Tout savoir sur la santé durable

Planet-Score, le nouvel étiquetage environnemental national se met en place

Depuis le jeudi 4 novembre 2021, il est possible de voir cette étiquette en ligne puis dans les rayons de supermarché.

78% des Français considèrent qu’ils n’ont pas assez d’information sur l’empreinte écologique des produits qu’ils achètent, d’après le Ministère de l’Ecologie. Le Planet-Score a été proposé par l’ITAB (Institut de l’Agriculture et de l’Alimentation Biologique) avec la participation de plusieurs associations comme l’UFC Que choisir, pour laquelle 87% des 2500 adhérents interrogés seraient influencés par cette étiquette pour effectuer leurs achats.

Très semblable au Nutri-Score, il s’intéresse cette fois-ci à l’impact environnemental du produit en lui affectant une note allant de A à E, au regarde de trois critères : l’utilisation de pesticides, la protection de la biodiversité et l’impact sur le climat. Un indicateur de bien-être animal est aussi visible pour les produits concernés.

Pour le moment, les fabricants engagés ont plutôt des Planet-Score favorables. A force, les grands industriels vont aussi devoir agir car la « force du consommateur » a déjà fait ses preuves avec le label Nutri-Score, d’après le président de l’UFC Que choisir de Nancy.

Ce Planet-Score répond aussi aux exigences de le loi Résilience et climat dans laquelle un affichage environnemental est prévu dès 2022. La base de données Agribalyse ayant été proposée auparavant par L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie) se base sur la méthode de l’analyse du cycle de vie pour calculer l’impact environnemental du produit. Malheureusement, ce calcul est assez imparfait et ne prend en compte que les gaz à effets de serre. Le Planet-Score aurait, lui, des données plus précises et permettrait d’évaluer tout type de produit allant des produits végétaux aux produits animaux en passant par les produits transformés.

Actuellement, on compte environ 1000 produits vendus affichant le Plant-Score, venant des enseignes Biocoop, Lidl, Monoprix, La Vie Claire, Naturalia, Franprix, Naturéo et Greenweez. Les Planet-Score sont d’abord mis en ligne dans le e-commerce avant que les packagings soient imprimés et mis en rayon.

L'ITAB prend en compte la biodiversité dans son affichage environnemental  Planet-Score

Source photo : https://ingrebio.fr/2021/07/09/itab-prend-en-compte-biodiversite-proposition-affichage-environnemental-planet-score/

Comment la fermentation peut aider à résoudre la « crise des protéines »

Dans le contexte de transition alimentaire vers des protéines alternatives, la fermentation s’est révélée être une technologie clé grâce à son efficacité sur la conversion des protéines.

Elle est utilisée depuis des millénaires pour fabriquer divers produits allant de la bière au pain, mais aujourd’hui, la fermentation permet à une nouvelle génération d’ingrédients de faire son apparition pour aider à répondre à la demande croissante en protéines alternatives aux protéines animales. D’après les partisans de cette technologie, elle pourrait changer fondamentalement la manière dont les aliments sont produits de nous jours.

Tout d’abord, l’efficacité des ressources est un facteur important dans la transition alimentaire. Selon, Jim Laird, PDG de la société de fermentation de biomasse ENOUGH, l’efficacité des ressources est testée selon des principes fondamentaux d’entrée et sortie des ressources et de la façon dont cela se convertit en cout, main d’œuvre et capital : c’est-à-dire, l’efficacité avec laquelle les intrants (alimentation animale) sont convertis en protéines. La fermentation offre de meilleurs résultats que les alternatives compétitives des protéines animales : la vache est à 10 pour 1, les poulet 3 pour 1 et la fermentation 1 pour 1 : un kilogramme de matière première produit plus d’un kilogramme de protéines humides. Pour la fermentation de précision, l’histoire se répète : l’entreprise Formo, par exemple, utilise cette méthode pour fabriquer des protéines laitières, de la caséine et du lactosérum sans vache, pour en faire du fromage frais ou affiné.

