Veille scientifique

Les innovations pour limiter le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire représente un tiers de la production alimentaire, certaines entreprises innovantes ont donc décidé de revaloriser et utiliser toute cette nourriture à des fins différentes que l’alimentation.

Une entrepreneuse espagnole, Júlia Roca, a créé une gamme de cosmétiques proposant des nettoyants pour visage mais aussi des crèmes hydratantes, produits grâce à des fruits abîmés ou de la nourriture non désirée. Sa marque Lleig, qui veut dire « moche » en catalan, utilise des emballages réutilisables en céramique.

Une start-up canadienne, Alt Tex, produit une alternative au polyester : le PLA (acide polylactique) grâce à l’amidon et aux sucres des déchets alimentaires. Le PLA est intéressant puisqu’il est biodégradable. De plus, l’entreprise travaille avec l’industrie des aliments et boissons pour récupérer directement leurs déchets.

Dans la même idée, Genecis, une autre compagnie canadienne, utilise une bactérie pour transformer des déchets alimentaires en un polymère : le PHA (polyhydroxyalcanoate). Il est biodégradable et peut être utilisé à la place du plastique d’emballage.

Pour les agricultrices au Kenya et en Ouganda, le gaspillage alimentaire se produit à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement. C’est pourquoi, la start-up Agricycle en Afrique de l’Est a développé un déshydrateur solaire qui permet aux producteurs de transformer des produits périssables en fruits secs, plus durables.

 

Source : https://www.weforum.org/agenda/2021/03/food-waste-cosmetics-clothing-packaging/

Société Inalve, une ferme de microalgues pour une alimentation animale durable

La société Inalve a été créée en 2016 et elle est basée sur 3 axes : sociétal, environnemental et industriel. Elle souhaite résoudre l’enjeu de l’alimentation animale en utilisant la matière première la plus sous-exploitée : les microalgues, qui contribuent à la production de l’oxygène sur Terre.

Le concept se présente sous la forme d’un convoyeur mobile sur lequel les microalgues poussent et forment un biofilm, c’est une technologie brevetée.

Le procédé a été pensé de façon à ce que la productivité des microalgues soit maximisée. La récolte se fait de manière aisée puisqu’il suffit simplement de racler pour obtenir un concentrat de microalgues. Une fois la pâte de microalgues récupérée, l’entreprise est capable de la transformer en un produit similaire aux farines de poissons.

Ce produit est donc sans OGM, pesticides ou métaux lourds et il présente des gains environnementaux puisque la biomasse produite est 100 fois plus concentrée et nécessite 70% moins d’eau et 50% moins d’énergie que les farines de poissons.

Les cofondateurs souhaitent développer des ingrédients avec la plus faible empreinte environnementale sur le marché de l’alimentation.

En termes de productivité, ils peuvent atteindre entre 50 et 100 tonnes/hectare/an, comparé au soja qui reste autour de 5 tonnes/hectare/an, ce qui représente une économie de terres considérable.

Pour ce qui est de l’impact sur le milieu maritime, celui-ci est 3 fois moins important que celui de la production des farines de poissons.

« On cultive sur terre, une microalgue, sans épuiser les ressources marines autour » Christophe Vasseur, cofondateur.

Les dirigeants de cette jeune entreprise souhaitent créer une agriculture durable et d’avenir, car actuellement, les agriculteurs recherchent en permanence de nouvelles matières premières pour nourrir leurs animaux. D’ici 2024, ils souhaitent ouvrir leur première ferme commerciale puis déployer leur activité à l’international.

 

Source : https://www.inalve.com/

Les régimes à base de plantes sont cruciaux pour sauver la biodiversité

Le système alimentaire mondial actuel est très destructeur, notamment au niveau de la biodiversité. Pour en contrer les dégâts, des régimes à base de plantes seraient cruciaux.

Selon le rapport du groupe de réflexion de Chatham House (organisation indépendante du Royaume-Uni), l’agriculture est la principale menace d’extinction pour 86% des 28 000 espèces animales, un changement est donc primordial afin que la perte de la biodiversité cesse son accélération.

Les produits alimentaires bon marché représentent un cercle vicieux car ils ont de faibles coûts, entraînent une plus grande demande donc plus de déchets. Cela mène alors à une concurrence importante qui provoque des coûts toujours plus bas et une utilisation d’engrais et de pesticides polluants importante.

