Veille scientifique

La fin des Abeilles ?

Changement climatique, pollution, agriculture intensive, pesticides… Voici les principaux facteurs auxquels les pollinisateurs sont actuellement confrontés, les menaçant dangereusement d’extinction. Il faut savoir que les pollinisateurs, tels que les abeilles, les bourdons, les papillons, les coléoptères, ou encore les oiseaux et les chauves-souris, jouent un rôle important dans la fertilisation des plantes. En quête de nectar, les pollinisateurs effectuent de nombreux voyages entre les fleurs, permettant le transport du pollen. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), plus de 75 % des récoltes alimentaires mondiale dépendent de la pollinisation. Par exemple, l’extinction des pollinisateurs aurait pour conséquence la fin de la culture du café, du cacao, de pommes, d’amandes ou de tomates. On estime une forte baisse de la diversité alimentaire si aucun effort n’est mis en œuvre pour la protection des abeilles.

Durant les dernières décennies, la diversité et le nombre de pollinisateurs ont grandement diminué. Une des principales causes parmi d’autres : l’activité humaine, avec l’utilisation massive de produits phytosanitaires, dont les insecticides en agriculture intensive. Mais il y a aussi les maladies et les prédateurs, avec la recrudescence du frelon asiatique (Vespa velutina), la faible disponibilité de la nourriture (jardins nus ou pauvres en fleurs, tontes régulières du gazon), ou encore le changement climatique qui perturbe les saisons et les périodes de floraison.

Les pratiques agricoles durables, comme l’agroécologie, qui n’utilisent pas de pesticides et favorisent les interactions écosystémiques, sont mises en avant pour aider à la sauvegarde des pollinisateurs. En parallèle, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, la FAO a développé un Code international de conduite pour la gestion des pesticides visant à cadrer et limiter l’utilisation des pesticides.

Sources :

http://www.fao.org/news/story/fr/item/1132359/icode/

http://www.efsa.europa.eu/en/topics/topic/bee-health

Gaspillage, qualité de l’alimentation et environnement

Un des objectifs mondiaux actuels est d’améliorer la qualité de l’alimentation tout en réduisant son impact environnemental. L’objectif de cette étude était de mettre en relation plusieurs facteurs, dont le gaspillage alimentaire, la qualité de l’alimentation, le gaspillage d’éléments nutritifs et de multiples mesures de durabilité (l’utilisation des terres cultivées, l’eau d’irrigation, les pesticides et les engrais utilisés) sur un modèle d’agriculture conventionnelle. Les auteurs montrent que les consommateurs américains ont gaspillé 422g de nourriture par personne par jour, ce qui correspond à 30 millions d’acres (soit environ 12 millions d’hectares) de terres cultivées par an, 30 % des calories journalières, ¼ de la nourriture quotidienne et 7% de la superficie cultivée par an. Cependant, les régimes de meilleurs qualité (riches en fruits et légumes) sont liés à de plus de déchets alimentaires, plus de pesticides utilisés et plus d’eau d’irrigation gaspillée, mais moins de déchets de terres cultivées. Cela s’explique par le manque de connaissances des consommateurs américains sur la façon de préparer et de conserver leurs fruits et légumes, ce qui serait donc un point majeur à améliorer pour réduire le gaspillage alimentaire. De plus, ce type d’agriculture est très consommatrice en termes d’eau et produits phytosanitaires, donc chaque gaspillage a un impact écologique important. Les auteurs concluent qu’il serait intéressant de changer de mode d’agriculture pour aller vers une production durable, afin de diminuer les quantités d’eau utilisées et améliorer la qualité de la terre en limitant les produits phytosanitaires.

Source :

Conrad Z., Niles M.T., Neher D.A., Roy E.D., Tichenor N.E., Jahns L. (2018) Relationship between food waste, diet quality, and environmental sustainability. PLoS ONE 13(4): e0195405. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0195405

Que sont les projets alimentaires territoriaux ?