Cela représente un grand atout pour le futur lorsque l’on voit l’impact écologique de la production laitière, entre les gaz à effets de serre produits, l’eau et les terres utilisées et la production d’aliments pour animaux. Les micro-organismes sont, en effet, beaucoup moins gourmands en ressources et en main d’œuvre que les vaches, pour une efficacité de conversion des protéines très largement supérieure.

Améliorer l’efficacité des ressources signifie aussi que l’on peut profiter des flux secondaires et déchets pour la production de protéines. La fermentation peut effectivement être utilisée sur des matières premières très variées comme la startup Arbiom qui utilise des résidus agricoles et forestier pour fabriquer des ingrédients protéiques destinés à la nutrition humaine. La fermentation permet donc d’apporter des ressources non alimentaires à la chaine alimentaire.

Concernant la fonctionnalité, la fermentation permet de développer des protéines offrant des fonctionnalités diverses, peut-être même davantage que leurs homologues conventionnels. De plus, la fermentation peut répondre au besoin de naturalité et moins de transformation des consommateurs. Enfin, les produits issus de la fermentation végétale apportent quelque chose en plus que les produits animaux protéinés : les fibres.

Bien que les protéines fermentées présentent de nombreux avantages pour la santé et l’écologie, il faut avant tout que la saveur soit au gout des consommateurs. Le goût, le prix et la durabilité seront des facteurs déterminants à l’achat de protéines fermentées pour le consommateur. Effectivement, la durabilité est devenue ces dernières années un critère très important pour les consommateurs. Bien qu’ils auraient surement des difficultés à concevoir la consommation de produits identiques aux produits laitiers mais « sans vache », leur envie concernant la durabilité de leur consommation prendrait surement le dessus. Le fait que la fermentation soit un processus naturel à l’origine et déjà utilisé pour certains produits est un atout considérable pour la confiance du consommateur.

Pour conclure, la fermentation allie fonctionnalité, rentabilité, durabilité et est abordable : c’est la prochaine étape logique de la transition alimentaire.

 

76 % des Français considèrent que nous ne sommes pas égaux en termes d’alimentation

2000 Français de 18 à 75 ans ont été interrogés par Ipsos sur leur rapport à l’alimentation, en septembre dernier. Avec les légumes comme point centrale du sondage, l’objectif était d’avoir une représentation de leur consommation et perception par les Français ainsi que les freins potentiels à cette consommation.

Tout d’abord, cette étude a permis de mettre en lumière les inégalités qui résident en matière d’attitudes et comportements alimentaire à plusieurs niveaux :

  • La catégorie sociale : de manière générale, les CSP+ accordent davantage d’importance à la richesse et variété de leur alimentation et à la consommation d’aliments sains et équilibrés que les CSP-
  • La génération : les personnes âgées de plus de 65 ans semblent consommer davantage de légumes quotidiennement que les générations suivantes
  • Le genre : les femmes font aussi davantage attention à la qualité de leur alimentation et sont visiblement plus nombreuses à consommer des légumes quotidiennement

Sur les 2000 français interrogés, 76% pensent que les français ne sont pas égaux en termes d’alimentation dont 52% qui pensent que ces inégalités se renforcent. Ces inégalités s’expliquent notamment par le pouvoir d’achat, d’après les sondés, mais aussi par la transmission familiale et les habitudes alimentaires prises dans l’enfance. En effet,  46% des interrogés font leurs courses quotidiennes à 10 euros près.

Les personnes interrogées considèrent les légumes comme indispensables pour être en bonne santé et comme la famille d’aliment la plus importante dans l’alimentation. Les freins à leur consommation sont à la fois financiers (perçus comme peu abordables) mais aussi gustatifs puisque près de trois quarts des sondés pensent qu’ils ne permettent pas de se faire vraiment plaisir.

