Tout savoir sur la santé durable

Chaque goutte d’eau compte

La FAO a publié 2 rapports en août 2021, l’un sur le stress hydrique, le second sur l’efficience d’utilisation de l’eau, deux sujets d’importance cruciale dans le contexte du réchauffement climatique.

La quantité totale d’eau douce présente sur la planète est fixe et non modifiable et sa disponibilité est cruciale pour la production alimentaire. C’est pourquoi il est capital de répartir efficacement les ressources en eau. Les inondations et les sécheresses, la plus grande variabilité des précipitations et la hausse des températures nous montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents et perturbent l’approvisionnement en eau des systèmes de production agricole. Ils ont pour conséquence d’augmenter la concurrence entre les usagers de l’eau, qui est déjà accrue dans les zones de stress hydrique important.

Le rapport de la FAO sur le stress hydrique estime que l’agriculture irriguée et l’agriculture pluviale doivent mettre en place des systèmes de gestion de l’eau plus résistants aux chocs hydriques causés par le réchauffement climatique. En effet, le secteur agricole représente 70% des prélèvements d’eau douce à l’échelle mondiale et doit absolument favoriser une meilleure gestion de la demande en eau, pour permettre de s’adapter au changements climatiques grâce à des systèmes plus résilients.

De plus, dans les pays où le stress hydrique est élevé ou extrêmement élevé (qui abritent environ 10% de la population mondiale), les agriculteurs ne sont pas toujours égaux quant à l’accès à l’eau, ce qui implique de favoriser une gestion des ressources en eau durable, mais aussi inclusive.

Le rapport sur l’efficience d’utilisation de l’eau, quant à lui, souligne l’importance d’atteindre un équilibre entre sécurité alimentaire, utilisation durable de l’eau et croissance économique.

De 2015 à 2018, le secteur industriel se place en tête des secteurs ayant progressé sur l’efficience de l’utilisation de l’eau et a grandement participé à la hausse de 9% d’efficience qui a été observée au niveau mondial. Le secteur agricole a aussi permis une augmentation de 60% d’efficience pour 86 pays, entre 2006 et 2018.

De nombreux pays possèdent des zones soumises à un stress hydrique grave tels que l’Afrique du Sud, le Chili, la Chine, les Etats-Unis d’Amérique et le Mexique. Dans les zones urbaines, agricoles et industrielles, l’utilisation de l’eau est corrélée à l’accroissement démographique, au climat et aux pratiques d’irrigation. C’est pourquoi des crises liées à l’eau risquent de faire leur apparition d’ici à 2050 dans de grandes métropoles telles que Beijing (Pekin), Londres, Mumbai ou encore Tokyo.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1436938/icode/

Projets de structuration de filière : ARPEEGE fait le lien entre producteurs de végétaux et élevages dans le Grand Est

ARPEEGE (Autonomie en Ressources Protéiques et Energétiques des Elevages du Grand Est) est un PEI (Partenariat Européen à l’Innovation), lancé dans le cadre du Plan Protéine. Il associe 22 Partenaires menés par Hervé Festuot (chef de service de la Chambre d’agriculture des Ardennes et animateur de l’association Pôle Elevage Ardennes).

Ce projet, débuté en 2019 pour une durée de trois ans, vise à créer un lien entre producteurs de végétaux et élevages dans le Grand Est, dans le but de rendre les éleveurs moins dépendants aux importations et davantage complémentaires avec les producteurs de végétaux du Grand Est.

A l’heure actuelle, le Grand Est dispose déjà d’une autonomie protéique de 80%, qui pourrait atteindre les 112% sans les exportations, ce qui laisse donc une marge de progression assez importante.

Dans un premier temps, l’implantation d’une nouvelle source protéique permettrait de réduire la dépendance aux importations et de créer un lien entre éleveurs et producteurs. Par exemple, il est possible de produire 140 000 ha de soja dans le Grand Est, ce qui pourrait permettre de bâtir une nouvelle économie régionale autour de la culture du soja.

Dans un second temps, l’accès à des contrats-types entre éleveurs et producteurs, la création d’une table de correspondance de produits et de prix, et la mise en place d’une plateforme entre acheteurs et vendeurs, permettraient de trouver des producteurs de matières premières protéiques qui souhaiteraient mettre à disposition leurs cultures pour les élevages de la région, en contractualisant avec les éleveurs.

Ces différents axes d’amélioration visent à renforcer le lien entre les différents acteurs de l’autonomie protéique du Grand Est, et de la rendre ainsi plus efficace.

 

Source : https://www.terresunivia.fr/decouvrir-terres-univia/actualites/projets-de-structuration-de-filiere-arpeege-fait-le-lien-entre

L’agroécologie, une solution pour protéger les cultures et lutter contre les zoonoses

Les zoonoses virales sont des maladies ayant un impact à plusieurs échelles : les humains, les animaux et les écosystèmes. Elles peuvent être transmises par des insectes, des ravageurs nuisibles aux cultures ou leurs prédateurs.

