des apports en viande, en produits laitiers, en riz et en sucre, alors qu’elles encouragent la consommation de fruits, de légumes, de légumineuses, de graines et noix. Ce régime est proche de celui suivi en Iran, en Turquie et en Israël, qui ont donc peu de changements à faire. Le régime pousse parfois à faire des compromis : par exemple il est recommandé fortement à certains pays d’augmenter leur consommation de fruits et légumes, ce qui augmente l’empreinte écologique. La mise en place de ces recommandations conduirait théoriquement à la diminution de 32 % des émissions de gaz à effets de serre. Il est intéressant de noter que les défis nutritionnels se situent autour de l’apport en fibres, en vitamine B12, vitamine E et acides gras saturés, alors que les défis d’ordres environnementaux sont liés à l’azote et au carbone.

La discussion se veut prudente, car certains biais n’ont pu être écartés, néanmoins la conclusion met en valeur qu’une optimisation non-linéaire permet de prendre en compte de nombreux facteurs pour construire des régimes plus durables, et que cela représente un champ de recherche à explorer.

 

Source :

Quel lien peut-il y avoir entre les intoxications alimentaires et le changement climatique ?

L’agence de la santé publique du Canada a récemment publié un article sur les risques d’infections alimentaires liées au réchauffement climatique. En effet, au Canada et comme dans de nombreux autres pays, la température de l’air, de l’eau et le taux de précipitations sont appelés à connaitre une élévation. Pour les agents pathogènes, cela est souvent synonyme de meilleur taux de croissance, d’une augmentation de leur zone géographique viable et de leur taux de survie.

Pour l’environnement, cela est problématique de plusieurs façons. Pour commencer, un animal stressé peut libérer davantage d’agents pathogènes entériques. Puis, si la zone géographique des agents pathogènes s’agrandit avec le réchauffement climatique, celle des animaux les transportant aussi : rongeurs et insectes sont susceptibles de transférer et contaminer des poulets avec Campylobacter, tandis Vibrio peut se déplacer grâce aux phytoplanctons, zéoplanctons et copépodes dans l’eau, et infecter des huîtres. Enfin, l’environnement lui-même peut permettre le déplacement des agents pathogènes, lors de fortes précipitations.

Dans la vie courante, un été chaud et long rime parfois avec des aliments que l’on garde dehors un peu trop longtemps (mauvais refroidissement), réchauffe peu (mauvaise cuisson), et manipule de façon inadéquate, augmentant les risques de contamination croisée et de prolifération des agents pathogènes. De plus, la consommation de légumes et de fruits frais augmente aussi, ce qui est lié à la multiplication des cas d’intoxications alimentaires.

En étudiant les 5 agents pathogènes les plus communs au Canada, tous sont appelés à bénéficier du réchauffement climatique, excepté Clostridium Perfringens. D’autres pathogènes seront peut-être prochainement dans ce classement tels que Vibrio, les mycotoxines pour le blé et le maïs, ou encore une souche microbienne résistante aux antibiotiques. Une approche multidisciplinaire est favorisée pour aborder ces défis, avec une attention particulière aux modèles mathématiques pour anticiper et modéliser les futurs phénomènes.

Source :

Transition de l’agriculture vers la durabilité à Belle-Ile-en-Mer : retour sur un projet soutenu par l’Institut Olga Triballat

En 2016, Belle-Ile-en-Mer possédait 36 exploitations dont 9 en agriculture biologique. L’agriculture insulaire était dominée par l’élevage, des filières comprenant de nombreux intermédiaires, et de multiples échanges avec le continent. Ainsi, des intrants étaient importés comme beaucoup d’autres produits, alors que le lait était exporté brut sur le continent. Une volonté et un besoin fort ont été identifiés par les porteurs du projet pour favoriser l’intercompréhension des différents acteurs. C’est dans ce contexte que le projet a pris place, et les objectifs atteints ont été multiples.

Le PAEC (Projet Agro-Environnemental et Climatique) a été accompagné, ce qui a permis une prise de conscience du besoin de protéger l’origine des productions agricoles belliloises. La question du foncier sur l’île a été largement abordée, permettant la création d’une réserve foncière. Par ailleurs, le diagnostic agri-alimentaire, toujours en cours, pourra enrichir cette démarche foncière. Il y a eu des avancées concernant la transformation locale des productions, surtout concernant la filière laitière, avec un chantier qui devrait débuter au cours du premier semestre 2020. Du côté de l’atelier de découpe et transformation, une prise de conscience et une mobilisation ont été observées, mais un temps de maturation plus long est nécessaire. Pour créer un lien avec le public, la sensibilisation a été un outil phare pour communiquer, en prenant différentes formes : ciné-débats, visites de fermes, randos-terroirs et éco-écoles. Les différents acteurs ont aussi joué un rôle clé, avec le comité local agricole bellilois qui a donné une structure et qui a permis d’initier d’autres projets. L’implication de la restauration collective a aussi été importante, avec une nette avancée de l’approvisionnement local des restaurants, ce qui demande en revanche des moyens à assurer dans la durée.

Pour conclure, ce projet a permis de resserrer les liens entre les différents acteurs autour d’une alimentation plus durable sur l’île, et a favorisé une atmosphère propice à l’éclosion d’autres initiatives.