La culture et l’éducation jouent un grand rôle dans nos habitudes alimentaires. Effectivement, les personnes ayant été habitués à manger des légumes dans leur enfance ont tendance à manger davantage de légumes que les autres. De plus, l’étude a aussi permis de montrer une corrélation entre la façon dont le repas est pris et la consommation de légumes : les personnes qui mangent devant les écrans sont aussi les personnes qui consomment le moins de légumes.

La soupe de légumes représente une solution face aux freins évoqués précédemment puisqu’elle est considérée comme délicieuse pour 89% d’entre eux, réconfortante et économique pour 87%. Pour la grande majorité, la soupe est une façon saine et variée de consommer des légumes. Plus de la moitié des Français optent cependant pour de la soupe toute faite.

 

Source : https://www.ipsos.com/fr-fr/76-des-francais-considerent-que-nous-ne-sommes-pas-egaux-en-termes-dalimentation?utm_medium=email&_hsmi=175958576&_hsenc=p2ANqtz-_Y_VokzuPzvtzgILa5k38rtpXJ9V3yLMlfLVh61SAcJCcN3LV0EC2lTETULik6W0Ez_HMbCm7CtjLPYgs5A2nGDvSz_zQRv9MuAgMj5Ay-Qye8jak&utm_content=175958576&utm_source=hs_email

Microalgues comestibles et leurs composés bioactifs dans la prévention et le traitement des altérations métaboliques

En raison de leurs propriétés fonctionnelles et nutritionnelles, la demande mondiale en algues marines et algues d’eau douce, ainsi que leurs produits dérivés, augmente de plus en plus. C’est pour des raisons nutritionnelles et environnementales que les microalgues (algues unicellulaires) constitueront l’un des aliments majeurs du futur.

Source de protéine de haute qualité et de molécules bioactives, elles ont un rôle à jouer dans les épidémies modernes d’obésité et de diabète.

Elles ont aussi une capacité de fixation du dioxyde de carbone et une utilisation minime de terres agricoles, qui peuvent contribuer de manière significative à la durabilité de l’alimentation du futur.

Différentes espèces sont aujourd’hui candidates à la consommation humaine telles que Chlorella, Spiruline (Arthrospira) et Tetraselmis ainsi que Isochrysis et Nannochloropsis.

La biomasse de Chlorella a notamment montré des effets antioxydants, antidiabétiques, immunomodulateurs, antihypertenseurs et antihyperlipidémiques chez l’homme et d’autres mammifères.

Le SMET, altérations métaboliques connues sous le nom de syndrome métabolique, est l’un des syndromes pour lesquels les composants des microalgues examinés peuvent être efficaces. D’abord, pour lutter contre le développement de la résistance à l’insuline, puis plus tard, quand la fonction des cellules pancréatique est déjà altérée. En fait, pendant ces deux stades, les composants actifs sont des piégeurs antioxydants et des médiateurs lipidiques anti-inflammatoires. Parmi ces composants : les caroténoïdes et les acides gras polyinsaturés oméga 3 (acide eicosapentaénoïque EPA/acide docosahexaénoïque DHA), les polysaccharides prébiotiques, les phénoliques, les peptides antihypertenseurs, plusieurs pigments tels que les phycobilines et la phycocyanine, et certaines vitamines, comme le folate.

Pour conclure, les microalgues représentent d’excellents aliments pour l’avenir pour plusieurs raisons. Avec leur source de protéines de haute qualité et les molécules bioactives évoquées précédemment, elles peuvent contribuer à la lutte mondiale contre l’obésité et le diabète, et de manière plus générale représenter un aliment à part entière. Enfin, leur incorporation à l’alimentation humaine ouvrirait de nouvelles portes vers une alimentation durable et davantage respectueuse de l’environnement.

 

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7916042/

Plus de protéines végétales dans l’assiette, pourquoi est-ce si difficile pour le consommateur ?

