Veille scientifique

Plus de protéines végétales dans l’assiette, pourquoi est-ce si difficile pour le consommateur ?

La transition vers des régimes sains et durables commence par le rééquilibrage de nos apports en protéines d’origine animale et végétale. Les recommandations nutritionnelles sont de 50/50 quand notre consommation actuelle, dans les pays occidentaux, est de 65/35.

Cela s’explique d’abord par la vision biaisée que l’on a des protéines, et les stéréotypes auxquelles on les associe. En effet, lorsqu’on pose la question à 40 mères de famille responsables des achats alimentaires de leur foyer, les protéines sont automatiquement corrélées à la viande, l’œuf et le poisson. Nous associons encore les protéines aux concepts de chair, corps et muscles. De plus, nous avons aussi une vision très genrée des protéines animales ou végétales, les protéines animales représentant davantage la force et la virilité et les protéines végétales, la légèreté et la féminité. C’est donc en partie pourquoi il est difficile pour le consommateur de concevoir la substitution des protéines animales en protéines végétales : car pour lui, elles ne sont pas équivalentes et ne peuvent se remplacer. Ensuite, les personnes interrogées seraient aussi freinées par le temps de préparation qu’implique la consommation de plats végétaux, alors qu’aujourd’hui il existe de nombreux plats à base de végétaux pour lesquels aucun temps de préparation supplémentaire n’est nécessaire. Enfin, les personnes interrogées pensent aussi que les plats à base de légumes secs et céréales seraient réservés aux régimes végétariens, végétaliens et vegan.

De plus, la viande est encore considérée comme « centrale » dans les repas des consommateurs. Lorsqu’on demande à des participants de composer un plat pour différentes occasions, ils commencent d’abord par choisir la viande pour ensuite compléter le repas avec des accompagnements végétaux, qui peuvent parfois même être des aliments riches en protéines végétales telles que les légumineuses. En fait, pour le consommateur, remplacer la viande par des végétaux riches en protéines reviendrait à remplacer un aliment central par un accompagnement.

Pour palier à ce manque d’information et ces stéréotypes, la communication et l’information semblent être la solution. Pour toucher le consommateur « lambda », il faudrait communiquer essentiellement sur les notions de goût, qui sont d’une importance primordiale pour le consommateur, plutôt que l’aspect fonctionnel et nutritionnel des protéines végétales. Les notions de protéines végétales sont en effet davantage évocatrices pour les professionnels du secteur et assez mal comprises par les consommateurs. Ensuite, le manque d’information sur certains légumes secs comparé aux connaissances que l’on a des produits animaux est aussi un facteur de frein pour les consommateurs. Ainsi, c’est au travers d’une connaissance et d’une communication avec une forte composante hédonique et un aspect pratique que les attitudes envers les légumes secs et les habitudes alimentaires pourront changer.

De manière générale, il est difficile pour un consommateur de changer ses habitudes alimentaires car cela lui impose davantage de réflexion que ses choix habituels et « automatiques ». Cela a aussi un coût hédonique (se passer du gout de la viande), pratique (préparation, lieu d’approvisionnement), et de temps de préparation.

Cependant, un comportement alimentaire peut changer par une « exposition répétée » et positive à un nouvel aliment. Un aliment proposé dans un contexte chaleureux et familier, tel que le café, sera plus facilement accepté, malgré son goût, qu’un aliment nouveau qui fera souvent l’objet de rejet.

On peut par exemple commencer par proposer des plats à base de protéines végétales dans les cantines pour enfant afin de les habituer à apprécier ces produits grâce à un environnement positif et un personnel formé.

 

Source : https://www.inrae.fr/actualites/proteines-vegetales-assiettes-consommateur

L’Inde utilise les restes alimentaires pour faire de l’électricité verte

Depuis 2017, le quartier d’Ashok Meadows, à Pune en Inde, récupère les restes de nourriture pour alimenter un digesteur qui converti les déchets en biogaz. Le gaz produit est ensuite utilisé pour faire fonctionner les lampadaires du quartier la nuit et les lumières de plusieurs structures.

Des générateurs de biogaz comme celui utilisé dans le quartier d’Ashok Meadows fonctionnent actuellement dans plus de 75 endroits en Inde. Ils sont appelés « EnergyBin » et ont été développés par Xeon Waste Managers (XWM) et permettent à certaines communautés de transformer leurs déchets alimentaires en énergie renouvelable. Ils permettent aussi indirectement de désencombrer les décharges, de limiter l’accumulation de déchets dans les rues, les collectes de déchets municipales étant peu fiables, et donc de réduire la population d’insectes et animaux nuisibles ainsi que les mauvaises odeurs.

