Tout savoir sur la santé durable

Les microalgues : nouvelle source potentiel de nutriments

Les microalgues présentent un grand potentiel pour devenir une nouvelle source de nourriture, ayant un impact significatif sur les besoins mondiaux en denrées alimentaires et en aliments pour animaux. Car l’un des plus gros challenges de notre époque est le besoin de nourrir une population qui ne cesse d’augmenter avec des ressources qui sont limitéesActuellement, il y a encore 1 personne sur 9 dans le monde qui souffre de malnutrition et plus particulièrement de malnutrition protéino-énergétique. 

Utiliser des microalgues comme aliment durable et nutritif serait un énorme avantage pour la planète. Les algues représentent également une possibilité de développer une nouvelle culture, qui complèterait l’agriculture traditionnelle, et qui pourrait se traduire par un moyen plus efficace de répondre au besoin mondial en denrées alimentaires, et en aliments pour animaux. 

Les microalgues présentent plusieurs caractéristiques attrayantes pour une production durable à grande échelle, comme des rendements élevés de biomasse par unité de surface et une capacité à se cultiver sur des terres non arables en utilisant de l’eau non potable, voire de l’eau salée. Cependant, il y a certaines améliorations qui devront être faites avant que les microalgues deviennent une source de nourriture régulière. Les algues vont devoir subir une série d’améliorations pour développer leurs rendements de croissance et leur qualité nutritionnelle. Une clé de l’acceptation sociale peut résider dans l’attrait des algues en termes des caractéristiques organoleptiques, qui peuvent être essentielles pour amener les gens à consommer des produits composés d’algues, tout en prenant conscience des bénéfices nutritionnels des algues. 

Ce qui reste un défi est de présenter des algues que les gens veulent manger, tout en améliorant les processus de production afin que les microalgues puissent être économiquement viables en tant que denrée alimentaire humaine et animale. 

  

Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32194145/ 

Les épidémies acridiennes : comment les atténuer et comment affectent-elles la sécurité alimentaire ?

L’écologie et la biologie des criquets en font l’un des ravageurs les plus dévastateurs au monde et menacent la production agricole dans plus de 100 pays comme l’Ethiopie, le Kenya, l’Inde et le Pakistan. Ce fléau affecte fortement le secteur agricole, secteur fondamental dans les économies nationales de ces pays. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’épidémie acridienne de 2020 est la pire depuis 70 ans. Cela pourrait s’expliquer par le changement climatique qui s’intensifie, les ouragans de plus en plus fréquents et les pluies abondantes. 

Des techniques de lutte biologique telles que l‘utilisation de micro-organismes, d’insectes et d’oiseaux aident à réduire les épidémies tout en réduisant les impacts écosystémiques et agricoles. Les technologies vertes devraient remplacer les pesticides toxiques, mais ces technologies telles que la stimulation lumineuse et sonore nécessitent un développement technologique intégrant la télédétection et la modélisation, avant leur application à grande échelle. De même, le boisement des terres arables améliore les conditions climatiques locales, vers moins de précipitations et températures, tout en attirant simultanément un plus grand nombre d’oiseaux, augmentant ainsi la prédation acridienne. 

De plus, les criquets ont une teneur en protéines très élevée et constituent une excellente source de protéines. Ces insectes sont principalement utilisés pour répondre aux besoins nutritionnels et besoins en protéines des animaux d’élevage à grande échelle. Mais avec l’augmentation des populations humaines et une diminution des superficies cultivées, la production de viande est insuffisante et l’utilisation de criquets peut être une solution pour la sécurité alimentaire. En Afrique de l’Est, le taux de croissance des porcs a augmenté lorsqu’ils sont nourris avec des aliments mélangés contenant des criquets, les poulets nourris aux criquets ont un prix plus élevé que les poulets domestiques traditionnels ce qui représente une économie circulaire durable. En moyenne, seulement 2 kg de biomasse végétale sont nécessaires pour produire 1 kg de biomasse d’insectes, soit seulement 20% des besoins de la production de viande. Cela en fait donc une source de protéines beaucoup plus durable tout en réduisant l’utilisation d’insecticides et permettant de soutenir l’économie circulaireCela peut être également une source de protéines alternative pour la consommation humaine.  

Source:  https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0013935120309439

Quel lien la propagation de virus, la déforestation et le système alimentaire ont-ils en commun ?