La transition vers des régimes sains et durables commence par le rééquilibrage de nos apports en protéines d’origine animale et végétale. Les recommandations nutritionnelles sont de 50/50 quand notre consommation actuelle, dans les pays occidentaux, est de 65/35.

Cela s’explique d’abord par la vision biaisée que l’on a des protéines, et les stéréotypes auxquelles on les associe. En effet, lorsqu’on pose la question à 40 mères de famille responsables des achats alimentaires de leur foyer, les protéines sont automatiquement corrélées à la viande, l’œuf et le poisson. Nous associons encore les protéines aux concepts de chair, corps et muscles. De plus, nous avons aussi une vision très genrée des protéines animales ou végétales, les protéines animales représentant davantage la force et la virilité et les protéines végétales, la légèreté et la féminité. C’est donc en partie pourquoi il est difficile pour le consommateur de concevoir la substitution des protéines animales en protéines végétales : car pour lui, elles ne sont pas équivalentes et ne peuvent se remplacer. Ensuite, les personnes interrogées seraient aussi freinées par le temps de préparation qu’implique la consommation de plats végétaux, alors qu’aujourd’hui il existe de nombreux plats à base de végétaux pour lesquels aucun temps de préparation supplémentaire n’est nécessaire. Enfin, les personnes interrogées pensent aussi que les plats à base de légumes secs et céréales seraient réservés aux régimes végétariens, végétaliens et vegan.

De plus, la viande est encore considérée comme « centrale » dans les repas des consommateurs. Lorsqu’on demande à des participants de composer un plat pour différentes occasions, ils commencent d’abord par choisir la viande pour ensuite compléter le repas avec des accompagnements végétaux, qui peuvent parfois même être des aliments riches en protéines végétales telles que les légumineuses. En fait, pour le consommateur, remplacer la viande par des végétaux riches en protéines reviendrait à remplacer un aliment central par un accompagnement.

Pour palier à ce manque d’information et ces stéréotypes, la communication et l’information semblent être la solution. Pour toucher le consommateur « lambda », il faudrait communiquer essentiellement sur les notions de goût, qui sont d’une importance primordiale pour le consommateur, plutôt que l’aspect fonctionnel et nutritionnel des protéines végétales. Les notions de protéines végétales sont en effet davantage évocatrices pour les professionnels du secteur et assez mal comprises par les consommateurs. Ensuite, le manque d’information sur certains légumes secs comparé aux connaissances que l’on a des produits animaux est aussi un facteur de frein pour les consommateurs. Ainsi, c’est au travers d’une connaissance et d’une communication avec une forte composante hédonique et un aspect pratique que les attitudes envers les légumes secs et les habitudes alimentaires pourront changer.

De manière générale, il est difficile pour un consommateur de changer ses habitudes alimentaires car cela lui impose davantage de réflexion que ses choix habituels et « automatiques ». Cela a aussi un coût hédonique (se passer du gout de la viande), pratique (préparation, lieu d’approvisionnement), et de temps de préparation.

Cependant, un comportement alimentaire peut changer par une « exposition répétée » et positive à un nouvel aliment. Un aliment proposé dans un contexte chaleureux et familier, tel que le café, sera plus facilement accepté, malgré son goût, qu’un aliment nouveau qui fera souvent l’objet de rejet.

On peut par exemple commencer par proposer des plats à base de protéines végétales dans les cantines pour enfant afin de les habituer à apprécier ces produits grâce à un environnement positif et un personnel formé.

 

Source : https://www.inrae.fr/actualites/proteines-vegetales-assiettes-consommateur

Vendredi 4 Février 2022

Vendredi 4 Février 2022 : 11 colloque annuel de la Chaire UNESCO

Ce colloque portera sur les boissons. Le programme n’étant pas encore disponible à l’heure actuelle, vous pouvez cliquer sur ce lien afin de suivre les mises à jour : lien.