Les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont des projets alimentaires « élaborés de manière concertée avec l’ensemble des acteurs d’un territoire et répondant à l’objectif de structuration de l’économie agricole et de mise en œuvre d’un système alimentaire territorial. Ils participent à la consolidation de filières territorialisées et au développement de la consommation de produits issus de circuits courts, en particulier relevant de la production biologique »*.

On distingue six domaines pouvant être intégrés dans une politique alimentaire territoriale : l’économie alimentaire, la nutrition-santé, l’accessibilité sociale, la culture et l’identité gastronomique, l’environnement, l’urbanisme et l’aménagement. Mais les principaux champs sont l’économie (production agricole et filières alimentaires locales), l’environnement (réduction de l’impact environnemental alimentaire, de la production à la consommation) et le social (accessibilité, aides, éducation alimentaire).

Peuvent participer à un projet : les agriculteurs et producteurs, les collectivités territoriales, services de l’État, banques, les organismes de développement et de recherche, les entreprises et coopératives de distribution et de commercialisation, les acteurs de l’économie sociale et solidaire (Associations, coopératives) et les industries agroalimentaires.

Les projets peuvent êtres autofinancés ou subventionnés à l’aide de fond publique (FEADER, FEDER, FSE, FEAMP, PNNS, PNA …) ou de fonds privé.

 

* Loi n° 2014-1170 du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, article 39, disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/10/13/AGRX1324417L/jo#JORFARTI000029573485 (consulté le 09/05/2018)

 

Sources :

http://rnpat.fr/wp-content/uploads/2018/03/rnpat11-finpatrapport-2018.pdf

http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/1411_al_projalimterr_cle0d96a5_0.pdf

L’augmentation de CO2 atmosphérique aggrave la déficience protéique mondiale

En 2050, la population mondiale est estimée aux alentours des 9,7 milliards d’individus. Ce changement démographique tend à augmenter les consommations alimentaires, sous une concentration atmosphérique en CO2 qui ne cesse de croître. Une étude par méta-analyse montre que les cultures évoluant sous des concentrations élevées de CO2 (eCO2) contiennent moins de protéines et d’oligoéléments. Les plantes les plus sensibles à cet eCO2 sont les cultures C3 comme le riz, le blé, l’orge et la pomme de terre. Or, on estime que le blé et le riz sont les principales sources de protéines pour 71% de la population mondiale. De ce fait, 148 millions de personnes dans le monde risquent une déficience protéique à cause de la hausse de CO2, d’ici 2050. L’Inde serait sévèrement touchée, car probablement le futur pays le plus peuplé du monde et dont la population est fortement dépendante du riz. Selon l’estimation des auteurs, la déficience protéique toucherait environ 1,4 milliard de la population mondiale, avec un risque que cela s’aggrave en 2050. Chez l’homme, une baisse de l’apport protéique conduit à des déficiences énergétiques, vitaminiques et immunologiques, se traduisant par plusieurs syndromes qui font de nombreux mort chaque année.

Medek DE, Schwartz J, Myers SS. (2017) Estimated Effects of Future Atmospheric CO2 Concentrations on Protein Intake and the Risk of Protein Deficiency by Country and Region. Environmental Health Perspectives, 125(8):087002. doi : 10.1289/EHP41.

Quels sont les effets des pesticides sur la santé ?

Depuis la fin des deux grandes guerres, l’agriculture conventionnelle domine l’agriculture mondiale, grâce aux avancées scientifiques dans le domaine de la chimie. Mais qu’en est-il des effets des produits phytosanitaires sur la santé aujourd’hui ?

Une étude américaine a analysé l’impact de l’exposition aux pesticides sur le poids des nouveau-nés, le temps de gestation et les anomalies chromosomiques. Cette étude a été réalisée dans la vallée de San Joaquin (Californie), une région très productive en fruits, légumes et noix, dont les cultures utilisent beaucoup de main-d’œuvre et de produits chimiques. Les statistiques sont issues des naissances de 1997 à 2011, et les données d’épandage de pesticides (quantité, type de pesticide, mode de d’application). Les résultats montrent que les femmes enceintes fortement exposées donnent naissance à des nourrissons avec un poids inférieur de 0,4 % par rapport aux femmes faiblement exposées, une probabilité de naissance prématurée supérieure de 8 % et une probabilité d’anomalie supérieure de 9 %.