Selon une étude publiée par des chercheurs du Cirad, l’agroécologie permettrait de réduire les risques d’émergence de zoonoses virales dans les cultures.

Pour établir ce constat, les chercheurs du Cirad ont analysé 300 articles scientifiques récents (moins de 10 ans). Ceux-ci indiquent que l’application des principes de l’agroécologie est bénéfique aux cultures, non seulement car cela permet de lutter contre les zoonoses mais aussi car cela améliore le bien-être animal, la biodiversité ainsi que la résilience aux changements climatiques.

La protection des cultures par l’application des principes de l’agroécologie passe par l’amélioration de la santé des sols et le développement de la biodiversité dans les parcelles cultivées et aux alentours. Mais aussi par une régulation naturelle des bioagresseurs des cultures et une favorisation des interactions entre les différentes communautés (microbiennes, animales et végétales).

Un exemple cité par Jean-Philippe Deguine, entomologiste au Cirad, pour lutter contre les ravageurs est de « promouvoir la lutte biologique par conservation en insérant des habitats favorables aux ennemis naturels de ces ravageurs ».

Grâce à ce genre d’actions, on peut réduire l’utilisation de pratiques conventionnelles comme les pesticides et les intrants qui, à terme, augmentent le risque d’émergence de virus.

Ce travail s’est concentré sur les zoonoses, mais les scientifiques ont pour hypothèse qu’ils pourraient tirer des conclusions similaires pour les maladies infectieuses et parasitaires.

 

Source : https://www.cirad.fr/espace-presse/communiques-de-presse/2021/protection-agroecologique-des-cultures-et-zoonoses-virales

Jeudi 27 – Vendredi 28 Janvier 2022

Du 27 au 28 Janvier 2022 : 4ème Symposium International sur la Nutrition (ISN ), à Lille

Organisé conjointement par la Société Française de Nutrition et la Nutrition Society (UK), ISN 2022 est l’occasion de présenter et débattre des questions liées aux politiques urbaines pour une nutrition et une santé durables avec des représentants du monde universitaire, des politiques, de l’industrie etc…

Pour en savoir plus : cliquez ici

Pour s’inscrire (inscription payante): cliquez ici

Agroécologie et permaculture : deux mots pour une même démarche ?

Agroécologie et permaculture sont deux termes qui sont souvent confondus. En effet, ce sont deux mouvements portant des valeurs et des objectifs communs ; cependant, ils présentent aussi des différences.

Leur point commun principal réside dans le fait de s’inspirer des milieux naturels et de leurs équilibres pour les recréer dans des zones de culture. Ces deux mouvements souhaitent développer une vision globale, équilibrée et durable afin de produire tout en respectant le vivant. Chacun possède un nombre varié de pratiques et techniques agricoles, certaines étant identiques et d’autres complémentaires.

L’agroécologie est une agriculture qui s’appuie sur les écosystèmes, elle s’efforce de produire de la nourriture en impactant le moins possible l’environnement. Les traitements phytosanitaires sont évités, le travail du sol est moindre, la gestion de l’eau est contrôlée. Le but est de travailler avec (et pas contre) la nature et les écosystèmes. L’agroécologie passe donc par redonner leur place aux animaux dans l’écosystème, instaurer un système de rotation des cultures ou encore favoriser les circuits courts et le commerce de proximité…

La permaculture signifie « culture de ce qui est permanent », il a été employé pour la première fois dans les années 70. Pour ce qui est de la dimension agricole, elle est plutôt similaire à celle de l’agroécologie. L’autonomie et l’autosuffisance y sont peut-être plus présentes, ainsi que la notion de design permacole, qui correspond au fait de schématiser un plan de jardin qui favorise les cultures permanentes.

Ces deux termes recouvrent donc deux concepts un peu différents, mais qui participent à une même démarche générale, dont le but est d’améliorer les conditions de vies des humains et non-humains dans leur environnement.

 

Source : https://www.carenews.com/terre-et-humanisme/news/permaculture-et-agroecologie-une-difference

Jusqu’au 19 Novembre 2021

Les 21 et 22 septembre 2022 se tiendront Les Conférences du salon La Terre est notre Métier

Un appel à projet est ouvert jusqu’au 19 novembre 2021 pour pouvoir présenter des résultats de recherche et d’expérimentations en Bio, valoriser des expériences et des initiatives de producteurs bio, promouvoir un développement cohérent et viable des filières bio, diffuser les savoir-faire acquis collectivement par les producteurs bio etc…, dans le cadre des conférences du salon La Terre est Notre Métier.

Téléchargez l’appel à projet : ici

Postulez à l’appel à projet : ici

 

Emissions de gaz à effets de serre : les systèmes alimentaires en sont à l’origine pour plus d’un tiers

Les émissions de gaz à effets de serre ont différentes provenances et les systèmes alimentaires y sont pour quelque chose, puisqu’on estime qu’ils en représentent environ 34%. Cela correspond à 18 milliards de tonnes de CO2 en 2015. Les systèmes alimentaires sont composés de différentes activités : la gestion des déchets, le conditionnement des produits, l’agriculture en général avec l’utilisation des terres.