Chaque jour, des ramasseurs de déchets payés par la communauté mettent entre 550 et 600 kg de déchets alimentaires, produits par les 550 maisons du quartier et les structures communes, dans l’installation. En se décomposant, la matière organique produit un gaz inflammable composé essentiellement de dioxyde de carbone et de méthane. Le méthane est ensuite pressurisé et amené par un tuyau à un générateur d’électricité qui va brûler le gaz afin de le convertir en 50 kWh d’électricité par jour.

Ce système permet non seulement de produire de l’électricité à partir de déchets, mais il permet aussi de capturer des gaz à effets de serre qui auraient été libérés dans l’atmosphère si les déchets s’étaient décomposés dans les décharges, à l’air libre.

Cette innovation écologique en est d’autant économique puisqu’elle a permis aux résidents d’économiser non seulement les frais d’éclairage nocturne mais aussi les frais de ramassage des déchets par la municipalité. Dans certaines municipalités, les personnes qui traitent leurs déchets seules sont mêmes exemptées de la taxe sur les décharges publiques puisqu’elles n’y contribuent pas.

Avec toutes ces économies, le générateur de 31 000$ est entièrement rentabilisé en trois ans.

 

Source : https://www.globalcitizen.org/en/content/india-generates-electricity-from-food-waste/

Certaines variations génétiques seraient impliquées dans la préférence de nourriture grasse ou sucrée

Le surpoids et l’obésité sont des sujets primordiaux en santé humaine puisqu’ils concernent près de 2 milliards d’individus dans le monde dont environ 8,6 millions de Français qui sont en situation d’obésité. Et ces chiffres ne vont qu’en augmentant depuis de nombreuses années.

Les causes de l’obésité étant multiples, il n’existe aujourd’hui que très peu, voire aucune, solution pour remédier à ce problème de santé publique. De plus, peu de recherches ont été menées chez l’Homme pour identifier les signatures moléculaires qui expliqueraient la variabilité du comportement alimentaire selon les individus.

C’est pourquoi une nouvelle étude américaine menée par les chercheurs du Massachusetts General Hospital (MGH) et la Boston University School of Public Health (BUSPH) offre un nouvel espoir, en affirmant avoir identifié 26 régions génétiques ayant une potentielle influence sur la consommation alimentaire des individus.

Ces chercheurs ont d’abord commencé à identifier les régions du cerveau étant impliquées par les divers signaux qui impactent le comportement alimentaire et régulent l’équilibre énergétique du corps humain. Ils en ont conclu qu’une variation génétique pourrait développer un surpoids ou l’obésité par l’envoi de signaux correspondant à une faim extrême.

Une analyse génétique de 282 271 individus et l’examen de leur comportement alimentaire ont été effectués et 26 régions génétiques, enrichies en gènes exprimés dans le cerveau, ont été identifiées comme étant associées à une préférence accrue pour les aliments contenant plus de graisses, protéines ou glucides. Ensuite, des analyses informatiques ont mis en évidence des sous-types spécifiques de neurones spécialisés qui expliqueraient que certains individus préfèrent certains aliments ou des repas riche en protéines, graisses, glucides.

En plus de fournir de nouvelles pistes pour la prévention et le traitement de l’obésité et autres maladies métaboliques, ces résultats permettront aussi de mieux comprendre les différences individuelles de comportement alimentaire.

 

Chaire ANCA : « Les Tabliers engagés », sortie du programme de sensibilisation pour les apprentis aux métiers de bouche

La Chaire ANCA, que l’Institut Olga Triballat avait soutenue pour son projet de bande-dessinée « Manger vers le futur », contribue maintenant à un nouveau projet pédagogique : « Les tabliers engagés ». Focalisé sur l’alimentation saine et durable, ce programme tend à aider les futurs acteurs de la gastronomie responsable et durable à bien s’informer autour de ces sujets, opérer des changements concrets et répondre au mieux aux nouvelles attentes de la clientèle.