Une autre étude, cette fois-ci franco-britannique, évalue les effets d’un mélange de substances chimiques incluant des polluants, des pesticides et des médicaments, sur la synthèse de testostérone par des tissus testiculaires de fœtus. Une diminution de synthèse de testostérone est observée. Celle-ci est d’autant plus forte lorsque le nombre de substances du mélange augmente et ce même lorsque les substances se trouvent à des concentrations qui n’auraient pas occasionné d’effet isolément. Cet effet « cocktail » est de plus en plus étudié dans le domaine agroalimentaire, de la production agricole jusqu’au consommateur.

Sur la même thématique, une étude en cours de réalisation par l’EFSA vise à montrer l’effet cumulatif des pesticides, présents dans la nourriture, sur les systèmes nerveux et thyroïdien. Cette évaluation est établie par un logiciel, le Monte Carlo Risk Assessment tool, en combinaison avec plusieurs banques de données établies ou en cours de réalisation par l’EFSA. Les résultats permettront d’évaluer les risques cumulatifs des pesticides pour améliorer leur règlementation.

En France, le 25 avril 2018, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a communiqué un plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques dont voici les quatre grandes priorités : 1) Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement. 2) Mieux connaitre les impacts pour mieux informer, protéger la population et les professionnels et préserver l’environnement. 3) Amplifier la recherche-développement d’alternatives et la mise en œuvre de ces solutions par les agriculteurs. 4) Renforcer le plan Ecophyto 2, améliorer sa gouvernance et son fonctionnement.

Pour plus de précision, les mesures détaillées sont consultables ici : http://agriculture.gouv.fr/telecharger/89925?token=713409f4c23334c8336a8ff4357d0cb2 

 

Sources :

  • Gaudriault P, Mazaud-Guittot S, Lavoué V, Coiffec I, Lesné L, Dejucq-Rainsford N, Martin Scholze M, Kortenkamp A and Jégou B (2017) Endocrine Disruption in Human Fetal Testis Explants by Individual and Combined Exposures to Selected Pharmaceuticals, Pesticides, and Environmental Pollutants. Environ Health Perspectives. 125 ; 8. DOI:10.1289/EHP1014. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5783658/

 

  • J.W. Kruisselbrink, H. van der Voet, G. van Donkersgoed, J. van Klaveren (2018) Proposal for a data model for probabilistic cumulative dietary exposure assessments of pesticides in line with the MCRA software. EFSA Supporting Publications, Volume 15, Issue 4. https://doi.org/10.2903/sp.efsa.2018.EN-1375

 

  • Larsen A. E., Gaines S. D., Deschênes O. (2017) Agricultural pesticide use and adverse birth outcomes in the San Joaquin Valley of California. Nature Communications Volume 8, Article 302 doi:10.1038/s41467-017-00349-2. http://www.nature.com/articles/s41467-017-00349-2

Plan européen sur les Protéines Végétales

Actuellement, l’union européenne importe plus de 90 % de ses besoins en protéines végétales, majoritairement sous forme de soja génétiquement modifié, car l’union européenne n’est pas auto-suffisante en soja. Ce soja importé est destiné à l’alimentation du bétail. Un paradoxe, puisque la culture d’OGM en Europe est interdite. De plus, cette situation augmente l’empreinte carbone, entraine des dommages irrémédiables sur la biodiversité dans les régions de culture intensive et impacte la sécurité alimentaire européenne.

Le plan européen sur les protéines végétales a pour objectif de valoriser les légumineuses à graines non OGM et les surfaces fourragères et en herbe. Leur richesse en protéines et leur propriété fixatrice de l’azote atmosphérique permettent de diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires et de promouvoir l’utilisation des protéines végétales.