Durant la pandémie actuelle, il y a eu de nombreux appels pour interdire la récolte et la vente de viande sauvage, afin d’éviter l’augmentation du risque de propagation de maladies zoonotiques. Même avant la pandémie de COVID-19, les agences internationales et le comité de la sécurité alimentaire mondiale étaient inquiets quant à la viabilité à long terme de notre système alimentaire. La pandémie actuelle a donc mis le doigt sur des lacunes dans notre gestion de l’environnement. Mais comment maintenir des régimes alimentaires diversifiés et nutritifs tout en maintenant la durabilité environnementale et la diversité des paysages ? Il y a donc un besoin urgent d’examiner notre système alimentaire mondial, pour identifier si celui-ci contribue à la destruction des forêts, à des pertes de biodiversité et à la mise en danger de la vie humaine. 

L’un des résultats négatifs de l’agriculture industrielle est la simplification extrême des systèmes écologiques (monoculture). Avec la déforestation induite par cette agriculture, nos écosystèmes forestiers perdent une partie de leur faune et flore et ils subissent une transformation permanente pour permettre des cultures de base (responsable d’un quart de la déforestation mondiale). L’impact environnemental de ces systèmes agricoles est grave. En effet, le secteur agricole est responsable de 30% des émissions de gaz à effet de serre, de l’érosion des sols, d’une utilisation d’eau excessive, d’une perte de pollinisateurs, de la pollution chimique. De plus, la déforestation a augmenté notre exposition aux maladies infectieuses (Ebola, paludisme, maladies zoonotiques). L’élevage d’animaux le long de forêt peut permettre aux agents pathogènes de muter et de devenir transmissibles aux humains de par la proximité des élevages et des animaux sauvages. Ainsi, les pertes de forêt et de biodiversité induisent une proximité plus grande des écosystèmes en réduisant la frontière entre eux et donc induit une augmentation du risque et de l’incidence des maladies infectieuses. 

Des solutions pour éviter de futures crises et permettre une sécurité alimentaire plus durable et saine seraient alors d’exploiter plus efficacement, la nature interconnectée de nos forêts et de nos systèmes alimentaires, et permettre une meilleure intégration des forêts et agroforêts à l’échelle du paysage plus large. 

Source : https://theconversation.com/how-our-food-choices-cut-into-forests-and-put-us-closer-to-viruses-144472 

L’intensification de la production de lait pourrait-elle permettre une réduction des charges environnementales ?

Le lait est l’une des denrées agricoles les plus produites au monde, puisqu’il représente respectivement 27 % et 10 % de la valeur ajoutée mondiale de l’élevage et de l’agriculture. Néanmoins, la production laitière est également responsable d’une grande partie des charges environnementales, notamment les émissions de gaz à effet de serre, les pertes de nutriments, de la consommation d’eau et de l’utilisation des terres. Les efforts visant à réduire les impacts environnementaux de l’élevage laitier se sont largement concentrés sur le fait d’améliorer l’intensité de la production laitière, notamment en produisant davantage de lait avec moins de vaches. Mais il ne faut pas se concentrer uniquement sur l’efficacité de production de lait, car cela ne permet qu’une approche unilatérale du problème d’amélioration de la durabilité environnementale des fermes laitières. Il faut également prendre en compte les systèmes alimentaires des ruminants en évitant l’importation d’aliment de l’étranger. Car, dans la production laitière intensive, les aliments importés représentent une importante empreinte outre-mer. En effet, des réductions des émissions nationales peuvent être obtenues de manière indésirable en déplaçant les émissions à l’étranger et les réductions des émissions sectorielles peuvent être déplacées vers d’autres secteurs ne ressoudant en rien le problème d’émission global.

L’étude de scénarii a révélé un compromis important entre le potentiel de réchauffement climatique* et l’occupation des terres agricoles : les exploitations moins axées sur le lait doivent donner la priorité à la réduction de l’occupation des terres (c’est-à-dire utiliser les terres plus efficacement), tandis que les fermes ciblées sur le lait doivent donner la priorité à la réduction des émissions de GES. Ainsi l’intensification de l’élevage laitier ne permet pas nécessairement une production de lait et de bœuf laitier plus durable sur le plan environnemental, en raison des importants compromis environnementaux. Cette constatation doit donc être prise en compte lors de l’évaluation des politiques environnementales au niveau national.