L’Inde utilise les restes alimentaires pour faire de l’électricité verte

Depuis 2017, le quartier d’Ashok Meadows, à Pune en Inde, récupère les restes de nourriture pour alimenter un digesteur qui converti les déchets en biogaz. Le gaz produit est ensuite utilisé pour faire fonctionner les lampadaires du quartier la nuit et les lumières de plusieurs structures.

Des générateurs de biogaz comme celui utilisé dans le quartier d’Ashok Meadows fonctionnent actuellement dans plus de 75 endroits en Inde. Ils sont appelés « EnergyBin » et ont été développés par Xeon Waste Managers (XWM) et permettent à certaines communautés de transformer leurs déchets alimentaires en énergie renouvelable. Ils permettent aussi indirectement de désencombrer les décharges, de limiter l’accumulation de déchets dans les rues, les collectes de déchets municipales étant peu fiables, et donc de réduire la population d’insectes et animaux nuisibles ainsi que les mauvaises odeurs.

Chaque jour, des ramasseurs de déchets payés par la communauté mettent entre 550 et 600 kg de déchets alimentaires, produits par les 550 maisons du quartier et les structures communes, dans l’installation. En se décomposant, la matière organique produit un gaz inflammable composé essentiellement de dioxyde de carbone et de méthane. Le méthane est ensuite pressurisé et amené par un tuyau à un générateur d’électricité qui va brûler le gaz afin de le convertir en 50 kWh d’électricité par jour.

Ce système permet non seulement de produire de l’électricité à partir de déchets, mais il permet aussi de capturer des gaz à effets de serre qui auraient été libérés dans l’atmosphère si les déchets s’étaient décomposés dans les décharges, à l’air libre.

Cette innovation écologique en est d’autant économique puisqu’elle a permis aux résidents d’économiser non seulement les frais d’éclairage nocturne mais aussi les frais de ramassage des déchets par la municipalité. Dans certaines municipalités, les personnes qui traitent leurs déchets seules sont mêmes exemptées de la taxe sur les décharges publiques puisqu’elles n’y contribuent pas.

Avec toutes ces économies, le générateur de 31 000$ est entièrement rentabilisé en trois ans.

 

Source : https://www.globalcitizen.org/en/content/india-generates-electricity-from-food-waste/

Certaines variations génétiques seraient impliquées dans la préférence de nourriture grasse ou sucrée

Le surpoids et l’obésité sont des sujets primordiaux en santé humaine puisqu’ils concernent près de 2 milliards d’individus dans le monde dont environ 8,6 millions de Français qui sont en situation d’obésité. Et ces chiffres ne vont qu’en augmentant depuis de nombreuses années.

Les causes de l’obésité étant multiples, il n’existe aujourd’hui que très peu, voire aucune, solution pour remédier à ce problème de santé publique. De plus, peu de recherches ont été menées chez l’Homme pour identifier les signatures moléculaires qui expliqueraient la variabilité du comportement alimentaire selon les individus.

C’est pourquoi une nouvelle étude américaine menée par les chercheurs du Massachusetts General Hospital (MGH) et la Boston University School of Public Health (BUSPH) offre un nouvel espoir, en affirmant avoir identifié 26 régions génétiques ayant une potentielle influence sur la consommation alimentaire des individus.

Ces chercheurs ont d’abord commencé à identifier les régions du cerveau étant impliquées par les divers signaux qui impactent le comportement alimentaire et régulent l’équilibre énergétique du corps humain. Ils en ont conclu qu’une variation génétique pourrait développer un surpoids ou l’obésité par l’envoi de signaux correspondant à une faim extrême.

Une analyse génétique de 282 271 individus et l’examen de leur comportement alimentaire ont été effectués et 26 régions génétiques, enrichies en gènes exprimés dans le cerveau, ont été identifiées comme étant associées à une préférence accrue pour les aliments contenant plus de graisses, protéines ou glucides. Ensuite, des analyses informatiques ont mis en évidence des sous-types spécifiques de neurones spécialisés qui expliqueraient que certains individus préfèrent certains aliments ou des repas riche en protéines, graisses, glucides.