Coordonné par la Chaire ANCA, porté par le FFAS et co-construit avec des élèves et enseignants de l’école Ferrandi-Paris, le programme « Les tabliers engagés » est donc destiné aux futurs professionnels de la restauration. Il vise à les sensibiliser à une offre alimentaire plus durable en complétant et approfondissant les enseignements sur l’alimentation durable, dispensés au sein des cursus d’apprentissage aux métiers de bouche (CFA).

Composé de 6 vidéos pédagogiques, dont 2 vidéos questions réponses et 4 vidéos reportages, intégrées dans un kit pédagogique, cette formation est ludique et réalisée par des experts et professionnels du secteur. Elle permet de guider toute personne souhaitant sensibiliser à l’alimentation saine et durable par trois leviers d’exploration : mieux choisir ses matières premières, végétaliser son offre et lutter contre le gaspillage. D’autres ressources sont aussi proposées pour approfondir les enseignements dispensés.

Pour télécharger le kit pédagogique : cliquez ici

 

Sourcelien ici

La FAO lance l’Action mondiale liée à l’initiative « Un pays – Un produit prioritaire »

C’est dans l’objectif de stimuler des filières de produits agricoles spéciaux que la FAO lance aujourd’hui l’action mondiale pour le développement vert de ces produits « Un pays  un produit prioritaire ». L’objectif final de cette initiative est d’entamer un développement des systèmes agroalimentaires actuels vers des systèmes plus verts et plus durables.

Les produits agricoles spéciaux qui sont visés regroupent tous les types de produits agricoles reconnus (ou susceptibles d’être reconnus) comme des produits agricoles nationaux ou locaux symboliques, qui ne sont pas aussi développés que les cultures les plus courantes, tels que le blé, le maïs ou le soja. Vis-à-vis des échanges commerciaux et des marchés locaux, régionaux et mondiaux, leur intégration offre un potentiel considérable.

Les produits agricoles spéciaux sont liés à un patrimoine culturel et un territoire, et présentent les qualités et caractéristiques spécifiques qui y sont associées. Ils contribuent à la sécurité alimentaire, à une bonne alimentation, aux revenus des agriculteurs et à la croissance économique tout en protégeant l’environnement et la biodiversité.

La concrétisation du Programme de développement durable pourrait considérablement progresser, par la promotion des produits agricoles spéciaux, grâce à l’innovation et au développement vert, tout comme l’aide au développement des petits exploitants et des modèles de production de l’agriculture familiale.

Pour permettre une transition vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables, le projet a plusieurs axes d’amélioration. On y retrouve notamment une meilleure utilisation des systèmes de production, la diminution des pertes concernant le rendement des cultures et la biodiversité, le contrôle des pertes de nourriture, du gaspillage, et du mauvais usage des produits agrochimiques, et la favorisation des avantages agricoles intégrés.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1438086/icode/

 

Chaque goutte d’eau compte

La FAO a publié 2 rapports en août 2021, l’un sur le stress hydrique, le second sur l’efficience d’utilisation de l’eau, deux sujets d’importance cruciale dans le contexte du réchauffement climatique.

La quantité totale d’eau douce présente sur la planète est fixe et non modifiable et sa disponibilité est cruciale pour la production alimentaire. C’est pourquoi il est capital de répartir efficacement les ressources en eau. Les inondations et les sécheresses, la plus grande variabilité des précipitations et la hausse des températures nous montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents et perturbent l’approvisionnement en eau des systèmes de production agricole. Ils ont pour conséquence d’augmenter la concurrence entre les usagers de l’eau, qui est déjà accrue dans les zones de stress hydrique important.

Le rapport de la FAO sur le stress hydrique estime que l’agriculture irriguée et l’agriculture pluviale doivent mettre en place des systèmes de gestion de l’eau plus résistants aux chocs hydriques causés par le réchauffement climatique. En effet, le secteur agricole représente 70% des prélèvements d’eau douce à l’échelle mondiale et doit absolument favoriser une meilleure gestion de la demande en eau, pour permettre de s’adapter au changements climatiques grâce à des systèmes plus résilients.

De plus, dans les pays où le stress hydrique est élevé ou extrêmement élevé (qui abritent environ 10% de la population mondiale), les agriculteurs ne sont pas toujours égaux quant à l’accès à l’eau, ce qui implique de favoriser une gestion des ressources en eau durable, mais aussi inclusive.

Le rapport sur l’efficience d’utilisation de l’eau, quant à lui, souligne l’importance d’atteindre un équilibre entre sécurité alimentaire, utilisation durable de l’eau et croissance économique.