*Facteur de conversion qui permet de comparer l’influence des différents gaz à effet de serre sur le système climatique

 Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301479720309828?via%3Dihub

Face à la croissance démographique, il devient urgentissime de repenser la production alimentaire pour qu’elle soit durable

Les besoins alimentaires ne vont faire qu’augmenter avec la population mondiale, qui devrait atteindre les 9,7 milliards en 2050.  Mais comment nourrir la planète de manière durable et efficace ? C’est une question urgente qui va devenir de plus en plus critique dans les années à venir. De nos jours, les consommateurs ont l’embarras du choix concernant les aliments qu’ils consomment. Mais ont-ils conscience qu’ils font partie de la chaine énergivore reliant tous les secteurs du système alimentaire?    

Selon l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)les systèmes alimentaires consomment 30% de l’énergie disponible dans le monde, et dépendent aussi des combustibles fossiles. L’énergie est cruciale pour la production et la conservation de la nourriture (et permet de prévenir le gaspillage) par l’utilisation de systèmes de réfrigération et de refroidissement.  

Les préoccupations actuelles, concernant l’environnement et la préservation des ressources, nous poussent à faire des efforts pour changer le système alimentaire. C’est ainsi que des initiatives sont mises en place par la FAO, comme Energy Smart Food, qui souligne l’importance de développer des systèmes agroalimentaires économes en énergie, utilisant des énergies renouvelables, sobres en carbone et une écologisation* des chaines alimentaires. 

 *La notion d’écologisation désigne les processus par lesquels l’environnement est pris en compte dans les politiques publiques, dans les organisations, voire dans les pratiques professionnelles. 

Source :https://www.cnbc.com/2020/08/21/sustainable-food-production-becoming-critical-due-to-population-growth.html 

Le livre Blanc : deux scénarios pour l’évolution de nos habitudes de consommation à horizon 2050

En juillet 2020, Alcimed a publié un livre blanc qui propose une réflexion prospective abordant lévolution de notre alimentation à horizon 2050. Deux scénarios qui montrent les possibilités dévolution des habitudes de consommation sont exposés dans ce livre.  

La première repose sur un monde où les consommateurs guident leurs choix de vie, et notamment leur alimentation, par des considérations éthiques: limpact écologique et social sont les critères de choix principaux. Les consommateurs sengagent alors à acheter des produits alimentaires locaux et comportant peu dingrédients. Le bien-être animal est largement pris en compte, cest pourquoi les consommateurs ont diminué leur consommation de produits animaux, en adoptant par exemple un régime flexitarien ou végétalien. Par ailleurs, les progrès technologiques ont permis la création et la commercialisation de viande de synthèse, mais le prix reste élevé. Il est aussi possible dimprimer ses plats dans des lieux publics avec des imprimantes 3D. Pour faire ses courses, des applications et plateformes ont été créées sur lesquels les agriculteurs du coin proposent des produits frais, qui peuvent être livrés par des drones « zéro émission ». En somme, depuis la fin de lagriculture intensive en France, il est possible dinvestir dans les exploitations agricoles, ce qui aide les agriculteurs à mettre en place des démarches responsables. Enfin, à propos de la préparation des repas, le « fait-maison » sest intensifié, mais laide apportée par lassistant virtuel des nouvelles cuisines intelligentes nest pas négligeable.  

Dans le second scénariola santé et le bien-être priment sur le libre-arbitre: chaque citoyen surveille limpact santé de ce quil mange et peut être rappelé à lordre par le Gouvernement lorsquil ne le fait pas. Lorsque les citoyens atteignent un certain âge (8090 ans), le Gouvernement leur finance un examen danalyse nutrigénomique et finance lachat de biocapteurs indiquant les paramètres vitaux et physiologiques des personnes qui en bénéficient. Le but est que, grâce aux données récoltées, des listes de courses soient générées pour répondre précisément aux besoins des individus. Les produits alimentaires sont commercialisés dans des magasins virtuels certifiés par lEtat. On n’y trouve quasiment que des alicaments (soupe de légume enrichie en polyphénols). Les consommateurs possèdent des « Personal Shopper » paramétrés par un système dintelligence artificielle, qui leur indiquent vers quels produits ils doivent se tourner, dune part pour leur santé et dautre part pour sen tenir aux conseils prodigués par le Ministère, au risque dêtre sanctionné par une amende. Les produits sont ensuite livrés par drone. La santé étant devenue le pilier central de lalimentation, les consommateurs passent moins de temps à cuisiner et ce sont les bras robotisés des cuisines qui sen occupent. Après chaque repas, les biocapteurs des individus qui en possèdent sont mis à jour et les consommateurs peuvent obtenir des bons de réduction pour les prochaines couses sils ont correctement suivi les recommandations du Ministère.  