Dans un rapport du programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), 3 solutions sont envisagées :

  • Le passage à une alimentation à base de plantes,
  • La diminution de la consommation de viandes,
  • L’utilisation des terres ainsi libérées pour des cultures plus durables et respectueuses de l’environnement.

Ces trois solutions permettraient de réparer le système alimentaire, mais aussi de lutter contre le réchauffement climatique. En effet, le système alimentaire représente environ 30% des émissions de gaz à effet de serre.

Tous ces changements pourraient ainsi réduire l’impact du système alimentaire sur le climat mais également sur la santé, car l’alimentation moins chère provoque de nombreux problèmes de santé : le surpoids, l’obésité, la malnutrition et la dénutrition qui touchent environ 3 milliards de personnes.

 

Source : https://www.theguardian.com/environment/2021/feb/03/plant-based-diets-crucial-to-saving-global-wildlife-says-report

« Je mange pour le futur », le nouveau projet de la Chaire ANCA d’AgroParisTech

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La Chaire ANCA (Aliment Nutrition Comportement Alimentaire) est une chaire partenariale d’AgroParisTech qui développe des actions de sensibilisation innovantes et originales pour inciter à nourrir le monde de façon plus saine et durable.

Lancé depuis le 1er mars, « Je mange pour le futur » est un projet qui accompagne les 18-35 ans afin de les sensibiliser à une alimentation plus durable qu’ils puissent adopter.

C’est sous la forme d’une fiction sur Instagram que l’héroïne, Sacha, jeune diplômée de 26 ans, mène une enquête pendant 3 mois. Elle partage ses découvertes, ses astuces, ses recettes et ses reportages…

L’objectif est de faire repenser le contenu de son assiette afin qu’il soit plus durable pour la planète mais aussi meilleur pour la santé.

Ce projet est imaginé par des scientifiques qui ont souhaité partager leurs connaissances de façon ludique et pédagogique.

Compte instagram : https://www.instagram.com/jemangepourlefutur/

Source : https://chaire-anca.org/nosactions/je-mange-pour-le-futur/

Infographie : le 4 pour 1000, la séquestration du carbone dans les sols pour la sécurité alimentaire et le climat

4 pour 1000

 

La quantité de carbone contenue dans l’atmosphère augmente chaque année de 4,3 milliards de tonnes. Cette augmentation est due aux activités humaines et à la déforestation. Les sols du monde contiennent, sous forme de matières organiques, 1 500 milliards de tonnes de carbone. En effet, les végétaux absorbent du CO₂ qui est par la suite stocké sous forme de carbone organique dans les sols. Si on augmente de 4‰ (0,4%) par an la quantité de carbone contenue dans les sols, on stoppe l’augmentation annuelle de CO₂ dans l’atmosphère, en grande partie responsable de l’effet de serre et du changement climatique. Pour cela, il faudrait davantage de végétaux (sols cultivés, prairies, forêts…) pour permettre une augmentation de l’absorption de CO₂ dans les sols.

 

Source : https://agriculture.gouv.fr/infographie-le-4-pour-1000

« L’appli des consos », une application pour aider à acheter plus durable

Le premier confinement avait fortement influencé les habitudes alimentaires des Français, qui avaient adopté des comportements plus conscients des règles diététiques, en mangeant beaucoup plus de repas faits maison, d’aliments bio et respectueux pour l’environnement. Pour répondre à cette demande, le créateur de « C’est qui le patron » a  lancé l’application « L’appli des consos », pour aider les Français à acheter des aliments bons pour la santé, mais aussi durables et respectueux de la planète.

L’industrie commence également à prendre conscience qu’il faut développer des techniques moins polluantes et consommatrices d’énergie, mais toutes les marques ne font pas les mêmes efforts, et tous les aliments n’ont pas le même niveau de respect environnemental. « L’appli des consos » propose un outil pour connaître instantanément l’empreinte environnementale des aliments. En plus de prendre en compte des données telles que le respect de l’environnement, « L’appli des consos » tient compte du prix des produits, du bien-être animal, et permet de savoir si les entreprises sont transparentes sur leurs produits, leur engagement social. L’application peut calculer la distance de transport des aliments ce qui permet de faire une estimation de leur empreinte carbone.