De 2015 à 2018, le secteur industriel se place en tête des secteurs ayant progressé sur l’efficience de l’utilisation de l’eau et a grandement participé à la hausse de 9% d’efficience qui a été observée au niveau mondial. Le secteur agricole a aussi permis une augmentation de 60% d’efficience pour 86 pays, entre 2006 et 2018.

De nombreux pays possèdent des zones soumises à un stress hydrique grave tels que l’Afrique du Sud, le Chili, la Chine, les Etats-Unis d’Amérique et le Mexique. Dans les zones urbaines, agricoles et industrielles, l’utilisation de l’eau est corrélée à l’accroissement démographique, au climat et aux pratiques d’irrigation. C’est pourquoi des crises liées à l’eau risquent de faire leur apparition d’ici à 2050 dans de grandes métropoles telles que Beijing (Pekin), Londres, Mumbai ou encore Tokyo.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1436938/icode/

Projets de structuration de filière : ARPEEGE fait le lien entre producteurs de végétaux et élevages dans le Grand Est

ARPEEGE (Autonomie en Ressources Protéiques et Energétiques des Elevages du Grand Est) est un PEI (Partenariat Européen à l’Innovation), lancé dans le cadre du Plan Protéine. Il associe 22 Partenaires menés par Hervé Festuot (chef de service de la Chambre d’agriculture des Ardennes et animateur de l’association Pôle Elevage Ardennes).

Ce projet, débuté en 2019 pour une durée de trois ans, vise à créer un lien entre producteurs de végétaux et élevages dans le Grand Est, dans le but de rendre les éleveurs moins dépendants aux importations et davantage complémentaires avec les producteurs de végétaux du Grand Est.

A l’heure actuelle, le Grand Est dispose déjà d’une autonomie protéique de 80%, qui pourrait atteindre les 112% sans les exportations, ce qui laisse donc une marge de progression assez importante.

Dans un premier temps, l’implantation d’une nouvelle source protéique permettrait de réduire la dépendance aux importations et de créer un lien entre éleveurs et producteurs. Par exemple, il est possible de produire 140 000 ha de soja dans le Grand Est, ce qui pourrait permettre de bâtir une nouvelle économie régionale autour de la culture du soja.

Dans un second temps, l’accès à des contrats-types entre éleveurs et producteurs, la création d’une table de correspondance de produits et de prix, et la mise en place d’une plateforme entre acheteurs et vendeurs, permettraient de trouver des producteurs de matières premières protéiques qui souhaiteraient mettre à disposition leurs cultures pour les élevages de la région, en contractualisant avec les éleveurs.

Ces différents axes d’amélioration visent à renforcer le lien entre les différents acteurs de l’autonomie protéique du Grand Est, et de la rendre ainsi plus efficace.

 

Source : https://www.terresunivia.fr/decouvrir-terres-univia/actualites/projets-de-structuration-de-filiere-arpeege-fait-le-lien-entre

L’agroécologie, une solution pour protéger les cultures et lutter contre les zoonoses

Les zoonoses virales sont des maladies ayant un impact à plusieurs échelles : les humains, les animaux et les écosystèmes. Elles peuvent être transmises par des insectes, des ravageurs nuisibles aux cultures ou leurs prédateurs.

Selon une étude publiée par des chercheurs du Cirad, l’agroécologie permettrait de réduire les risques d’émergence de zoonoses virales dans les cultures.

Pour établir ce constat, les chercheurs du Cirad ont analysé 300 articles scientifiques récents (moins de 10 ans). Ceux-ci indiquent que l’application des principes de l’agroécologie est bénéfique aux cultures, non seulement car cela permet de lutter contre les zoonoses mais aussi car cela améliore le bien-être animal, la biodiversité ainsi que la résilience aux changements climatiques.

La protection des cultures par l’application des principes de l’agroécologie passe par l’amélioration de la santé des sols et le développement de la biodiversité dans les parcelles cultivées et aux alentours. Mais aussi par une régulation naturelle des bioagresseurs des cultures et une favorisation des interactions entre les différentes communautés (microbiennes, animales et végétales).

Un exemple cité par Jean-Philippe Deguine, entomologiste au Cirad, pour lutter contre les ravageurs est de « promouvoir la lutte biologique par conservation en insérant des habitats favorables aux ennemis naturels de ces ravageurs ».