 

Source :https://www.alcimed.com/fr/livres-blancs/livre-blanc-alcimed-alimentation-2050/  

Que mangerons-nous en 2050 ?

Des travaux réalisés par des experts de l’Inserm et dinstituts partenaires ont permis de donner quelques réponses à la question centrale « Que mangerons-nous en 2050? ». Lalimentation est un facteur déterminant pour la santé des populations et pour la santé de la planète. Le réchauffement climatique planétaire et la croissance démographique font de lalimentation un enjeu majeur du XXIe siècle. Pour préserver la santé des populations tout en préservant au maximum la planète, il ny a quune seule solution: le changement des modes de production et des habitudes alimentaires. Notre alimentation devra rester diversifiée car la variété alimentaire est indispensable pour la santé. En revanche, nos assiettes devront être plus végétalisées, avec notamment plus de fibres, pour réduire les risques de maladies. Elles devront contenir plus de fruits et de légumes saisonniers, locaux, plus respectueux de lenvironnement, produits par exemple par un mode de production certifié biologique. Par ailleurs, dans loptique dune alimentation saine, certains produits alimentaires devront être limités, comme les produits gras, sucrés, salés et les aliments ultra transformés. La viande devra se faire plus rare dans nos assiettes, pour la préservation de la planète et pour la santé. Lévolution actuelle tend vers le régime flexitarien (base avec protéines végétales, et consommation occasionnelle de viande). Diminuer sa consommation de produits d’origine animale permettra de réduire la concurrence entre la production des aliments destinés aux humains et ceux destinés aux animaux délevage, et de ce fait permettra daugmenter la surface agricole produisant des aliments destinéà lalimentation humaine. Le gaspillage alimentaire devra également être réduit. Enfin, les « novel foods » (nouveaux aliments) feront partie des changements alimentaires, car elles sont des alternatives de qualité dun point de vue nutritionnel et dont la production libère moins de gaz à effet de serre.Certains insectes et certaines micro-algues sont déjà consommés dans certains pays. La viande in vitro, qui est produite par des cellules souches prélevées sur des animaux délevage et qui sont cultivées en laboratoire pour former un amas de cellule, pourrait également devenir une alternative. Lensemble de ces évolutions seront nécessaires pour aller vers une alimentation suffisante pour tous, plus saine, plus équilibrée et moins polluante.  

 Source : https://fr.calameo.com/read/005154450e360a49aa8bd  (pages 29 à 39)  

 

Newsletter n°10 – Des plus jeunes aux moins jeunes : l’Institut Olga Triballat soutient la formation du personnel encadrant sur la thématique de l’alimentation

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Newsletter en format PDF disponible ici : Newsletter-formation-personnel-alimentation-septembre2020-IOT

Chaque année, l’Institut Olga Triballat lance deux appels à projet dont un appel à projets destiné aux actions de terrain.

Pourquoi et pour qui ?

Faire évoluer les pratiques vers une alimentation équilibrée et responsable, de façon réaliste et concrète est la mission de cet appel à projets de terrain. L’appel s’adresse alors à des associations d’étudiants, de professionnels ou au grand public, qui souhaitent participer à la construction d’une alimentation propice à une santé durable pour l’Homme et sa planète.

En 2018, l’Institut a choisi de soutenir deux projets candidats qui ont comme point commun la proposition de formations, en lien avec la thématique alimentaire, pour des professionnels encadrants qui s’occupent des enfants ou des personnes âgées.

« Pour une alimentation durable dans le monde de la Petite Enfance » : un projet engagé qui implique les professionnels de la Petite Enfance

Label Vie est une association qui accompagne, labellise et fédère des lieux de vie dans leur démarche durable, dont les crèches avec le label Ecolo crèche développé pour le secteur de la Petite Enfance. L’association accompagne les crèches, les conseille et les forme sur différentes thématiques du développement durable et notamment sur l’alimentation durable.

Promouvoir le changement de pratiques en alimentation dans les lieux d’accueil de la Petite Enfance en faveur d’une alimentation plus saine et équilibrée des jeunes enfants, à travers la sensibilisation et la formation des professionnels pour la mise en place de nouveaux comportements alimentaires

Aujourd’hui, chacun a conscience de l’enjeu de l’alimentation aussi bien sur la santé des Hommes que sur l’environnement. Cependant, il y a encore « beaucoup de freins dans la Petite Enfance pour mettre en place une alimentation durable » nous explique Claire Grolleau, la présidente de l’association Label Vie. C’est pourquoi la démarche de l’association a un rôle clé dans la promotion d’une alimentation plus saine et durable. Dans le cadre du projet, l’association a sélectionné des crèches volontaires engagées dans la démarche, le volontariat étant « la première étape de la démarche de changement » ajoute Mme Grolleau. Le projet qui a débuté en septembre 2018 s’est décliné en 3 grandes actions.