L’appli des consos souhaite proposer un « audit » des industriels de l’agro-alimentaire, qui paient pour être référencés. Aujourd’hui, 100 000 produits alimentaires et 4 000 entreprises sont répertoriées. Nicolas Chabanne, cofondateur de l’application, explique que les données proviennent d’une base de données confectionnée manuellement depuis 8 ans, ce qui la rend très fiable : « On a un très bon niveau de fiabilité, on n’est pas dans du déclaratif. Les recettes sont décortiquées, le plastique pesé, les produits cachés révélés ». Pour les produits qui ne sont pas encore référencés, des notes peuvent être calculées à partir de données d’Open Food Facts.

 

Sources : http://www.francesoir.fr/societe-environnement/alimentation-durable-lappli-des-consos-veut-concurrencer-yuka-en-comblant-le

https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/c-est-qui-le-patron-lance-son-application-l-appli-des-consos-concurrente-de-yuka-7800925034

https://www.lapplidesconsos.com/

L’EU Ecolabel, un label qui ne passera pas inaperçu

Consommer durable est de plus en plus considéré et adopté par les consommateurs. L’Union Européenne a donc mis en place un label permettant de choisir un produit durable. L’Ecolabel européen est un label écologique officiel de l’Union Européenne qui permet aux consommateurs de reconnaître des produits de qualité et qui sont respectueux de l’environnement. Il y a aujourd’hui plus de 75 000 produits et services qui bénéficient de ce label écologique. Les produits EU Ecolabel sont facilement reconnaissables au moyen de ce logo :

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De plus en plus de labels écologiques sont mis en place, mais l’EU Ecolabel se différencie en prenant en compte le cycle de vie complet d’un produit : depuis la sélection des matières premières, en passant par la production, jusqu’au moment où il devient un déchet.

Les produits ayant ce label seraient donc plus écologiques, fiables et meilleurs pour notre santé. Avoir ce label demande de répondre à de nombreux critères : comme l’interdiction de composant à effet de perturbation endocrinienne. Les critères environnementaux sont définis de telle manière que seuls 10 à 20 % des produits sur le marché peuvent obtenir l’EU Ecolabel. Par conséquent, seuls les produits les plus respectueux de l’environnement peuvent porter ce label. Afin de garantir la qualité du label et de suivre les dernières innovations, les critères sont régulièrement revus.

Les critères sont le résultat d’études scientifiques et d’une vaste concertation avec des ONG environnementales, des associations de consommateurs, des unions professionnelles, des PME et des intermédiaires. Les critères doivent être approuvés à la fois par les États membres de l’Union Européenne et par la Commission Européenne. Une fois cette approbation donnée, l’EU Ecolabel peut être attribué aux produits concernés.

 

Source : https://fr.metrotime.be/2020/11/24/native/fod-leefmilieu/001-fod-leefmilieu/leu-ecolabel-il-ne-passera-pas-inapercu/

COVID-19 et alimentation : une augmentation de la popularité des protéines végétales

L’engouement pour les protéines végétales et alternatives est une tendance qui semble être accélérée par la COVID-19. Cette tendance continue de bondir chez les consommateurs et au sein de l’industrie alimentaire à travers le monde.  Selon la responsable de la recherche et de l’engagement chez Farm Animal Investment Risk and Return (FAIRR), Sonia Alexandrenne : « C’est un marché qui croît en moyenne 14 fois plus vite que la consommation alimentaire de façon générale ».

En effet, alors que les protéines végétales représentent aujourd’hui 1 % de l’industrie de la viande, FAIRR prédit qu’elles en représenteront 40 % en 2040. Ainsi, il y a un changement et une grande prise de conscience auprès des producteurs pour une diversification vers des protéines alternatives.

Les consommateurs jouent aussi pour beaucoup dans le changement qu’on note au sein de l’industrie depuis quelques années, en se tournant encore plus rapidement que prévu vers les protéines alternatives et végétales. Trois enjeux pris en compte par les consommateurs expliquent la hausse de popularité des protéines alternatives : le bien-être des animaux, l’environnement et la santé.

L’inquiétude du public quant au lien entre la production de viande et la crise de la COVID-19 ou de la peste porcine africaine contribue à l’accélération de la demande à l’heure actuelle.

Cependant, Sonia Alexandrenne assure que « malgré l’engouement pour les produits alternatifs, il ne faut pas s’attendre à voir la viande disparaître des tablettes ». Mais pour cela, il y a certains aspects de l’élevage intensif qui doivent changer, le rendre plus compatible avec une transition climatique et avec des pratiques plus positives sur l’environnement.