Grâce à ce genre d’actions, on peut réduire l’utilisation de pratiques conventionnelles comme les pesticides et les intrants qui, à terme, augmentent le risque d’émergence de virus.

Ce travail s’est concentré sur les zoonoses, mais les scientifiques ont pour hypothèse qu’ils pourraient tirer des conclusions similaires pour les maladies infectieuses et parasitaires.

 

Source : https://www.cirad.fr/espace-presse/communiques-de-presse/2021/protection-agroecologique-des-cultures-et-zoonoses-virales

Agroécologie et permaculture : deux mots pour une même démarche ?

Agroécologie et permaculture sont deux termes qui sont souvent confondus. En effet, ce sont deux mouvements portant des valeurs et des objectifs communs ; cependant, ils présentent aussi des différences.

Leur point commun principal réside dans le fait de s’inspirer des milieux naturels et de leurs équilibres pour les recréer dans des zones de culture. Ces deux mouvements souhaitent développer une vision globale, équilibrée et durable afin de produire tout en respectant le vivant. Chacun possède un nombre varié de pratiques et techniques agricoles, certaines étant identiques et d’autres complémentaires.

L’agroécologie est une agriculture qui s’appuie sur les écosystèmes, elle s’efforce de produire de la nourriture en impactant le moins possible l’environnement. Les traitements phytosanitaires sont évités, le travail du sol est moindre, la gestion de l’eau est contrôlée. Le but est de travailler avec (et pas contre) la nature et les écosystèmes. L’agroécologie passe donc par redonner leur place aux animaux dans l’écosystème, instaurer un système de rotation des cultures ou encore favoriser les circuits courts et le commerce de proximité…

La permaculture signifie « culture de ce qui est permanent », il a été employé pour la première fois dans les années 70. Pour ce qui est de la dimension agricole, elle est plutôt similaire à celle de l’agroécologie. L’autonomie et l’autosuffisance y sont peut-être plus présentes, ainsi que la notion de design permacole, qui correspond au fait de schématiser un plan de jardin qui favorise les cultures permanentes.

Ces deux termes recouvrent donc deux concepts un peu différents, mais qui participent à une même démarche générale, dont le but est d’améliorer les conditions de vies des humains et non-humains dans leur environnement.

 

Source : https://www.carenews.com/terre-et-humanisme/news/permaculture-et-agroecologie-une-difference

Emissions de gaz à effets de serre : les systèmes alimentaires en sont à l’origine pour plus d’un tiers

Les émissions de gaz à effets de serre ont différentes provenances et les systèmes alimentaires y sont pour quelque chose, puisqu’on estime qu’ils en représentent environ 34%. Cela correspond à 18 milliards de tonnes de CO2 en 2015. Les systèmes alimentaires sont composés de différentes activités : la gestion des déchets, le conditionnement des produits, l’agriculture en général avec l’utilisation des terres.

Aujourd’hui, cette proportion régresse, car elle était à 44% en 1990, mais les émissions des systèmes alimentaires continuent tout de même d’augmenter en valeur absolue. Ce chiffre est plus élevé dans les pays en développement, mais il décroît avec le ralentissement de la déforestation et l’utilisation de la transformation et de la réfrigération des aliments, ce qui engendre une baisse de la perte des matières premières et du gaspillage.

Actuellement, les premiers postes d’émissions sont les filières de production situées en amont de la ferme, avec l’application des intrants notamment : ils représentent 39% du total des émissions. Viennent ensuite l’utilisation des terres avec 38% et enfin 29% pour la distribution, cette dernière pour qui l’importance croît et devrait continuer de le faire.

Un autre point est que l’intensité des émissions varie selon les produits et les étapes du cycle de vie : les bananes ont un impact sur les émissions au niveau du transport tandis que le vin et la bière ont un impact plus fort au moment du conditionnement.

Les émissions annuelles mondiales par habitant ont diminué d’un tiers environ et s’établissent actuellement à 2 tonnes de CO2. Cependant, ce chiffre ne représente pas l’empreinte du consommateur car celle-ci dépend des régimes alimentaires, entre autres.

Selon la base EDGAR-FOOD, qui comprend des données allant de 1990 à 2015, on peut connaître la chronologie et les évolutions des systèmes alimentaires et ainsi concevoir des mesures afin d’atténuer leur impact sur l’environnement de façon pérenne. Grâce à cette base de données, les changements à effectuer dans les habitudes de consommation pourront être mieux perçus.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1379496/icode/