Action 1: Des temps d’échanges ont d’abord été organisés avec des professionnels de terrain pour identifier les freins et besoins d’acquisitions de nouvelles compétences. « Alimentation durable en crèche », « du jardin à l’assiette », « HACCP écoresponsable » sont les trois formations qui ont été créées par la suite à destination des crèches.

Action 2: Des temps de sensibilisation de l’écosystème de la Petite Enfance par le biais d’intervention ont été menés en passant par des partenaires locaux (la CAF, la PMI, les associations locales, les crèches déjà engagées…). Les formations ont été conduites dans les crèches participantes au projet, par des professionnels qualifiés, salariés de l’association. Elles s’adressaient au directeur de l’établissement et au personnel en charge de la préparation des repas car la formation illustre « des changements stratégiques importants et c’est important que la direction soit au courant et que les personnes sur le terrain bénéficient de cette formation. La formation doit donner des notions conceptuelles comme l’impact de l’alimentation sur la santé mais elle doit aussi informer sur comment passer à une alimentation durable au niveau du budget » affirme Claire Grolleau.

Action 3: Par suite des deux premières actions, l’objectif était de communiquer sur ce sujet et inciter les professionnels et les parents à continuer dans cette voie d’alimentation durable, par l’envoi de mail et par l’invitation à des formations alimentaires. Un colloque a été organisé au Ministère de la Santé à Paris en présence d’experts de l’INRA, de Solagro, du monde associatif, de diététiciens, et d’agents gouvernementaux. Un total de 150 se sont réunis avec notamment le personnel des crèches engagées, des assistances maternelles ainsi que les familles.

Pour aller plus loin…

L’association a créé une formation à distance à destination des assistantes maternelles qui sera disponible sur une plateforme en ligne prochainement. Par ailleurs, Label Vie vise à digitaliser le projet, pour toucher les professionnels mais aussi les parents, les outils digitaux étant « des leviers certains pour permettre de toucher plus de monde ».

« Accompagner les séniors à manger mieux pour vieillir mieux » : un projet orienté vers la santé des personnes âgées

L’ADMR est un réseau associatif national de services à la personne comprenant les services et les soins aux séniors par le biais notamment du personnel aide-soignant et aide à domicile.

Former des aides-soignantes et des aides à domicile sur l’équilibre alimentaire, les apports nutritionnels spécifiques aux personnes âgées et la dénutrition ; assurer un suivi des diagnostics réalisés

Actions:

Formation délivrée par le collectif ReSanté-Vous à environ 20 salariés venant de plusieurs établissements qui s’occupe au quotidien de la préparation des repas pour les personnes âgées.

La formation s’est inscrite dans un projet global visant à « mettre en place des actions de prévention auprès des personnes âgées », nous explique Mme Souquet, assistante de direction à l’ADMR. Ce projet global comprend plusieurs formations à destination du personnel encadrant et en 2018 le thème de la dénutrition a été ajouté pour compléter l’offre, ce qui donne « un élan au travail quotidien du personnel » commente Mme Desaint Denis, responsable de l’association REGAL’ADMR.

Newsletter 10 frise

Cette formation a donné les connaissances nécessaires au personnel encadrant pour mieux appréhender l’alimentation des patients. À la suite de la formation, un questionnaire a été rempli par les patients permettant d’évaluer leur alimentation et cibler les risques et les orientations à prendre. Des diététiciens professionnels et animateurs culinaires sont intervenus auprès des encadrants pour leur donner davantage de clés et d’outils pour adapter l’alimentation de leurs patients en fonction des réponses aux questionnaires, et de mettre en place un suivi alimentaire de ces patients.

« Les personnes âgées ont une relation différente avec les aides à domicile. Les aides à domiciles aident à faire passer le message aux personnes âgées, le message passe mieux que le message d’un médecin », affirme Mme Souquet. Former le personnel encadrant est alors un bon vecteur pour s’assurer d’apporter les soins adaptés aux séniors.