Par de multiples mesures dont la rotation et les associations de cultures, ce plan a pour objectif d’orienter la nouvelle PAC post-2020 devant le parlement européen.

Source : http://www.consilium.europa.eu/fr/meetings/agrifish/2018/02/19/ (consulté le 24/05/2018)

Film Zéro Phyto 100% Bio

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Au cinéma depuis le 31 janvier 2018, « Zéro phyto 100 % Bio » fait le tour de la France. En association avec Générations Futures, Bio Consom’acteurs et Agir pour l’environnement, Guillaume Bodin a lancé ce projet dans le but de sensibiliser le public au zéro traitement par produits phytosanitaires de synthèse.

Ce documentaire met en avant plusieurs communes françaises qui n’ont pas attendu l’entrée en vigueur le 1er janvier 2017 de la loi Labbé interdisant l’utilisation de pesticides dans les espaces publics pour changer leurs pratiques. Il met aussi en avant les pionniers de la restauration collective biologique en lien avec leurs partenaires (associations, entreprises, agriculteurs, ingénieurs, artisans) qui contribuent à l’amélioration de la qualité des repas dans les collectivités.

Parmi ces communes, on y trouve Versailles, Miramas, Grande-Synthe, Langouët et Laurenan. Les différents intervenants issus de plusieurs corps de métier (administratifs, scientifiques, agriculteurs) expriment leurs démarches et les étapes qu’ils ont franchies pour atteindre leurs objectifs.

Cet outil pédagogique de sensibilisation transversale donne du sens aux programmes scolaires des collégiens et lycéens à travers des expériences concrètes et des témoignages. De plus, des documents en lien avec le film sont distribués pour la continuité de la démarche.

Après les 76 minutes de projection, un débat a lieu avec les spectateurs sur leurs impressions et ressentis, donnant lieu à un échange riche, constructif et humainement fort.

 

Sources :

https://www.dahu.bio/films/zero-phyto-100-bio/presentation (consulté le 11/05/2018)

BD numérique « Manger vers le futur »

Affiche Manger vers le Futur

Ana, Raman, Edgard et Inès, quatre jeunes amis nouvellement diplômés, décident de se retrouver autour d’un repas au moins une fois par an pour ne pas se perdre de vue. Aux travers des péripéties de ces quatre protagonistes de 2018 à 2050, cette BD numérique nous plonge dans le futur de l’alimentation avec toutes les questions que l’on peut se poser quant au changement climatique, à l’évolution des habitudes de consommation, aux sources protéiques alternatives, aux nouvelles technologies, aux politiques agricoles…

Partant de l’enjeu majeur de nourrir 9 milliards d’habitants en 2050, cette BD originale a pour but d’amener le lecteur à la réflexion et lui faire prendre conscience, sans conclusions moralisatrices ou stigmatisantes, des évolutions possibles de l’alimentation au travers d’un scénario fictif. Ainsi, pour une meilleure crédibilité scientifique, le contenu de ces aventures a été élaboré avec la collaboration d’experts de l’alimentation : sociologues, économistes, nutritionnistes…

Ce projet, soutenu par l’Institut Olga Triballat, est le fruit de l’initiative de la CHAIRE ANCA (Aliment Nutrition Comportement Alimentaire), chaire partenaire d’AgroParisTech. Ce feuilleton de 30 épisodes sera diffusé pendant 1 mois sur le réseau social Instagram (@mangerverslefutur) à partir du 1er Juin 2018.

Source : https://chaire-anca.org/manger-vers-le-futur/

Comment favoriser l’achat de fruits et légumes ?

Dans le Michigan, l’United States Farm Bill 2014 soutient le programme  « Double Up Food Bucks » afin d’encourager la consommation de fruits et légumes frais. Ce projet concerne les individus et familles à faibles revenus bénéficiaires du programme « Supplemental Nutrition Assistance Program ». Dès l’achat de fruits et légumes pour une somme de 10$, la personne reçoit une carte-cadeau d’une valeur de 10 $ pour acheter des fruits et légumes locaux. L’étude s’est déroulée pendant 9 mois dans un supermarché de Detroit, dont la fréquentation principale est hispanophone avec de faibles revenus. Elle a évalué les dépenses en fruits et légumes et les choix concernant les variétés.