En plus de fournir de nouvelles pistes pour la prévention et le traitement de l’obésité et autres maladies métaboliques, ces résultats permettront aussi de mieux comprendre les différences individuelles de comportement alimentaire.

 

Chaire ANCA : « Les Tabliers engagés », sortie du programme de sensibilisation pour les apprentis aux métiers de bouche

La Chaire ANCA, que l’Institut Olga Triballat avait soutenue pour son projet de bande-dessinée « Manger vers le futur », contribue maintenant à un nouveau projet pédagogique : « Les tabliers engagés ». Focalisé sur l’alimentation saine et durable, ce programme tend à aider les futurs acteurs de la gastronomie responsable et durable à bien s’informer autour de ces sujets, opérer des changements concrets et répondre au mieux aux nouvelles attentes de la clientèle.

Coordonné par la Chaire ANCA, porté par le FFAS et co-construit avec des élèves et enseignants de l’école Ferrandi-Paris, le programme « Les tabliers engagés » est donc destiné aux futurs professionnels de la restauration. Il vise à les sensibiliser à une offre alimentaire plus durable en complétant et approfondissant les enseignements sur l’alimentation durable, dispensés au sein des cursus d’apprentissage aux métiers de bouche (CFA).

Composé de 6 vidéos pédagogiques, dont 2 vidéos questions réponses et 4 vidéos reportages, intégrées dans un kit pédagogique, cette formation est ludique et réalisée par des experts et professionnels du secteur. Elle permet de guider toute personne souhaitant sensibiliser à l’alimentation saine et durable par trois leviers d’exploration : mieux choisir ses matières premières, végétaliser son offre et lutter contre le gaspillage. D’autres ressources sont aussi proposées pour approfondir les enseignements dispensés.

Pour télécharger le kit pédagogique : cliquez ici

 

Sourcelien ici

La FAO lance l’Action mondiale liée à l’initiative « Un pays – Un produit prioritaire »

C’est dans l’objectif de stimuler des filières de produits agricoles spéciaux que la FAO lance aujourd’hui l’action mondiale pour le développement vert de ces produits « Un pays  un produit prioritaire ». L’objectif final de cette initiative est d’entamer un développement des systèmes agroalimentaires actuels vers des systèmes plus verts et plus durables.

Les produits agricoles spéciaux qui sont visés regroupent tous les types de produits agricoles reconnus (ou susceptibles d’être reconnus) comme des produits agricoles nationaux ou locaux symboliques, qui ne sont pas aussi développés que les cultures les plus courantes, tels que le blé, le maïs ou le soja. Vis-à-vis des échanges commerciaux et des marchés locaux, régionaux et mondiaux, leur intégration offre un potentiel considérable.

Les produits agricoles spéciaux sont liés à un patrimoine culturel et un territoire, et présentent les qualités et caractéristiques spécifiques qui y sont associées. Ils contribuent à la sécurité alimentaire, à une bonne alimentation, aux revenus des agriculteurs et à la croissance économique tout en protégeant l’environnement et la biodiversité.

La concrétisation du Programme de développement durable pourrait considérablement progresser, par la promotion des produits agricoles spéciaux, grâce à l’innovation et au développement vert, tout comme l’aide au développement des petits exploitants et des modèles de production de l’agriculture familiale.

Pour permettre une transition vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables, le projet a plusieurs axes d’amélioration. On y retrouve notamment une meilleure utilisation des systèmes de production, la diminution des pertes concernant le rendement des cultures et la biodiversité, le contrôle des pertes de nourriture, du gaspillage, et du mauvais usage des produits agrochimiques, et la favorisation des avantages agricoles intégrés.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1438086/icode/