Aujourd’hui, cette proportion régresse, car elle était à 44% en 1990, mais les émissions des systèmes alimentaires continuent tout de même d’augmenter en valeur absolue. Ce chiffre est plus élevé dans les pays en développement, mais il décroît avec le ralentissement de la déforestation et l’utilisation de la transformation et de la réfrigération des aliments, ce qui engendre une baisse de la perte des matières premières et du gaspillage.

Actuellement, les premiers postes d’émissions sont les filières de production situées en amont de la ferme, avec l’application des intrants notamment : ils représentent 39% du total des émissions. Viennent ensuite l’utilisation des terres avec 38% et enfin 29% pour la distribution, cette dernière pour qui l’importance croît et devrait continuer de le faire.

Un autre point est que l’intensité des émissions varie selon les produits et les étapes du cycle de vie : les bananes ont un impact sur les émissions au niveau du transport tandis que le vin et la bière ont un impact plus fort au moment du conditionnement.

Les émissions annuelles mondiales par habitant ont diminué d’un tiers environ et s’établissent actuellement à 2 tonnes de CO2. Cependant, ce chiffre ne représente pas l’empreinte du consommateur car celle-ci dépend des régimes alimentaires, entre autres.

Selon la base EDGAR-FOOD, qui comprend des données allant de 1990 à 2015, on peut connaître la chronologie et les évolutions des systèmes alimentaires et ainsi concevoir des mesures afin d’atténuer leur impact sur l’environnement de façon pérenne. Grâce à cette base de données, les changements à effectuer dans les habitudes de consommation pourront être mieux perçus.

 

Source : http://www.fao.org/news/story/fr/item/1379496/icode/

Jeudi 18 Novembre 2021

Le 18 Novembre 2021 de 9h à 17h30 : La « Viande…cellulaire » : Est-ce possible ? Est-ce bon ? Est-ce acceptable ?

Colloque de l’Académie d’agriculture de France et de l’Association Française de Zootechnie, en partenariat avec l’Académie vétérinaire de France et la Société Française de Nutrition.

En présentiel : séance ouverte à tous. Inscription par mél auprès de Claude ALLO (claude.allo@orange.fr)
Entrée limitée aux 60 premiers inscrits.
En visioconférence :
• Matinée : séance ouverte à tous.
•  Après-midi : séance réservée aux membres des sociétés organisatrices

Le programme : ici

Les liens pour inscription seront disponibles à compter du 15 octobre.

Une nouvelle sorte de biopesticide élaborée à partir de résidus de bière

Les pesticides chimiques utilisés dans l’agriculture actuelle sont très nocifs pour l’environnement mais aussi la santé humaine. Leur utilisation est de plus en plus limitée car des traces sont souvent retrouvées, dans les fruits et légumes notamment. 

Aujourd’hui, de plus en plus d’efforts sont mis en place pour limiter les quantités de produits chimiques appliqués aux plantes, mais aussi utiliser les déchets de l’industrie agricole afin de diminuer la quantité finale de déchets tout en leur trouvant une utilité. 

C’est pourquoi, au pays Basque, des chercheurs de l’Institut Basque Neiker Recherche et Développement ont décidé d’utiliser les sous-produits agricoles afin de prouver qu’une bio-désinfection du sol est possible. Ils ont combiné du tourteau de colza, du fumier de vache frais et également de la bagasse de bière, un résidu fibreux extrait des grains de bière. 

Ce mélange contient une forte teneur en azote qui favorise l’activité des microorganismes bénéfiques pour le sol. Ainsi, la matière organique se décompose et peut permettre d’éliminer les parasites endommageant les cultures. 

Après utilisation, ce biopesticide a montré une meilleure croissance des plantes ainsi qu’une disparition d’une grande partie des organismes nuisibles de la terre. Il présente donc un double avantage : il est à la fois un biopesticide mais aussi un engrais azoté naturel. 

Les chercheurs ont donc prouvé qu’à partir de produits biologiques naturels, la désinfection des sols agricoles mais aussi l’éradication de certains parasites et nématodes endommageant les cultures était plus que favorable. D’autres recherches sont nécessaires afin d’explorer divers traitements organiques potentiels, et ainsi mieux comprendre leurs actions dans le sol.  

 

Source : https://www.marseillenews.net/des-scientifiques-basques-elaborent-un-bio-pesticide-avec-des-residus-de-biere.html 

Vendredi 12 – Samedi 20 Novembre 2021

Du 12 au 20 Novembre 2021 : Semaine nationale de la dénutrition, partout en France

Dans le but d’apporter une information préventive et curative vis à vis de la dénutrition, un large panel de professionnels de la santé, du médico social mais aussi de la restauration, des collectivités locales, des organismes de protection sociale, etc. se rassemblent pour organiser ensemble des opérations de sensibilisation et communication dans tout le pays.

Programme des webinaires : ici

Pour plus d’informations : ici