Avant le programme, la consommation mensuelle en fruits et légumes était d’en moyenne 8.12$, indiquant une faible motivation et un barrage à l’achat des fruits et légumes. Durant les 9 mois, la majorité des clients ont acheté un fruit ou un légume et 18% en ont acheté tous les mois avec une variété moyenne de 2,19 fruits ou légumes et une fréquence moyenne d’achat de 2,7 fois par mois. Ce qui est faible comparé aux moyennes nationales américaines. Malgré la faible utilisation des cartes-cadeau du programme, l’équipe a constaté une augmentation du budget consacré aux fruits et légumes et de la variété des fruits et légumes. Cependant la persistance du programme sur le comportement d’achat nécessite une intervention plus longue. De plus, face à d’autres programme comme le « Healthy Incentives Pilot program », les résultats du « Double Up Food Bucks »  restent modestes car l’incitation financière est faible, l’action ne se cantonne qu’aux cultures du Michigan et l’éligibilité au programme semble être un frein. Mais les conclusions sont semblables aux autres programmes et restent favorables pour la consommation de fruits et légumes.

Source :

Steele-Adjognon M, Weatherspoon D (2017). Double Up Food Bucks program effects on SNAP recipients’ fruit and vegetable purchases. BMC Public Health ; 17 : 946. doi : 10.1186/s12889-017-4942-z. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5727931/

Améliorer sa consommation de légumes en ajustant sa portion alimentaire

Grâce à leur profil nutritionnel, les légumes présentent un certain nombre de bénéfices pour la santé (Boeing H., et al). Toutefois, l’engouement qui existe aujourd’hui pour la restauration rapide est associé à une moindre consommation de légumes, au profit de produits moins sains et plus caloriques.

C’est dans ce contexte qu’une enquête a été imaginée et réalisée au sein de différents restaurants. L’objectif était de déterminer si l’augmentation de la part de légumes dans les assiettes, associée à une moindre portion de viande, permettait néanmoins de maintenir un bon niveau de satisfaction du client. Les chercheurs ont ainsi doublé la portion de légumes dans les assiettes d’individus non avertis, tout en diminuant leur portion de viande de 12,5%. Des périodes témoin ont également été réalisées, avec des portions identiques à ce qui est habituellement pratiqué. Des questionnaires de satisfaction ont été distribués à la fin de chaque repas.

Les résultats révèlent une augmentation de 30% de la consommation de légumes lors des périodes d’intervention. À l’inverse, la consommation de viande a diminuée de 13%. Aucune différence significative n’a été observée quant à la satisfaction clients. En définitive, ces résultats suggèrent que les restaurants pourraient jouer un rôle majeur dans la promotion de choix alimentaires plus sains, en stimulant la consommation de légumes. Ceci semble d’autant plus important que la consommation actuelle de légumes par les pays occidentaux se révèle en dessous des recommandations.

Sources :

  • Reinders MJ, Huitink M, Dijkstra SC, Maaskant AJ, Heijnen J. Menu-engineering in restaurants – adapting portion sizes on plates to enhance vegetable consumption: a real-life experiment. The International Journal of Behavioral Nutrition And Physical Activity, volume 14, numéro 1, page 41. (2017). DOI: 10.1186/s12966-017-0496-9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28424081
  • Boeing H, Bechthold A, Bub A, Ellinger S, Haller D, Kroke A, Leschik-Bonnet E, Müller MJ, Oberritter H, Schulze M, Stehle P, Watzl B.  Critical review: vegetables and fruit in the prevention of chronic diseases. European Journal of Nutrition, volume 51, numéro 6, paes 637-63. (Septembre 2012). Doi: 10.1007/s00394-012-0380-y. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22684631