Les chiffres 2019 du secteur Bio

L’Agence Bio a publié le 9 juillet 2020, un dossier de presse récapitulant les chiffres du secteur bio pour 2019. En ce qui concerne le marché bio en France, la part du bio dans les achats alimentaires des ménages en 2019 a été de 6,1% tandis que le marché a progressé de 1,4 milliards d’euros par rapport à 2018. À propos de la production du bio en France, la surface agricole conduite selon le mode biologique a doublé en l’espace de 5 ans (elle est passée à 2,3 millions d’hectares). Au global, 8,5% des surfaces agricoles françaises sont certifiées biologiques. Cette filière est répartie dans toutes les régions françaises, avec un taux de conversion des terres en agriculture biologique supérieur à 9% dans chacune des régions françaises. Le nombre d’emplois a augmenté de 15% par rapport à 2018. Ces chiffres confirment le dynamisme de la filière bio, marqué par une augmentation de la consommation, une augmentation de la production et davantage d’emplois créés. Au niveau structurel, les ventes de produits frais tels que les fruits et les légumes frais, la crèmerie, les viandes (en frais ou surgelé), représentent plus de la moitié du marché bio de détail. Les chiffres montrent d’une manière générale que les produits qui connaissent les plus fortes progressions sont principalement des produits transformés avec par exemple une progression de 31% pour les produits surgelés. Toutefois, le produit bio le plus consommé en France demeure l’œuf. À propos de la distribution, ce sont les enseignes de grande distribution qui sont les principaux moteurs de la vente des produits bio, elles enregistraient 55% des parts du marché en 2019. Ce phénomène s’explique par le développement des linéaires et des gammes bio tant en marque de distributeur qu’en marque nationale. Enfin, le taux d’importation des produits bio se stabilise (33%) au profit de la production française, ce qui s’explique par le renforcement de l’approvisionnement français pour répondre à la volonté des consommateurs qui veulent manger des produits locaux. De plus, le lancement de la banane antillaise Pointe d’Or en février dernier permet un meilleur approvisionnement national, la banane étant le premier fruit consommé bio.

Source:https://www.agencebio.org/wp-content/uploads/2020/07/DP-AGENCE-BIO-CHIFFRES-2019_def.pdf

One Health : un congrès digital pour la santé de la Terre, des Animaux et des Hommes

Le congrès One Health 2020, porté par Bleu Blanc Cœur et soutenu par Valorex et l’INRAE, s’est déroulé les mardis 23 juin, 30 juin et 7 juillet sous forme de 3 sessions diffusées en direct sur internet. Durant ces 3 émissions, différents intervenants ont pris la parole pour apporter des explications scientifiques ou des témoignages sur des sujets de nutrition, de santé, d’agriculture et d’environnement. De nombreux aspects ont été abordés comme la santé des sols, qui est nécessaire pour obtenir des aliments de qualité et donc pour améliorer la santé des animaux et Hommes qui s’en nourrissent. Les pratiques trop intensives appauvrissent les sols et, dans ces conditions, ces derniers endossent un rôle néfaste pour la planète car ils rejettent davantage de gaz à effet de serre. C’est pourquoi il est nécessaire de se questionner sur les modes de production actuels. Par ailleurs la santé des animaux a été abordée et en particulier les choix de production (labels écoresponsables) qui définissent la composition nutritionnelle du produit animal. Par exemple, si l’alimentation animale est enrichie en acides gras oméga 3, comme cela a été mis en place par Bleu Blanc Cœur, le produit animal consommé par l’Homme le sera aussi. Sur ce sujet, plusieurs intervenants ont évoqué des effets favorables des acides gras oméga 3 sur l’inflammation, ce qui leur confère un effet potentiellement protecteur vis-à-vis de certaines maladies. Certains intervenants recommandent également de rééquilibrer les assiettes, en augmentant les aliments d’origine végétale et diminuant ceux d’origine animale.  En outre, les intervenants se sont attardés sur la complémentarité entre l’approche nutritionnelle et l’approche médicamenteuse pour les animaux, en rappelant les risques d’une surexposition de nos organismes aux agents de défenses pharmacologiques, et la capacité de prévention des infections par de bonnes pratiques alimentaires. Enfin, les intervenants ont rappelé qu’il faudrait redonner confiance aux consommateurs dans leurs choix alimentaires. Pour conclure, il est primordial que les experts travaillent ensemble pour construire une chaîne alimentaire de qualité et qui respecte la santé de la Terre, des animaux et des Hommes, grâce aux mesures scientifiques et aux actions locales menées sur le terrain par les professionnels.

Source : https://www.bleu-blanc-coeur.org/