 

Source : https://www.tvanouvelles.ca/2020/11/11/alimentation-la-covid-19-augmente-la-popularite-des-proteines-vegetales

Le Directeur général de la FAO appelle à opérer un changement transformationnel dans notre manière de gérer les forêts et les systèmes alimentaires qui en dépendent

Selon ce qu’a énoncé M.Qu Donguy, le directeur général de la FAO durant la vingt-cinquième session du Comité des Forêts, il serait nécessaire d’opérer un changement dans notre manière de gérer les forêts et leur biodiversité, de produire et de consommer des aliments, si nous voulons  «reconstruire en mieux» après la pandémie du COVID-19 et réaliser les Objectifs de développement durable (ODD). Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de la FAO a souligné que la pandémie avait montré que les forêts pouvaient servir de filet de sécurité. La secrétaire générale adjointe de l’Organisation des Nations-Unies et directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Mme Inger Andersen, précise qu’un rétablissement respectueux de l’environnement après la pandémie passerait par la promotion de forêts saines et restaurées, à l’issue de la transition préconisée par la Convention sur la diversité biologique. La priorité étant de préserver les écosystèmes intacts, de restaurer les écosystèmes dégradés. Toutefois, pour que cette transition s’opère, nous devons transformer nos systèmes alimentaires, qui sont la principale cause de la déforestation et de l’appauvrissement de la biodiversité. Le Commissaire européen, quant à lui, a déclaré : « Les forêts et les arbres contribuent aux quatre piliers de la sécurité alimentaire que sont la disponibilité, l’accès, l’utilisation et la stabilité »

M. Qu a également déclaré qu’en grande partie à cause de l’expansion agricole, la déforestation continue à un rythme alarmant. Pour éviter l’aggravation, il faudrait trouver des moyens d’accroitre la production agricole et d’améliorer la sécurité alimentaire sans réduire la superficie forestière. « L’arrêt de la déforestation et le renforcement du reboisement doivent être un élément fondamental de la transformation durable des systèmes alimentaires », a souligné le Directeur général de la FAO. Pour exploiter pleinement le potentiel des forêts et de la diversité alimentaire, des mesures devront être prises et les investissements dans des modèles de forêts durables devront être encouragés. Ces actions seront cruciales dans la réalisation des objectifs mondiaux en termes de sécurité alimentaire, d’adaptation au changement climatique et de conservation de la biodiversité.

Ainsi, si nous ne parvenons pas à concrétiser les objectifs de développement durable, en particulier à gérer les forêts de manière durable, à endiguer l’appauvrissement de la biodiversité et à inverser la tendance dans ce domaine, l’insécurité alimentaire persistera et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne sera pas réalisé.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1311709/icode/

60% des Français mangent des repas végétariens

Une étude menée en juillet 2020 par le marque végétale beendi avec OpinionWay a révélé que 60% des Français consomment des repas végétariens.

Selon l’étude, même si les repas végétariens sont souvent considérés comme « bobo » par 65 % des Français, l’habitude est ancrée dans le quotidien de nombreux consommateurs. En effet, 60% des Français déclarent consommer des repas végétariens, dont 7% tous les jours, 16% plusieurs fois par semaine et 17% plusieurs fois par mois. Près de la moitié des Français (46%) pense que cette tendance va s’installer durablement dans leur quotidien.

Les raisons de l’adoption de ces nouvelles habitudes ont souvent un rapport avec le goût, la transparence et la qualité des produits, dans une optique de manger plus sainement et équilibré (52%).

Cependant, malgré les chiffres et le réel intérêt des sondés à changer leurs habitudes alimentaires, des freins subsistent à ce changement alimentaire. Certains (74%) sont réticents à partager en famille ou entre amis un repas végétarien, certains (67%) trouvent difficile d’adapter une recette traditionnelle en recette végétarienne, 51% regrettent son coût plus élevé …

Ainsi, les Français sont prêts à changer leurs habitudes alimentaires pour se tourner vers plus de végétal. Mais manger végétarien comporte plusieurs contraintes selon les sondés de l’étude :  difficulté de manger végétarien en dehors du cadre habituel (pas le même régime alimentaire pour tout le monde), moins de variété… C’est pour cela que les marques s’adaptent aux exigences des consommateurs pour leur offrir des plats répondant à leurs critères, permettant de faciliter leur consommation de repas végétariens.

 

Source : https://www.cbnews.fr/etudes/image-food-60-francais-mangent-vegetarien-55339